En résumé…

Le PERCO et son successeur, le PER d’entreprise collectif issu de la loi PACTE, sont l’équivalent retraite du PEE : ils accueillent votre épargne salariale, l’abondement de l’employeur — souvent plus généreux car il vise un horizon long — et vos jours de congés non pris. La fraction issue de l’épargne salariale et de l’abondement sort en exonération d’impôt sur le revenu ; seuls les prélèvements sociaux frappent les gains. Sortie possible en capital ou en rente. C’est l’un des moyens les plus efficaces de préparer sa retraite quand son entreprise dispose d’un bon accord d’épargne salariale.

  • Abondement long terme, exonéré d’IR et souvent plus élevé que sur le PEE
  • Sortie au choix, en capital ou en rente, contrairement à l’ancien PERCO
  • Triple alimentation, intéressement, participation et jours de CET non pris

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PEE : 8 % du PASS ≈ 3 768 €
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Résultats fournis à titre purement indicatif et pédagogique, sur la base des paramètres saisis et d’hypothèses simplifiées (fiscalité 2026, rendement constant, hors inflation). Ils ne constituent ni un conseil en investissement personnalisé, ni un conseil fiscal, ni une offre de souscription. Certains supports comportent un risque de perte en capital. Avant toute décision, rapprochez-vous d’un conseiller.

Pourquoi le PER collectif est l’arme retraite des salariés bien lotis

Le PER d’entreprise collectif combine deux logiques qui, séparées, n’ont pas la même force : la discipline d’une épargne retraite constituée jusqu’au départ, et la puissance de l’abondement employeur. Parce qu’il vise un horizon long, l’abondement y est souvent plus généreux que sur le PEE — l’employeur accepte d’abonder davantage une épargne qu’il sait immobilisée jusqu’à la retraite.

Sa force tient à ce qu’on y verse plutôt qu’à le percevoir. L’intéressement, la participation et les jours de CET non pris, dirigés vers le PER collectif, échappent à l’impôt sur le revenu et captent l’abondement, au lieu d’être encaissés et fiscalisés. Pour un salarié dont l’entreprise a négocié un bon accord, l’effet cumulé sur une carrière est considérable.

La réforme PACTE a levé le dernier frein de l’ancien PERCO : la sortie en capital est désormais possible, là où l’ancien dispositif privilégiait la rente. La fraction issue de l’épargne salariale et de l’abondement sort en exonération d’impôt sur le revenu — seuls les prélèvements sociaux pèsent sur les gains. Les versements volontaires déduits, eux, suivent le régime du PER individuel.

Les 3 leviers que ce simulateur met en évidence

Levier 1 : capter l’abondement majoré du long terme

Parce que le PER collectif immobilise l’épargne jusqu’à la retraite, l’employeur abonde souvent plus généreusement que sur le PEE. Saturer cet abondement est le premier réflexe : c’est un rendement garanti et exonéré d’IR, supérieur à tout placement de marché. Verser au moins jusqu’au plafond d’abondement du plan retraite, avant même d’alimenter d’autres enveloppes, maximise la part « argent gratuit » de votre épargne retraite.

Levier 2 : flécher l’intéressement, la participation et le CET dans le plan

Perçus, l’intéressement et la participation sont fiscalisés ; versés dans le PER collectif, ils en sont exonérés et déclenchent l’abondement. Les jours de congés non pris, logés dans un compte épargne-temps, peuvent eux aussi alimenter le plan. Diriger systématiquement ces flux vers le PER collectif plutôt que de les encaisser transforme des primes fiscalisées en épargne retraite défiscalisée et abondée — un arbitrage à reconduire chaque année.

Levier 3 : arbitrer capital ou rente selon le patrimoine global

Depuis PACTE, vous choisissez à la retraite entre capital, rente ou un mélange. Ce choix n’est pas anodin : la fraction issue de l’épargne salariale sort en exonération d’IR (gains soumis aux prélèvements sociaux), tandis que les versements volontaires déduits suivent le régime du PER individuel. Le bon arbitrage dépend de vos autres revenus de retraite, de votre besoin de liquidité et de votre objectif de transmission — un calcul à cadrer avant le départ, jamais dans l’urgence.

