« Alexis, nous voulons nous installer dans un village des Pouilles pour profiter du taux de 7 % sur les retraites. Est-ce que toute ma pension sera taxée à 7 % ? »

Non, et c’est le point que les brochures oublient. La convention franco-italienne prévoit que les pensions versées au titre de la sécurité sociale d’un État — régime général et Agirc-Arrco compris — restent imposables dans cet État. La France continue donc d’imposer ces retraites ; l’Italie les impose aussi et accorde un crédit d’impôt.

L’Italie compte 35 432 Français inscrits au registre consulaire au 31 décembre 2025, contre 34 804 un an plus tôt, soit +1,8 % sur un an.

Deux conventions s’appliquent : celle du 5 octobre 1989 pour le revenu et la fortune, et celle du 20 décembre 1990, qui couvre les successions et les donations. Chez Balmont Conseil, nous les lisons avec les régimes italiens en vigueur.

1. Pourquoi solliciter une expertise en gestion de patrimoine en Italie ?

Quatre points décident de votre situation.

  • Vos retraites de base et complémentaires restent imposables en France. L’article 18 § 2 de la convention et l’échange de lettres de 2000 visent expressément le régime général et l’Agirc-Arrco. Les pensions publiques, elles, ne sont imposées qu’en France.
  • Le régime de 7 %. Il vise les retraités qui s’installent dans une petite commune du Sud de l’Italie, pour dix ans, sur leurs revenus de source étrangère. Il ne retire pas à la France son droit d’imposer vos retraites de sécurité sociale.
  • Le forfait des nouveaux résidents. Il est porté à 300 000 € par an pour les personnes qui s’installent à compter de 2026, pour quinze ans. Il intéresse les très grands patrimoines, et se lit avec la convention.
  • Une convention qui couvre aussi les donations. Les immeubles relèvent de l’État où ils sont situés, les autres biens de l’État du domicile du défunt ou du donateur, avec un crédit d’impôt pour éviter la double imposition.

2. Le cadre France ↔ Italie en cinq points vérifiés

Voici le cadre applicable, vérifié dans les sources officielles au 1er octobre 2026.

Français inscrits au registre35 432 au 31 décembre 2025 (+1,8 % sur un an).
Convention sur le revenuOui — convention du 5 octobre 1989, complétée par des échanges de lettres, dont celui du 20 décembre 2000 sur les pensions. Elle couvre l’impôt sur le revenu et l’impôt sur la fortune.
Convention sur les successionsOui, successions et donations — convention du 20 décembre 1990. Les immeubles relèvent de l’État de situation, les autres biens de l’État du domicile du défunt ou du donateur.
Exit tax — sursis de paiementSursis de paiement automatique, l’Italie étant un État membre de l’Union européenne.
CSG et CRDS sur les revenus fonciers et plus-values7,5 % pour une personne affiliée au régime italien de sécurité sociale : seul le prélèvement de solidarité est dû, sur les loyers comme sur les plus-values immobilières de source française.
Sources : liste des conventions fiscales conclues par la France (BOI-ANNX-000306, mise à jour du 29 avril 2026) ; clauses d’échange de renseignements et d’assistance au recouvrement (BOI-ANNX-000508, situation au 8 octobre 2025) ; registre des Français établis hors de France au 31 décembre 2025 (ministère de l’Europe et des Affaires étrangères) ; texte de la convention publié par impots.gouv.fr ; impots.gouv.fr pour les prélèvements sociaux des non-résidents. Situation arrêtée au 1er octobre 2026.

Sur les pensions. L’administration française a confirmé en 2023 que le régime général, les régimes spéciaux, l’Agirc-Arrco, les régimes des travailleurs non salariés et les retraites complémentaires obligatoires relèvent de la règle de sécurité sociale : imposables en France, et en Italie avec un crédit d’impôt.

Sur le régime de 7 %. Il suppose de ne pas avoir été résident italien les cinq années précédentes et de s’installer dans une commune d’au plus 20 000 habitants de Sicile, Calabre, Sardaigne, Campanie, Basilicate, Abruzzes, Molise ou Pouilles. Le calcul se fait avec l’impôt français qui reste dû sur vos pensions.

Sur l’exit tax. Le sursis est automatique, mais la déclaration reste obligatoire : l’année du départ, puis chaque année tant que le sursis court.

Ce que nous n’affichons pas. Le barème italien et les impôts locaux sur les biens détenus à l’étranger se traitent avec un conseil habilité en Italie, que nous coordonnons.

3. Nos services : un accompagnement à 360° pour expatriés et investisseurs

Trois chantiers, dans l’ordre où ils se décident.

Vos retraites entre les deux pays

Nous classons chacune de vos pensions selon la convention, nous calculons ce que la France continue de prélever, puis ce que coûte le régime italien choisi — barème, 7 % ou forfait. C’est la seule façon de savoir si l’installation est rentable.

  • Pensions de sécurité sociale, privées et publiques.
  • Régime de 7 % : conditions et calcul réel.
  • Forfait des nouveaux résidents pour les grands patrimoines.

