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Placements assurantiels

Assurance-vie, capitalisation, PER : la même enveloppe, trois usages différents.

Les trois sont tenus par un assureur et investis sur les mêmes supports. Ce qui les sépare, c’est le moment où vous pouvez retirer, l’impôt à la sortie et ce que reçoivent vos proches. Voici les règles 2026.

17,2 %de prélèvements sociaux sur les gains, maintenus pour l’assurance-vie et la capitalisation en 2026, quand les autres revenus du capital passent à 18,6 % (LFSS 2026).
8 ansaprès la date d’ouverture, les rachats bénéficient d’un abattement de 4 600 € par an, 9 200 € pour un couple (article 125-0 A du CGI).
70 000 €garantis par assuré et par assureur par le Fonds de garantie des assurances de personnes (FGAP), si l’assureur fait défaut.

Trois enveloppes

Ce que chacune sait faire mieux que les deux autres.

L’assurance-vie

Disponible à tout moment, elle se transmet hors succession au bénéficiaire que vous désignez : 152 500 € sans droits par bénéficiaire pour les versements faits avant 70 ans (article 990 I du CGI).

Le contrat de capitalisation

Même fiscalité des rachats, mais il n’est pas dénoué au décès : il entre dans la succession avec son ancienneté, se donne de votre vivant, et peut être souscrit par une société.

Le PER assurantiel

Les versements sont déduits de votre revenu imposable ; l’épargne attend la retraite, sauf achat de la résidence principale ou accident de la vie. Au décès, il suit les règles de l’assurance-vie.

Côte à côte

Disponibilité, impôt, décès : les différences qui décident.

Assurance-vieCapitalisationPER assurantiel
RetirerÀ tout momentÀ tout momentÀ la retraite, sauf cas de déblocage
À l’entréePas d’avantagePas d’avantageVersement déduit du revenu, jusqu’à 37 680 € pour un salarié en 2026
Gains retirés après 8 ans4 600 € / 9 200 € d’abattement, puis 7,5 % (12,8 % au-delà de 150 000 € de primes) + 17,2 %Mêmes règlesVersements imposés au barème, gains au prélèvement forfaitaire
Au décèsHors succession : 152 500 € par bénéficiaire (990 I), 30 500 € après 70 ans (757 B)Dans la succession, sans être dénoué : l’ancienneté reste acquiseRègles de l’assurance-vie, selon l’âge au décès
SouscripteurUne personneUne personne ou une sociétéUne personne

Une sortie du PER en capital à la retraite : la part issue des versements déduits est imposée au barème de l’impôt sur le revenu, la part des gains au prélèvement forfaitaire de 12,8 %, plus les prélèvements sociaux.

Les supports

Fonds en euros et unités de compte, dans les trois enveloppes.

Le fonds en euros

Le capital est garanti par l’assureur et les intérêts acquis chaque année le restent. Son rendement dépend de l’assureur : c’est un des premiers écarts qu’on mesure entre deux contrats.

Les unités de compte

Actions, obligations, SCPI, private equity, fonds datés : la valeur suit celle des supports. Leur nombre et leurs frais varient beaucoup d’un contrat à l’autre.

La gestion

Libre, pilotée ou sous mandat : qui décide des arbitrages, et à quel coût. Les arbitrages internes au contrat ne déclenchent aucun impôt.

Questions fréquentes

Ce qu’on nous demande.

Assurance-vie ou contrat de capitalisation : lequel ouvrir ?

Pour transmettre à des bénéficiaires choisis, l’assurance-vie, qui sort de la succession dans les limites des articles 990 I et 757 B du CGI. Pour transmettre à vos enfants de votre vivant ou garder l’ancienneté du contrat après votre décès, la capitalisation : on peut en donner la nue-propriété et garder l’usufruit.

Les deux se combinent souvent : la capitalisation complète l’assurance-vie une fois les 152 500 € par bénéficiaire utilisés.

Ma société peut-elle placer sa trésorerie dans une assurance-vie ?

Non, l’assurance-vie est réservée aux personnes physiques. Une société souscrit un contrat de capitalisation. Pour une société à l’impôt sur les sociétés, un revenu forfaitaire est imposé chaque année sur le contrat (article 238 septies E du CGI) : on le compare avec les autres placements de trésorerie avant d’ouvrir.

Mon contrat est ancien et coûteux : puis-je le transférer sans perdre son ancienneté ?

Vers un nouveau contrat du même assureur, oui : l’ancienneté fiscale est conservée (loi PACTE du 22 mai 2019). Vers un autre assureur, il faut racheter et réinvestir, ce qui fait repartir le délai de 8 ans. La radiographie de vos contrats chiffre d’abord ce que coûtent leurs frais.

Je vis à l’étranger : puis-je garder mes contrats français ?

Oui, et souvent en continuer les versements. L’impôt sur les rachats et la transmission dépendent alors de votre pays de résidence et de la convention fiscale qu’il a signée avec la France : nos 42 fiches pays les donnent destination par destination.

Déposez vos relevés : on vous dit ce que chaque contrat vous coûte, et lequel garder.