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Plan d’épargne retraite
PER individuel : chaque euro versé réduit votre impôt dès l’année suivante.
Vos versements se déduisent de votre revenu imposable, dans la limite de votre plafond. Voici les règles 2026, et ce qu’elles vous font gagner.
Ce que vous gagnez
10 000 € versés, selon votre tranche d’imposition.
| Tranche | Versement | Impôt économisé |
|---|---|---|
| 11 % | 10 000 € | 1 100 € |
| 30 % | 10 000 € | 3 000 € |
| 41 % | 10 000 € | 4 100 € |
| 45 % | 10 000 € | 4 500 € |
Dans la limite de votre plafond de déduction, indiqué sur votre avis d’impôt. L’économie apparaît sur l’impôt de l’année suivant le versement.
Loi de finances 2026
Ce qui change cette année.
Le plafond que vous n’utilisez pas une année se reporte désormais sur cinq ans, contre trois auparavant. La règle vaut pour les plafonds nés à partir de 2026 ; ceux de 2023 à 2025 gardent leur délai de trois ans. Le montant disponible figure chaque année sur votre avis d’impôt.
Depuis le 1er janvier 2026, un versement effectué à compter du 70e anniversaire ne se déduit plus du revenu imposable. La date qui compte est celle du versement, pas celle de l’ouverture du contrat. Verser reste possible : la somme n’est simplement plus déduite, et elle ne sera pas imposée à la sortie.
Comment il fonctionne
Trois compartiments, un seul contrat.
Les sommes que vous versez vous-même, ponctuellement ou chaque mois. Elles se déduisent de votre revenu, sauf si vous choisissez le contraire au moment du versement.
Intéressement, participation, abondement et jours de repos non pris, versés par l’entreprise. Ils entrent sans impôt sur le revenu.
Celles d’un ancien contrat « article 83 » ou d’un PER obligatoire d’entreprise. C’est le seul compartiment qui sort uniquement en rente.
La sortie
En capital, en rente, ou plus tôt.
Pour les versements déduits, la part correspondant aux versements est imposée au barème de l’impôt sur le revenu, et les gains au prélèvement forfaitaire de 31,4 % (12,8 % d’impôt et 18,6 % de prélèvements sociaux). Vous pouvez sortir en une fois ou en plusieurs.
La rente est imposée comme une pension de retraite, au barème après l’abattement de 10 %. Les prélèvements sociaux ne portent que sur une fraction de la rente, qui dépend de votre âge au premier versement.
L’épargne se débloque par anticipation pour l’achat de votre résidence principale (hors cotisations obligatoires), et en cas de décès du conjoint ou du partenaire de PACS, d’invalidité, de surendettement, de fin de droits au chômage ou de liquidation judiciaire (article L. 224-4 du Code monétaire et financier).
Questions fréquentes
Ce qu’on nous demande sur le PER.
Mon conjoint peut-il utiliser mon plafond ?
Oui, si vous êtes mariés ou pacsés. En cochant la case 6QR de la déclaration de revenus, vos deux plafonds s’additionnent : celui qui verse peut déduire au-delà de son propre plafond, dans la limite du plafond commun (article 163 quatervicies du CGI).
La mutualisation n’est jamais automatique : elle se demande chaque année.
J’ai un ancien PERP ou un contrat Madelin : faut-il le transférer ?
Pas toujours. Le transfert vers un PER donne accès à la sortie en capital et à une gestion plus large, mais certains anciens contrats garantissent une table de rente ou un taux qu’on ne retrouvera pas. On compare donc les deux avant de décider.
Le transfert est gratuit après cinq ans de détention ; avant, les frais sont plafonnés à 1 % de l’épargne transférée (article L. 224-40 du Code monétaire et financier).
PER ou assurance-vie : lequel alimenter en premier ?
Tout dépend de votre tranche d’imposition. 10 000 € versés dans une tranche à 41 % économisent 4 100 € d’impôt dès l’année suivante ; dans une tranche à 11 %, seulement 1 100 €. L’épargne est en revanche bloquée jusqu’à la retraite, hors déblocage anticipé, et imposée à la sortie.
À partir d’une tranche à 30 %, le PER passe souvent en premier ; en dessous, l’assurance-vie, qui reste disponible.
Que devient mon PER à mon décès ?
Pour un PER souscrit auprès d’un assureur, l’épargne revient aux bénéficiaires que vous avez désignés, hors succession. Si le décès survient avant 70 ans, chaque bénéficiaire reçoit 152 500 € sans droits (article 990 I du CGI) ; après 70 ans, les versements sont taxés au-delà de 30 500 € tous bénéficiaires confondus, les gains restant exonérés (article 757 B du CGI).