Le départ : résidence et exit tax

Nous datons votre départ fiscal français et votre arrivée italienne. Si vos valeurs mobilières dépassent 800 000 € ou si vous détenez au moins 50 % des bénéfices d’une société, nous déposons la déclaration d’exit tax (article 167 bis du code général des impôts).

Vos contrats d’assurance-vie se regardent au même moment ; un contrat d’assurance-vie luxembourgeois peut être examiné, au cas par cas.

Succession et donations

Nous établissons, bien par bien, quel État taxerait votre succession ou vos donations selon la convention de 1990, et nous choisissons le moment des donations en conséquence.

4. Méthodologie : notre façon de travailler

Nous travaillons en quatre temps, et vous savez à chaque étape où vous en êtes.

  1. Le bilan d’entrée. Nous relevons votre situation réelle : composition du patrimoine, calendrier du projet, situation de chaque membre du foyer, et domicile fiscal de vos héritiers — car c’est le leur qui commande, pas le vôtre.
  2. Le référentiel applicable. Nous établissons, source par source et avec sa date, le cadre qui vous concerne. Ce que nous ne savons pas, nous l’écrivons « à confirmer » — jamais autre chose.
  3. Les arbitrages. Nous vous présentons les options chiffrées, avec leurs conséquences respectives, et vous décidez. L’ingénierie patrimoniale vient après la décision, pas avant.
  4. Le suivi. Une revue annuelle, offerte, qui vérifie que le cadre n’a pas bougé — les conventions sont modifiées, les régimes d’attractivité sont supprimés, les seuils changent.

5. Ce que vous apporte le cabinet

Ce qui distingue concrètement notre intervention.

  • Des sources, pas des affirmations. Chaque élément de votre dossier porte sa référence et sa date. Vous pouvez vérifier. C’est la seule façon de travailler sur un sujet où l’information disponible en ligne est majoritairement périmée.
  • Un interlocuteur unique, en France. Nous coordonnons vos conseils locaux, nous ne les remplaçons pas : la fiscalité interne du pays d’accueil se traite avec un professionnel habilité sur place. Notre rôle est de tenir la cohérence d’ensemble et de défendre le côté français du dossier.
  • Des honoraires lisibles. Rémunération annoncée avant tout engagement : bilans à prix fixe, mission sur mesure à 500 € TTC de l’heure, commissions des assureurs sur les contrats souscrits. La revue annuelle est offerte.

Questions fréquentes en Italie

Ma retraite du régime général sera-t-elle imposée en Italie ou en France ?

Dans les deux. L’article 18 § 2 de la convention du 5 octobre 1989 réserve à la France le droit d’imposer les pensions de sa sécurité sociale, régime général et Agirc-Arrco compris ; l’Italie les impose aussi et accorde un crédit d’impôt.

Le régime de 7 % s’applique-t-il à toute ma pension ?

Côté italien, il s’applique à vos revenus de source étrangère pendant dix ans, si vous vous installez dans une commune éligible du Sud. Côté français, il ne change rien : vos pensions de sécurité sociale restent imposables en France.

La convention avec l’Italie couvre-t-elle les donations ?

Oui. La convention du 20 décembre 1990 couvre les successions et les donations : immeubles dans l’État de situation, autres biens dans l’État du domicile du défunt ou du donateur, avec un crédit d’impôt.

Vais-je payer des prélèvements sociaux sur mes loyers français ?

Si vous êtes affilié au régime italien de sécurité sociale, 7,5 % seulement, en location nue comme en meublé. Sinon, 17,2 % en location nue et 18,6 % en meublé depuis les revenus 2025.

L’exit tax s’applique-t-elle si je pars en Italie ?

Si vos valeurs mobilières dépassent 800 000 € ou si vous détenez au moins 50 % des bénéfices d’une société, oui (article 167 bis du code général des impôts). Le paiement est suspendu automatiquement, mais la déclaration est obligatoire.


En résumé

En Italie, vos retraites de sécurité sociale restent imposables en France, quel que soit le régime italien choisi. En revanche, la convention couvre les successions et les donations.

Le choix du régime, la commune et la transmission se chiffrent avant le départ.

Honoraires du cabinet : 500 € TTC de l’heure. Le suivi annuel est offert.

Faisons le point sur votre situation

Un échange de trente minutes suffit à chiffrer vos retraites entre la France et l’Italie. Vous pouvez aussi commencer par une radiographie gratuite de vos contrats.


Les autres destinations

États-Unis · Canada · Allemagne · Israël · Maroc · Algérie · Pays-Bas · Australie · Liban · Côte d’Ivoire · Irlande · Grèce · Monaco · Andorre · Chypre · Jordanie · Brésil · Mexique · Sénégal · Tunisie · Royaume-Uni · Suisse · Luxembourg · Belgique · Émirats · Île Maurice · Asie · Moyen-Orient · Investir en France depuis l’étranger · Singapour · Hong Kong · Japon · Thaïlande · Qatar · Arabie saoudite · Chine · Corée du Sud · Inde · Indonésie · Malaisie · Philippines · Vietnam · Espagne · Portugal · Europe — ou revenez à l’ensemble de nos destinations d’expatriation.