En résumé…

L’« article 82 » est un contrat de retraite à cotisations définies financé par l’entreprise au profit de salariés ou de dirigeants. Sa singularité : les cotisations patronales sont imposables à l’entrée comme un complément de salaire — pas de déduction —, mais en contrepartie le capital reste disponible, non bloqué jusqu’à la retraite, et il se transmet. C’est un outil souple de rémunération différée, qui troque l’avantage fiscal immédiat contre la liberté. On l’utilise pour fidéliser un cadre dirigeant à qui l’on veut offrir une épargne liquide, ou pour compléter un dispositif tunnelé par une poche disponible.

  • Capital disponible, non tunnelé, contrairement au PER ou à l’article 83
  • Cotisations imposables à l’entrée, comme un salaire, mais gains capitalisés
  • Transmissible, le contrat peut bénéficier aux ayants droit du titulaire

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Simulateur Article 82

Contrat de retraite « sursalaire » à cotisations définies : projetez le capital constitué, disponible et transmissible.

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Résultats fournis à titre purement indicatif et pédagogique, sur la base des paramètres saisis et d’hypothèses simplifiées (fiscalité 2026, rendement constant, hors inflation). Ils ne constituent ni un conseil en investissement personnalisé, ni un conseil fiscal, ni une offre de souscription. Certains supports comportent un risque de perte en capital. Avant toute décision, rapprochez-vous d’un conseiller.

Pourquoi l’article 82 troque l’avantage fiscal contre la liberté

La plupart des dispositifs de retraite d’entreprise reposent sur un marché implicite : un avantage fiscal à l’entrée contre une immobilisation de l’épargne jusqu’à la retraite. L’article 82 inverse ce marché. Il ne donne aucune déduction — la cotisation patronale est traitée comme un sursalaire, imposable à l’entrée comme un complément de rémunération. En échange, il offre ce que les régimes tunnelés refusent : la disponibilité.

Cette liberté change tout pour certains profils. Le capital n’est pas bloqué jusqu’à la retraite : il peut être récupéré quand le titulaire le souhaite, et il se transmet aux ayants droit. Pour un cadre dirigeant qui veut une épargne souple plutôt qu’une rente lointaine, ou pour un patrimoine déjà saturé de dispositifs tunnelés, cette poche liquide a une valeur réelle.

L’article 82 s’utilise donc moins comme un outil de défiscalisation que comme un instrument de rémunération différée et de fidélisation. Une entreprise peut s’en servir pour récompenser un dirigeant ou un cadre clé, en lui offrant une épargne disponible et transmissible — un complément, et non un substitut, aux dispositifs à avantage fiscal.

Les 3 leviers que ce simulateur permet de penser

Levier 1 : la disponibilité comme valeur en soi

Contrairement au PER ou à l’article 83, le capital de l’article 82 n’est pas bloqué jusqu’à la retraite. Pour un dirigeant dont l’horizon est incertain — cession à venir, projet personnel, besoin de liquidité — cette souplesse vaut souvent davantage que l’avantage fiscal d’un dispositif tunnelé. L’article 82 est la poche liquide d’une stratégie retraite, à dimensionner en regard des enveloppes immobilisées par ailleurs.

Levier 2 : compléter, pas remplacer, les dispositifs déductibles

L’article 82 prend tout son sens en complément. Un dirigeant qui a déjà saturé ses plafonds de déduction — PER individuel, article 83 — et veut continuer à se constituer une épargne via la société peut utiliser l’article 82 pour la part qui ne bénéficierait plus d’avantage à l’entrée. Il échange alors un avantage fiscal qu’il a déjà épuisé contre une liberté qu’il n’avait pas. C’est un arbitrage d’allocation, pas un choix par défaut.

Levier 3 : la transmission, angle rarement exploité

Le contrat article 82 peut bénéficier aux ayants droit du titulaire : c’est un véhicule de transmission, en plus d’être une épargne disponible. Pour un dirigeant qui pense déjà à organiser la transmission de son patrimoine, cette caractéristique mérite d’être intégrée à la réflexion globale — clause bénéficiaire, articulation avec l’assurance-vie, objectif successoral. Un angle que la présentation commerciale standard néglige presque toujours.

