En résumé…

L’« article 83 », régime de retraite supplémentaire collectif à cotisations définies désormais transférable vers le PER d’entreprise obligatoire, finance la retraite d’une catégorie de salariés par des cotisations obligatoires partagées entre l’employeur et le salarié. Les cotisations sont déductibles du revenu imposable du salarié dans un plafond dédié, et déductibles du résultat pour l’entreprise. Pour un dirigeant assimilé salarié — président de SAS, gérant minoritaire de SARL — c’est un moyen de se constituer une retraite supplémentaire financée en partie par la société, avec un avantage fiscal à l’entrée.

  • Cotisations déductibles, du revenu imposable du salarié dans un plafond dédié
  • Part employeur déductible, du résultat et exonérée de charges hors forfait social
  • Levier dirigeant assimilé salarié, président de SAS ou gérant minoritaire de SARL

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Simulateur Article 83

Régime de retraite collectif à cotisations définies : projetez le capital constitué et l’avantage fiscal.

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0, 11, 30, 41 ou 45 %
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Résultats fournis à titre purement indicatif et pédagogique, sur la base des paramètres saisis et d’hypothèses simplifiées (fiscalité 2026, rendement constant, hors inflation). Ils ne constituent ni un conseil en investissement personnalisé, ni un conseil fiscal, ni une offre de souscription. Certains supports comportent un risque de perte en capital. Avant toute décision, rapprochez-vous d’un conseiller.

Pourquoi l’article 83 sert d’abord le dirigeant assimilé salarié

L’article 83 vise une catégorie objective de personnel — souvent les cadres, ou les dirigeants assimilés salariés. Une fois le régime mis en place, les cotisations deviennent obligatoires : elles sont partagées entre l’employeur et le salarié, déductibles du revenu imposable de ce dernier dans un plafond dédié, et déductibles du résultat pour l’entreprise. C’est ce caractère obligatoire et catégoriel qui le distingue d’une épargne volontaire.

Pour le dirigeant assimilé salarié — président de SAS, gérant minoritaire de SARL — l’intérêt est double. D’une part, il se constitue une retraite supplémentaire financée en partie par la société, via la cotisation patronale. D’autre part, la part qu’il verse lui-même est déductible de son revenu imposable, dans un plafond propre à ce type de régime. La société cofinance ainsi sa retraite, avec un avantage fiscal à l’entrée pour les deux parties.

Mais le dispositif est exigeant : il impose de définir une catégorie objective de bénéficiaires, de fixer un niveau de cotisation, et de respecter un formalisme social et comptable. Mal structuré, il peut être requalifié et perdre ses avantages. Sa mise en place relève d’un conseil en protection sociale et rémunération du dirigeant, pas d’une simple souscription.

Les 3 leviers que ce simulateur éclaire

Levier 1 : faire cofinancer sa retraite par la société

La cotisation patronale de l’article 83 est déductible du résultat de l’entreprise et exonérée de charges sociales classiques (hors forfait social). Pour le dirigeant assimilé salarié, c’est un moyen de transférer de la valeur de la société vers sa retraite personnelle, à un coût fiscal et social bien inférieur à celui d’un complément de salaire. Le calibrage de la cotisation patronale, dans le respect du caractère catégoriel et obligatoire, est ici déterminant.

Levier 2 : empiler les plafonds de déduction retraite

La part salariale de l’article 83 se déduit du revenu imposable dans un plafond dédié, qui s’articule avec ceux du PER individuel. Bien piloté, le dirigeant peut empiler les enveloppes — article 83 catégoriel et versements volontaires sur PER — pour maximiser la déduction globale. L’erreur classique est de traiter chaque dispositif isolément ; l’optimisation se joue dans l’articulation des plafonds, ce que les distributeurs présentent rarement.

Levier 3 : transférer vers le PER d’entreprise obligatoire au bon moment

Depuis la loi PACTE, les nouveaux régimes prennent la forme du PER d’entreprise obligatoire (PERO), qui reprend la logique de l’article 83 en ajoutant la possibilité d’une sortie en capital sur certains compartiments. Les anciens contrats article 83 peuvent y être transférés. Décider de transférer — et quand — peut débloquer une souplesse de sortie absente du contrat d’origine. C’est un arbitrage technique à cadrer avec un conseil.

