En résumé…
Le PER individuel est le seul placement où l’État cofinance votre épargne : chaque versement se déduit de votre revenu imposable, et l’économie d’impôt est d’autant plus forte que votre tranche marginale est élevée. À 41 % de TMI, 1 000 € versés ne vous coûtent réellement que 590 € — l’État finance les 410 € restants. Mais le PER n’a de sens que si l’on maîtrise le différentiel de tranche entre l’effort d’aujourd’hui et la sortie de demain. Le simulateur ci-dessous chiffre votre capital projeté et l’économie d’impôt cumulée.
- Déduction immédiate, 1 000 € versés à 41 % de TMI ne coûtent réellement que 590 €
- Capitalisation sans frottement, les gains ne sont jamais taxés tant qu’ils restent investis
- Tunnel à portes de sortie, déblocage possible pour l’achat de la résidence principale
Simulez votre PER individuel
Le simulateur calcule votre capital projeté et l’économie d’impôt cumulée selon votre tranche marginale. Vos données ne sont ni stockées ni transmises.
Simulateur de PER individuel
Projetez votre capital retraite et l’économie d’impôt immédiate de vos versements déductibles.
Résultats fournis à titre purement indicatif et pédagogique, sur la base des paramètres saisis et d’hypothèses simplifiées (fiscalité 2026, rendement constant, hors inflation). Ils ne constituent ni un conseil en investissement personnalisé, ni un conseil fiscal, ni une offre de souscription. Certains supports comportent un risque de perte en capital. Avant toute décision, rapprochez-vous d’un conseiller.
Pourquoi le PER n’est puissant que si votre tranche l’est
Le PER individuel repose sur un mécanisme simple mais souvent mal compris : il ne supprime pas l’impôt, il le décale dans le temps en pariant sur une baisse de votre tranche marginale. Vous déduisez aujourd’hui, à votre taux d’activité ; vous réintégrez demain, à votre taux de retraité — généralement plus bas. Tout l’avantage tient dans cet écart de tranche, et nulle part ailleurs.
C’est pourquoi le dispositif est conçu pour les hauts revenus. À 41 ou 45 % de tranche marginale, l’effet de levier à l’entrée est considérable et le pari sur le différentiel de tranche presque certain de payer. À l’inverse, pour une tranche de 0 ou 11 %, l’avantage à l’entrée est mince, le capital est immobilisé jusqu’à la retraite, et d’autres enveloppes — assurance-vie, PEA — offrent une liberté que le PER n’a pas.
L’erreur classique consiste à voir le PER comme un produit universel à souscrire « parce que c’est bien pour la retraite ». C’est faux : c’est un outil de pilotage fiscal, dont la pertinence dépend entièrement de votre tranche d’aujourd’hui, de votre tranche probable demain, et de la place qu’il occupe dans une allocation d’ensemble. Mal calibré, il fige de l’épargne pour un gain fiscal médiocre.
Les 3 leviers que ce simulateur révèle (et que votre banquier ne pilote pas)
Levier 1 : le différentiel de tranche, le vrai moteur du rendement fiscal
Déduire à 41 % et récupérer à 30 % : voilà le cœur de la performance du PER, bien plus que le rendement des supports. Sur la part correspondant aux versements déduits, la sortie est réintégrée à l’impôt sur le revenu ; les gains, eux, sont taxés au prélèvement forfaitaire de 30 %. Si votre tranche reste identique entre l’activité et la retraite, le gain net se résume à la capitalisation en franchise d’impôt — réel, mais bien moindre que ce que promet la déduction affichée. Le levier ne se déclenche pleinement que si votre tranche baisse à la retraite.
Levier 2 : le plafond de déduction reportable, l’angle mort des bonnes années
Vos versements se déduisent dans la limite de 10 % de vos revenus professionnels, avec un plancher et un plafond. Ce que peu d’épargnants exploitent : les plafonds non utilisés des trois années précédentes restent disponibles, et un couple marié ou pacsé peut mutualiser ses plafonds. Une année de bonus exceptionnel, de cession ou de revenu gonflé devient alors l’occasion d’un versement massivement déductible, en rattrapant plusieurs années de plafond. Sans ce pilotage, le plafond perdu l’est définitivement.
Levier 3 : la sortie fractionnée, pour ne pas se faire rattraper par sa propre déduction
Sortir tout son PER en capital la même année peut faire bondir votre revenu imposable et vous propulser dans une tranche supérieure — annulant une partie du gain obtenu à l’entrée. Le pilotage de la sortie, étalée sur plusieurs exercices et articulée avec vos autres revenus de retraite, conditionne le rendement fiscal réel du dispositif. C’est précisément le calcul que les distributeurs présentent rarement : ils valorisent l’économie à l’entrée, jamais la facture à la sortie.