Cas concret : Florence, 53 ans, directrice générale salariée à Aix-en-Provence

Florence, directrice générale assimilée salariée, bénéficie d’un article 82 financé par sa société : 300 € de cotisation mensuelle, sur 12 ans, à 4 % de rendement net de frais. La cotisation est imposable à l’entrée, mais le capital reste disponible. Voici la projection :

IndicateurArticle 82 (disponible)Dispositif tunnelé équivalentDifférence
Cotisation cumulée sur 12 ans≈ 43 200 €≈ 43 200 €
Avantage fiscal à l’entréeaucun (imposé comme salaire)déduction selon TMI
Capital projeté au terme≈ 55 000 €≈ 55 000 €
Disponibilité du capitalà tout momentbloqué jusqu’à la retraite+ liberté

Florence renonce à l’avantage fiscal à l’entrée — sa cotisation est imposée comme un complément de salaire — mais gagne une liberté que ni le PER ni l’article 83 n’offrent : son capital d’environ 55 000 € reste disponible à tout moment, et transmissible. Pour une dirigeante dont l’horizon professionnel est mouvant et qui a déjà saturé ses enveloppes déductibles, cette poche liquide a une valeur supérieure à l’économie d’impôt qu’elle aurait obtenue dans un dispositif tunnelé.

La leçon : l’article 82 ne se compare pas à un PER sur le seul critère fiscal — il jouerait perdant. Il se juge sur la liberté et la transmissibilité qu’il apporte, en complément des dispositifs déductibles. C’est un arbitrage entre avantage immédiat et disponibilité, à trancher selon la situation globale du dirigeant, jamais en isolant le seul taux d’imposition.

La liberté a un prix fiscal — parfois, il vaut la peine

Ce simulateur projette le capital constitué au terme. Mais l’intérêt de l’article 82 ne se lit pas sur ce seul chiffre : il se mesure à la disponibilité et à la transmissibilité qu’il apporte, en regard des dispositifs déductibles déjà en place. Faut-il privilégier l’avantage fiscal d’un régime tunnelé, ou la liberté d’une poche liquide ? La réponse dépend de votre horizon, de vos plafonds de déduction déjà utilisés, et de votre objectif de transmission.

Balmont Conseil est un cabinet de gestion de patrimoine objectif, membre de l’ANACOFI, sans lien capitalistique avec une banque ou un assureur. Cette objectivité nous permet de comparer objectivement l’article 82, le PER et l’article 83, et de sélectionner le contrat sur l’ensemble du marché selon votre seul intérêt — pas selon le produit qu’un réseau cherche à placer. Prenons rendez-vous pour arbitrer entre avantage fiscal et liberté.

Questions fréquentes

Pourquoi l’article 82 n’offre-t-il pas de déduction à l’entrée ?

Parce que la cotisation patronale y est traitée comme un complément de salaire, donc imposable à l’entrée, contrairement au PER ou à l’article 83 où elle est déductible. C’est le prix de sa souplesse : en renonçant à l’avantage fiscal immédiat, le titulaire gagne la disponibilité de son capital et sa transmissibilité. C’est un arbitrage entre avantage fiscal et liberté.

Le capital est-il vraiment disponible avant la retraite ?

Oui, c’est la caractéristique majeure de l’article 82 : contrairement au PER et à l’article 83, le capital n’est pas bloqué jusqu’à la retraite. Le titulaire peut le récupérer quand il le souhaite. Cette disponibilité en fait une poche liquide précieuse, notamment pour un dirigeant dont l’horizon professionnel est incertain ou qui a déjà saturé ses enveloppes déductibles.

L’article 82 est-il transmissible ?

Oui, le contrat peut bénéficier aux ayants droit du titulaire, ce qui en fait un véhicule de transmission en plus d’une épargne disponible. Cette caractéristique mérite d’être intégrée à une réflexion patrimoniale globale, en articulation avec l’assurance-vie et l’objectif successoral — un angle souvent négligé dans la présentation commerciale standard.

Pour qui l’article 82 est-il pertinent ?

Il s’adresse typiquement à un cadre dirigeant à qui l’entreprise veut offrir une épargne souple et fidélisante, ou à un dirigeant dont le patrimoine est déjà saturé de dispositifs tunnelés et qui cherche à ajouter une poche liquide. Ce n’est pas un outil de défiscalisation, mais un instrument de rémunération différée et de transmission : il complète les dispositifs déductibles, il ne les remplace pas.

Quelle différence entre Balmont Conseil et un conseiller bancaire ?

Balmont Conseil est un cabinet, membre de l’ANACOFI, sans lien capitalistique avec une banque ou un assureur. Nous comparons objectivement l’article 82, le PER et l’article 83 selon votre situation, et sélectionnons le contrat sur l’ensemble du marché. Un conseiller bancaire ou un agent d’assurance pousse le produit de son réseau ; nous arbitrons entre avantage fiscal et liberté dans votre seul intérêt, sans préférence pour un produit donné.

Résultats fournis à titre purement indicatif et pédagogique, sur la base des paramètres saisis et d’hypothèses simplifiées (fiscalité 2026, rendement constant, hors inflation). Ils ne constituent ni un conseil en investissement personnalisé, ni un conseil fiscal, ni une offre de souscription. Certains supports comportent un risque de perte en capital. Avant toute décision, rapprochez-vous d’un conseiller.