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Expatriation

Partir à l’étranger : ce que vous y gagnez vraiment, et ce qu’il faudra prouver.

Résidence fiscale, exit tax, contrats, immobilier resté en France : une expatriation se prépare avant le départ, pas après. Une arrivée en France aussi.

Terrasse ensoleillée face à la mer, symbole de l’expatriation

Trois outils pour commencer

Les règles

Quatre règles à connaître avant de partir.

Quand cesse‑t‑on d’être résident fiscal français ?

Il suffit de remplir un seul des critères de l’article 4 B du CGI pour rester résident. Partir ne suffit pas : aucun des 3 critères ne doit plus être rempli.

  • Votre foyer ou lieu de séjour principal en France
  • Votre activité professionnelle principale en France
  • Le centre de vos intérêts économiques en France

Exit tax : suis-je concerné ?

Oui si vous avez été résident fiscal français au moins 6 des 10 dernières années et que vos titres de sociétés valent plus de 800 000 €, ou représentent au moins 50 % des bénéfices d’une société.

31,4% en 2026
12,8 % d’impôt18,6 % de prélèvements sociaux
Article 167 bis du CGI. L’immobilier, l’assurance-vie et le PEA n’y entrent pas.

Que deviennent mes loyers en France ?

Ils restent imposés en France (article 197 A du CGI), sauf si votre taux moyen, calculé sur l’ensemble de vos revenus mondiaux, est plus bas.

20%taux minimum
30%au-delà d’un seuil revalorisé chaque année
S’y ajoutent les prélèvements sociaux : 7,5 % si vous êtes affilié à la sécurité sociale d’un pays de l’Espace économique européen ou de la Suisse, 17,2 % ailleurs.

Mon immobilier resté en France entre‑t‑il dans l’IFI ?

Oui, si votre patrimoine immobilier situé en France dépasse ce seuil au 1er janvier, net des dettes déductibles (article 964 du CGI).

1,3million d’eurosVos biens situés à l’étranger n’y entrent plus.
Les parts de SCPI et de sociétés qui détiennent de l’immobilier français y entrent aussi, à hauteur de la part immobilière.

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Où partez-vous ?

Venir ou revenir en France

Vous arrivez en France ?

Questions fréquentes

Ce qu’on nous demande avant un départ, ou une arrivée.

Quand cesse‑t‑on d’être résident fiscal français ?

Il suffit de remplir un seul des critères de l’article 4 B du CGI pour rester résident : avoir en France son foyer ou son lieu de séjour principal, y exercer son activité professionnelle principale, ou y avoir le centre de ses intérêts économiques. Partir ne suffit pas : aucun des 3 critères ne doit plus être rempli.

Quand deux pays vous considèrent chacun comme résident, la convention fiscale qui les lie tranche, par une série de critères successifs : foyer d’habitation permanent, centre des intérêts vitaux, séjour habituel, nationalité. En cas de contrôle, c’est pièces à l’appui que cela se démontre.

Exit tax : suis-je concerné ?

Oui si vous avez été résident fiscal français au moins 6 des 10 dernières années et que vos titres de sociétés valent plus de 800 000 €, ou représentent au moins 50 % des bénéfices d’une société : vos plus-values latentes sont imposées au départ (article 167 bis du CGI), au taux de 31,4 % en 2026, soit 12,8 % d’impôt et 18,6 % de prélèvements sociaux.

Cet impôt est mis en sursis de paiement : automatiquement vers l’Union européenne et les pays listés par l’administration, sur demande et avec garanties ailleurs. Il est dégrevé si vous détenez encore les titres 2 ans après le départ, 5 ans au-delà de 2,57 millions d’euros. L’immobilier, l’assurance-vie et le PEA n’y entrent pas.

Que deviennent mes loyers en France ?

Ils restent imposés en France (article 197 A du CGI) : à un taux minimum de 20 %, puis de 30 % au-delà d’un seuil revalorisé chaque année, sauf si votre taux moyen, calculé sur l’ensemble de vos revenus mondiaux, est plus bas.

S’y ajoutent les prélèvements sociaux : 7,5 % si vous êtes affilié à la sécurité sociale d’un pays de l’Espace économique européen ou de la Suisse, 17,2 % ailleurs. Le choix du pays de départ se lit donc aussi sur vos revenus restés en France.

Je m’installe en France : qu’est-ce qui change pour mon patrimoine ?

Dès la date d’installation, vos revenus du monde entier sont imposables en France (article 4 B du CGI), et à votre décès, vos biens du monde entier entrent dans les droits de succession, jusqu’à 45 % en ligne directe (article 750 ter du CGI).

L’IFI, lui, ne porte que sur vos biens immobiliers situés en France pendant 5 ans si vous n’avez pas été domicilié en France les 5 années précédentes (article 964 du CGI). Les donations aux enfants et les choix de loi se préparent avant l’arrivée.

Mon immobilier resté en France entre‑t‑il dans l’IFI ?

Oui. Non-résident, vous restez redevable de l’IFI si votre patrimoine immobilier situé en France dépasse 1,3 million d’euros au 1er janvier, net des dettes déductibles (article 964 du CGI). Vos biens situés à l’étranger n’y entrent plus.

Les parts de SCPI et de sociétés qui détiennent de l’immobilier français y entrent aussi, à hauteur de la part immobilière. Avant le départ, c’est souvent l’occasion de revoir la façon dont ces biens sont détenus.

Les preuves se rassemblent avant de partir, pendant qu’elles existent.

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