Cas concret : Hélène, 48 ans, cadre dirigeante à Lyon
Hélène, à 41 % de tranche marginale, verse 5 000 € en initial puis 400 € par mois pendant 17 ans sur un PER en architecture ouverte visant 4 % net de frais de support. Voici ce que le simulateur projette à l’horizon retraite :
| Indicateur | Sans PER (placement taxé) | Avec PER déductible | Écart |
|---|---|---|---|
| Effort d’épargne cumulé | ≈ 86 600 € | ≈ 86 600 € | — |
| Économie d’impôt immédiate cumulée | 0 € | ≈ 35 500 € | +35 500 € |
| Coût réel de l’effort | ≈ 86 600 € | ≈ 51 100 € | −35 500 € |
| Capital projeté au terme | ≈ 122 000 € | ≈ 122 000 € | — |
À effort d’épargne identique, le PER permet à Hélène de financer son capital retraite avec 35 500 € de moins, l’État prenant en charge la différence via la déduction. Le capital constitué est le même ; c’est le coût réel pour y parvenir qui change radicalement. Encore faut-il que sa tranche baisse à la retraite : c’est le cas pour Hélène, dont les revenus de pension la ramèneront vraisemblablement à 30 %.
La leçon est nette : le PER n’a d’intérêt qu’à tranche élevée et à condition de piloter la sortie. Souscrit sans cette grille de lecture, il immobilise de l’épargne pour un gain fiscal incertain. C’est exactement ce diagnostic — votre tranche aujourd’hui, votre tranche demain — qui doit précéder toute souscription.
Le PER est un outil de pilotage, pas un réflexe
Ce simulateur donne un ordre de grandeur de l’économie d’impôt et du capital constitué. La vraie valeur se joue dans l’arbitrage : faut-il privilégier le PER, l’assurance-vie, le PEA ou un mix, selon votre tranche, votre horizon, votre besoin de liquidité et la structure de votre patrimoine ? Verser combien, quelles années, sous quelle enveloppe ? Sortir comment, et étalé sur combien d’exercices ?
Balmont Conseil est un cabinet de gestion de patrimoine objectif, membre de l’ANACOFI, sans lien capitalistique avec une banque. Cette objectivité nous permet de sélectionner le contrat PER sur l’ensemble du marché — frais maîtrisés, architecture ouverte — et de l’articuler avec le reste de votre patrimoine, sans intérêt à pousser un produit maison. Prenons rendez-vous pour déterminer si, et comment, le PER a sa place dans votre stratégie.
Questions fréquentes
Combien puis-je déduire chaque année sur mon PER ?
En tant que salarié ou assimilé, vos versements sont déductibles dans la limite de 10 % de vos revenus professionnels de l’année précédente, avec un plancher et un plafond annuels. Les plafonds non utilisés des trois dernières années restent disponibles, et un couple marié ou pacsé peut mutualiser ses plafonds. Bien exploité, ce report permet un versement massivement déductible une année de revenu exceptionnel.
Que se passe-t-il fiscalement à la sortie du PER ?
À la retraite, vous choisissez une sortie en capital, en rente, ou un mélange. La part correspondant aux versements que vous avez déduits est réintégrée à votre impôt sur le revenu ; les gains sont taxés au prélèvement forfaitaire de 30 %. Tout l’intérêt repose donc sur le différentiel de tranche : déduire à 41 % aujourd’hui et récupérer à une tranche plus basse demain. Étaler la sortie sur plusieurs années évite de remonter artificiellement votre tranche.
Le PER est-il intéressant si ma tranche est faible ?
Rarement. À 0 ou 11 % de tranche marginale, l’avantage à l’entrée est mince et ne compense pas l’immobilisation de votre épargne jusqu’à la retraite. Dans ce cas, l’assurance-vie ou le PEA — plus souples et fiscalement avantageux à leur manière — sont généralement préférables. Le PER prend tout son sens à partir de 30 %, et devient un levier puissant à 41 ou 45 %.
Puis-je récupérer mon argent avant la retraite ?
Le PER est une épargne tunnel, mais avec des portes de sortie. Le déblocage anticipé est possible pour l’achat de votre résidence principale, ainsi qu’en cas d’accident de la vie (invalidité, décès du conjoint, surendettement, fin de droits au chômage, liquidation judiciaire). Hors ces cas, les sommes restent bloquées jusqu’à votre départ en retraite.
Quelle différence entre Balmont Conseil et un conseiller bancaire ?
Balmont Conseil est un cabinet, membre de l’ANACOFI, sans lien capitalistique avec une banque. Nous sélectionnons le contrat PER sur l’ensemble du marché en fonction de ses frais et de son architecture, et nous l’intégrons à une stratégie d’ensemble. Un conseiller bancaire distribue le PER de son réseau et valorise l’économie à l’entrée ; nous calculons d’abord si le dispositif sert réellement votre intérêt, sortie comprise.
Résultats fournis à titre purement indicatif et pédagogique, sur la base des paramètres saisis et d’hypothèses simplifiées (fiscalité 2026, rendement constant, hors inflation). Ils ne constituent ni un conseil en investissement personnalisé, ni un conseil fiscal, ni une offre de souscription. Certains supports comportent un risque de perte en capital. Avant toute décision, rapprochez-vous d’un conseiller.