En résumé…
Le PER « Madelin », désormais intégré au PER individuel, offre aux travailleurs non salariés un plafond de déduction bien supérieur à celui du salarié : 10 % du PASS, majoré de 15 % de la fraction du bénéfice comprise entre 1 et 8 PASS. Un objectif à fort bénéfice peut ainsi déduire plusieurs dizaines de milliers d’euros par an. Depuis la réforme PER, l’obligation de cotiser chaque année a disparu : vous modulez vos versements selon vos résultats. C’est l’un des leviers de défiscalisation les plus puissants pour les TNS — à condition de le piloter.
- Plafond TNS majoré, 10 % du PASS plus 15 % du bénéfice entre 1 et 8 PASS
- Déduction du bénéfice, imposable (BIC/BNC) ou de la rémunération de gérance
- Souplesse totale, plus aucune obligation de verser chaque année depuis la réforme PER
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Le simulateur estime votre capital retraite et l’économie d’impôt selon votre tranche marginale. Vos données ne sont ni stockées ni transmises.
Simulateur de PER Madelin (TNS)
Travailleur non salarié : projetez votre retraite et la déduction de vos versements de votre bénéfice imposable.
Résultats fournis à titre purement indicatif et pédagogique, sur la base des paramètres saisis et d’hypothèses simplifiées (fiscalité 2026, rendement constant, hors inflation). Ils ne constituent ni un conseil en investissement personnalisé, ni un conseil fiscal, ni une offre de souscription. Certains supports comportent un risque de perte en capital. Avant toute décision, rapprochez-vous d’un conseiller.
Pourquoi le TNS dispose d’un levier que le salarié n’a pas
Le travailleur non salarié vit une réalité fiscale singulière : son bénéfice est intégralement imposable, sans le filet de l’abattement de 10 % du salarié, et ses années sont irrégulières — un exercice exceptionnel peut le projeter brutalement dans la tranche à 45 %. Le PER Madelin a été conçu pour absorber précisément ces pics : il permet de neutraliser une fraction substantielle du bénéfice imposable l’année où elle coûte le plus cher.
Le plafond TNS n’est pas un détail technique : il change la nature même de l’outil. Là où le salarié plafonne à 10 % de ses revenus, l’objectif à fort bénéfice peut déduire des dizaines de milliers d’euros, parce que le calcul ajoute 15 % de la fraction de bénéfice comprise entre 1 et 8 PASS. Plus le bénéfice est élevé, plus la capacité de déduction explose — exactement l’inverse de la logique salariale.
Mais cette puissance se retourne contre l’objectif mal conseillé. L’ancien Madelin imposait de verser chaque année, y compris les mauvaises ; la réforme PER a supprimé cette contrainte. Le TNS peut désormais verser fort les bonnes années et lever le pied les autres. Sans pilotage, il gaspille du plafond les années creuses et passe à côté des années fastes.
Les 3 leviers que votre expert-comptable ne pilote pas seul
Levier 1 : caler le versement sur l’année de bénéfice exceptionnel
Une année de bénéfice record est aussi celle où votre dernière tranche atteint 41 ou 45 %. C’est l’année où chaque euro déduit vous fait économiser le plus. Le plafond Madelin, calculé sur ce bénéfice élevé, est lui-même au plus haut : la fenêtre est doublement favorable. Verser massivement cette année-là, plutôt que de lisser uniformément, peut transformer la facture fiscale. Encore faut-il anticiper le résultat avant la clôture — c’est le travail conjoint du conseil et de l’expert-comptable, pas de l’un sans l’autre.
Levier 2 : arbitrer entre cadre Madelin et cadre des versements volontaires
Le PER offre deux compartiments de déduction au TNS : le plafond « catégoriel » Madelin, calculé sur le bénéfice, et le plafond de droit commun des versements volontaires, calculé sur les revenus. Les deux ne s’imputent pas de la même façon et n’ont pas le même report. Optimiser, c’est savoir lequel saturer en priorité selon la composition de vos revenus — rémunération de gérance, dividendes, BNC. Une erreur d’imputation peut faire perdre une partie de la déduction espérée.
Levier 3 : articuler le PER avec la sortie de trésorerie et les dividendes
Pour un gérant TNS, le PER ne se pense pas isolément : il s’intègre à l’arbitrage global rémunération / dividendes / épargne retraite. Verser au PER réduit le bénéfice imposable et donc, selon le statut, l’assiette des cotisations sociales. Mais cette logique doit s’articuler avec votre stratégie de distribution et le différentiel de tranche à la sortie. C’est un calcul à plusieurs étages que la déduction affichée, isolée, ne reflète jamais.