Cas concret : Olivier, 49 ans, président de SAS dans le conseil à Paris

Olivier, président de SAS et donc assimilé salarié, met en place un article 83 pour la catégorie « dirigeants ». La cotisation totale annuelle est de 8 000 €, dont 5 000 € à la charge de la société et 3 000 € à la sienne. Il est à 41 % de tranche marginale. Voici l’effet à l’entrée :

IndicateurSans article 83Avec article 83Effet
Cotisation patronale (société)0 €≈ 5 000 €déductible du résultat
Cotisation salariale (Olivier)0 €≈ 3 000 €déductible de son IR
Économie d’impôt sur la part salariale0 €≈ 1 230 €+1 230 €/an
Retraite supplémentaire constituée/an0 €≈ 8 000 €+8 000 €/an

Chaque année, Olivier voit sa retraite supplémentaire alimentée de 8 000 €, dont 5 000 € financés par la société via une cotisation patronale déductible de son résultat. Sa propre part de 3 000 € lui fait économiser environ 1 230 € d’impôt à 41 % de tranche. La société cofinance ainsi sa retraite à un coût fiscal et social bien inférieur à celui d’un complément de salaire équivalent.

La leçon pour un dirigeant assimilé salarié : l’article 83 permet de faire porter une partie de l’effort retraite par la structure, avec un avantage fiscal à l’entrée pour les deux parties. Encore faut-il respecter le caractère catégoriel et obligatoire du régime, sous peine de requalification — et envisager, à terme, le transfert vers un PER d’entreprise obligatoire pour gagner en souplesse de sortie.

Un régime technique au service du dirigeant et des cadres

Ce simulateur estime le capital constitué et l’économie d’impôt sur la part déductible. Mais la structuration d’un article 83 — choix de la catégorie objective, niveau de cotisation, articulation avec les autres dispositifs de retraite et de rémunération, opportunité d’un transfert vers le PERO — relève d’un conseil spécialisé. Mal calibré, le régime perd ses avantages ; bien construit, il fait cofinancer la retraite du dirigeant par sa société.

Balmont Conseil est un cabinet de gestion de patrimoine objectif, membre de l’ANACOFI, sans lien capitalistique avec une banque ou un assureur. Cette objectivité nous permet de structurer le régime et de sélectionner le contrat sur l’ensemble du marché, en l’articulant avec votre rémunération globale, dans votre seul intérêt. Prenons rendez-vous pour concevoir votre régime de retraite supplémentaire de dirigeant.

Questions fréquentes

Qu’est-ce qu’un régime « à cotisations définies » ?

Dans un régime à cotisations définies comme l’article 83, on connaît à l’avance le montant des cotisations versées, mais pas le niveau de la rente finale, qui dépend de la performance des placements. C’est l’inverse de l’article 39 (retraite chapeau), à prestations définies, où c’est le niveau de la rente qui est garanti et l’entreprise qui supporte l’aléa financier.

Comment sont déduites les cotisations de l’article 83 ?

La part salariale est déductible du revenu imposable du salarié dans un plafond dédié, propre à ce type de régime, qui s’articule avec celui du PER individuel. La part patronale est déductible du résultat de l’entreprise et exonérée des charges sociales classiques, hors forfait social. Le caractère obligatoire et catégoriel du régime conditionne le bénéfice de ces avantages.

Un dirigeant peut-il en bénéficier ?

Oui, à condition d’être assimilé salarié — président ou directeur général de SAS, gérant minoritaire de SARL — et de relever d’une catégorie objective de personnel couverte par le régime. C’est précisément l’un des intérêts du dispositif : permettre au dirigeant de se constituer une retraite supplémentaire cofinancée par la société, avec un avantage fiscal à l’entrée.

Que devient l’article 83 avec la loi PACTE ?

Depuis la loi PACTE, les nouveaux régimes prennent la forme du PER d’entreprise obligatoire (PERO), qui reprend la logique de l’article 83 en y ajoutant la possibilité d’une sortie en capital sur certains compartiments. Les anciens contrats article 83 peuvent être transférés vers le PERO. La sortie de l’article 83 lui-même se fait principalement en rente viagère, avec capital possible sur la part volontaire.

Quelle différence entre Balmont Conseil et un conseiller bancaire ?

Balmont Conseil est un cabinet, membre de l’ANACOFI, sans lien capitalistique avec une banque ou un assureur. Nous structurons le régime, sélectionnons le contrat sur l’ensemble du marché et l’articulons avec votre rémunération globale de dirigeant. Un conseiller bancaire ou un agent d’assurance distribue le produit de son réseau ; nous concevons un dispositif sur mesure, en évitant les écueils de requalification, dans votre seul intérêt.

Résultats fournis à titre purement indicatif et pédagogique, sur la base des paramètres saisis et d’hypothèses simplifiées (fiscalité 2026, rendement constant, hors inflation). Ils ne constituent ni un conseil en investissement personnalisé, ni un conseil fiscal, ni une offre de souscription. Certains supports comportent un risque de perte en capital. Avant toute décision, rapprochez-vous d’un conseiller.