Cas concret : Nathalie, 50 ans, responsable commerciale dans une ETI à Lille

Nathalie dirige chaque année son intéressement et sa participation — environ 3 000 € — vers le PER collectif de son entreprise, qui abonde à 50 %. Sur 12 ans, à 4 % de rendement, voici l’effet de l’abondement seul :

IndicateurPrimes perçues et fiscaliséesPrimes versées au PER collectifÉcart
Versement annuel≈ 3 000 €≈ 3 000 €
Imposition à l’entrée (TMI 30 %)≈ 900 €/an0 €exonéré
Abondement employeur (50 %)0 €≈ 1 500 €/an+1 500 €/an
Capital constitué sur 12 ans≈ 25 400 € (net d’IR)≈ 55 800 €×2,2

En fléchant ses primes vers le PER collectif plutôt que de les percevoir, Nathalie évite l’impôt sur le revenu à l’entrée et capte chaque année 1 500 € d’abondement. Sur douze ans, son capital retraite atteint plus du double de ce qu’elle aurait conservé en encaissant et fiscalisant ses primes. À la sortie, la part issue de l’épargne salariale et de l’abondement sera exonérée d’impôt sur le revenu — seuls les prélèvements sociaux toucheront les gains.

La leçon : quand l’entreprise dispose d’un bon accord d’épargne salariale, percevoir ses primes plutôt que de les flécher dans le PER collectif est une erreur coûteuse. L’écart ne tient pas au rendement de marché, mais à l’exonération d’entrée et à l’abondement. Reste à arbitrer, le moment venu, entre sortie en capital et en rente — selon l’ensemble de la situation patrimoniale.

Verser plutôt que percevoir, puis arbitrer la sortie

Ce simulateur isole l’abondement employeur. Mais l’efficacité du PER collectif se joue dans l’ensemble : fléchage systématique de l’intéressement, de la participation et du CET, saturation de l’abondement, et surtout arbitrage capital/rente à la sortie, articulé avec vos autres revenus de retraite et votre objectif de transmission. C’est cette vision d’ensemble qui transforme un bon dispositif d’entreprise en stratégie retraite.

Balmont Conseil est un cabinet de gestion de patrimoine objectif, membre de l’ANACOFI, sans lien capitalistique avec une banque. Cette objectivité nous permet d’analyser votre dispositif d’entreprise tel qu’il est et de l’intégrer à votre stratégie retraite globale, sans intérêt à pousser un produit. Prenons rendez-vous pour optimiser votre épargne salariale et préparer l’arbitrage de votre sortie.

Questions fréquentes

Quelle différence entre le PERCO et le PER d’entreprise collectif ?

Le PER d’entreprise collectif, issu de la loi PACTE, est le successeur du PERCO. La différence majeure est la sortie : l’ancien PERCO privilégiait la rente, tandis que le PER collectif permet désormais de sortir en capital, en rente, ou un mélange. Les PERCO existants peuvent être transférés vers le nouveau dispositif. Les avantages — abondement exonéré d’IR, alimentation par l’épargne salariale — sont conservés et renforcés.

Comment est imposée la sortie du PER collectif ?

La fraction issue de l’épargne salariale et de l’abondement employeur sort en exonération d’impôt sur le revenu ; seuls les prélèvements sociaux s’appliquent sur les gains. En revanche, les versements volontaires que vous avez déduits suivent le régime du PER individuel : ils sont réintégrés à l’impôt sur le revenu, et les gains correspondants taxés au prélèvement forfaitaire. La distinction est essentielle pour arbitrer la sortie.

Qu’est-ce que je peux verser sur un PER collectif ?

Le PER collectif est alimenté par votre intéressement, votre participation, vos jours de congés non pris logés dans un compte épargne-temps, l’abondement de l’employeur, et vos versements volontaires. Diriger l’intéressement et la participation vers le plan, plutôt que de les percevoir, permet d’éviter l’impôt sur le revenu sur ces sommes tout en captant l’abondement.

Faut-il sortir en capital ou en rente à la retraite ?

Il n’y a pas de réponse universelle. La sortie en capital offre de la liquidité et de la souplesse de transmission ; la rente garantit un revenu à vie mais s’éteint généralement au décès. Le bon arbitrage dépend de vos autres revenus de retraite, de votre besoin de liquidité, de votre espérance de vie et de votre objectif patrimonial. C’est une décision à cadrer avec un conseil avant le départ, jamais dans la précipitation.

Quelle différence entre Balmont Conseil et un conseiller bancaire ?

Balmont Conseil est un cabinet, membre de l’ANACOFI, sans lien capitalistique avec une banque. Nous analysons votre dispositif d’entreprise et l’intégrons à votre stratégie retraite globale, en toute objectivité. Un conseiller bancaire raisonne par produit de son réseau ; nous raisonnons par optimisation d’ensemble — fléchage des primes, saturation de l’abondement, arbitrage de la sortie — dans votre seul intérêt.

Résultats fournis à titre purement indicatif et pédagogique, sur la base des paramètres saisis et d’hypothèses simplifiées (fiscalité 2026, rendement constant, hors inflation). Ils ne constituent ni un conseil en investissement personnalisé, ni un conseil fiscal, ni une offre de souscription. Certains supports comportent un risque de perte en capital. Avant toute décision, rapprochez-vous d’un conseiller.