Cas concret : Maître Vasseur, 52 ans, chirurgien-dentiste libéral à Nantes
Le docteur Vasseur, profession libérale en BNC, dégage un bénéfice de l’ordre de 180 000 € et se situe à 45 % de tranche marginale. Il décide de verser 25 000 € sur son PER Madelin une année de bénéfice élevé. Voici l’effet du versement :
| Indicateur | Sans versement | Avec versement Madelin | Effet |
|---|---|---|---|
| Versement PER déductible | 0 € | ≈ 25 000 € | — |
| Économie d’impôt (TMI 45 %) | 0 € | ≈ 11 250 € | +11 250 € |
| Coût réel du versement | — | ≈ 13 750 € | −45 % |
| Épargne retraite constituée | 0 € | ≈ 25 000 € | +25 000 € |
Le versement de 25 000 € ne coûte réellement au docteur Vasseur que 13 750 € : l’État finance les 11 250 € restants via la déduction, l’année même où sa tranche est au plus haut. La fraction Madelin de son plafond — bâtie sur un bénéfice de 180 000 € — lui aurait d’ailleurs permis de déduire davantage encore. Sur une carrière, en concentrant ces versements sur les exercices fastes, l’économie cumulée se chiffre en dizaines de milliers d’euros.
La leçon est propre aux objectifs : ce n’est pas le montant versé qui crée la performance fiscale, c’est le moment où on le verse. Verser uniformément chaque année, comme l’imposait l’ancien Madelin, aurait dilué l’avantage. Le pilotage année par année, calé sur le bénéfice réel, fait toute la différence.
La déduction TNS est une arme — à condition de viser
Ce simulateur chiffre le capital retraite et l’économie d’impôt sur la part déductible. Mais l’optimisation d’un TNS ne se résume pas à un montant : elle se joue dans le calendrier des versements, l’arbitrage entre compartiments de déduction, l’articulation avec votre rémunération et vos dividendes, et le pilotage de la sortie. Ces décisions, prises au bon moment, valent bien davantage que le choix du support.
Balmont Conseil est un cabinet de gestion de patrimoine objectif, membre de l’ANACOFI, sans lien avec une banque ou une compagnie d’assurance. Cette objectivité nous permet de sélectionner le contrat sur l’ensemble du marché et de travailler main dans la main avec votre expert-comptable, au seul service de votre intérêt — pas de celui d’un réseau. Prenons rendez-vous pour structurer votre stratégie retraite d’objectif.
Questions fréquentes
Quel est le plafond de déduction d’un TNS sur le PER Madelin ?
Le plafond TNS est nettement supérieur à celui du salarié : 10 % du plafond annuel de la Sécurité sociale (PASS), majoré de 15 % de la fraction de votre bénéfice comprise entre 1 et 8 PASS. Concrètement, plus votre bénéfice est élevé, plus votre capacité de déduction augmente — un objectif à fort revenu peut déduire plusieurs dizaines de milliers d’euros par an.
Suis-je obligé de verser chaque année comme avec l’ancien Madelin ?
Non, et c’est l’apport majeur de la réforme PER. L’ancien contrat Madelin imposait des versements réguliers sous peine de perdre l’antériorité. Le PER a supprimé cette contrainte : vous modulez librement, versez fortement les bonnes années et levez le pied les autres. Cette souplesse est précisément ce qui rend le pilotage des versements si rentable pour un objectif aux revenus irréguliers.
Le versement réduit-il aussi mes cotisations sociales ?
La déduction du PER Madelin s’opère sur le bénéfice imposable, ce qui réduit votre impôt sur le revenu. Selon votre statut et la nature de vos revenus, l’effet sur l’assiette des cotisations sociales varie. C’est un point à analyser précisément avec votre conseil et votre expert-comptable, car il fait partie de l’arbitrage global rémunération / dividendes / épargne retraite propre aux dirigeants TNS.
Comment se passe la sortie à la retraite ?
Comme pour le PER individuel, vous sortez en capital, en rente, ou un mélange. La part correspondant à vos versements déduits est réintégrée à votre impôt sur le revenu ; les gains sont taxés au prélèvement forfaitaire de 30 %. Le déblocage anticipé pour l’achat de la résidence principale reste possible. L’intérêt repose sur le différentiel entre votre tranche d’aujourd’hui et celle de votre retraite.
Quelle différence entre Balmont Conseil et un conseiller bancaire ?
Balmont Conseil est un cabinet, membre de l’ANACOFI, sans lien capitalistique avec une banque ou un assureur. Nous sélectionnons le contrat sur l’ensemble du marché et coordonnons votre stratégie avec votre expert-comptable, dans votre seul intérêt. Un conseiller bancaire ou un agent d’assurance distribue le produit de son réseau ; nous construisons l’optimisation fiscale d’un objectif dans sa globalité, calendrier de versements compris.
Résultats fournis à titre purement indicatif et pédagogique, sur la base des paramètres saisis et d’hypothèses simplifiées (fiscalité 2026, rendement constant, hors inflation). Ils ne constituent ni un conseil en investissement personnalisé, ni un conseil fiscal, ni une offre de souscription. Certains supports comportent un risque de perte en capital. Avant toute décision, rapprochez-vous d’un conseiller.