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Exit tax

Exit tax : la plus-value de vos titres est calculée le jour où vous partez.

En quittant la France avec un portefeuille important ou une participation dans une société, vous êtes imposé sur la plus-value que vous n’avez pas encore réalisée. L’impôt peut être suspendu, puis effacé, à condition de respecter un calendrier qui commence avant le départ.

800 000 €de titres, ou au moins 50 % des bénéfices d’une société, après 6 années de domicile en France sur les 10 dernières (article 167 bis du CGI).
90 joursavant un départ vers un pays sans sursis automatique, comme les Émirats ou la Suisse : la date limite pour demander le sursis, avec garanties et représentant fiscal.
2 ansde conservation des titres après le départ pour que l’impôt soit dégrevé ; 5 ans au-delà de 2,57 M€ de plus-values (notice 2074-ETD 2026).

Le calendrier

Avant, pendant, après le départ.

QuandCe qui se faitLe point à ne pas manquer
Avant le départValorisation des titres, calcul de la plus-value latenteVers un pays sans sursis automatique : la demande au moins 90 jours avant
L’année suivanteDéclaration 2074-ETD avec la déclaration de revenusLe sursis est automatique dans l’Union et vers les pays qui assistent la France au recouvrement
Chaque année du sursisDéclaration de suivi des titresUne vente des titres rend l’impôt correspondant exigible
Après 2 ou 5 ansDégrèvement de l’impôt sur la plus-value latenteLe retour en France avant cette date efface aussi l’impôt

Le dégrèvement ne vaut que pour l’impôt du départ : une plus-value réalisée ensuite peut être imposée dans votre pays de résidence, selon la convention fiscale.

Selon la destination

Sursis automatique, ou sur demande.

Sursis automatique

Aucune garantie, une simple déclaration : dans l’Union européenne, et vers les pays qui échangent les renseignements fiscaux et assistent la France au recouvrement, comme le Royaume-Uni, le Japon ou le Mexique (notice 2074-ETD 2026).

Sursis sur demande

Émirats, Suisse, Singapour, Thaïlande : le sursis se demande au moins 90 jours avant le départ, avec un représentant fiscal en France et des garanties sur le montant de l’impôt.

Sans demande

L’impôt est exigible : prélèvement forfaitaire de 12,8 % et prélèvements sociaux sur toute la plus-value latente, sans avoir rien vendu.

Questions fréquentes

Ce qu’on nous demande.

Quels titres entrent dans le calcul ?

Les actions et parts sociales, les droits sur les bénéfices et les valeurs mobilières, cotées ou non, détenus directement ou par le foyer, ainsi que les plus-values placées en report d’imposition. Le seuil de 800 000 € s’apprécie sur leur valeur globale (article 167 bis du CGI).

L’assurance-vie et le PEA sont-ils concernés ?

Non pour l’assurance-vie, qui n’est pas un portefeuille de titres détenus en direct. Le PEA est conservé depuis 2012 lors d’un départ, sauf vers un État ou territoire non coopératif, et ses gains d’un non-résident sortent du champ de l’impôt français.

Que se passe-t-il si je reviens en France ?

L’impôt en sursis est dégrevé si vous revenez avant la fin du délai de 2 ou 5 ans en ayant conservé les titres. Revenu après 5 ans d’absence pour un poste, vous pouvez aussi bénéficier du régime des impatriés pendant 8 ans.

Votre départ est daté ? On chiffre l’exit tax et on fixe le calendrier du sursis.