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Dirigeants & transmission

Votre entreprise est votre premier patrimoine : ce qu’elle peut vous verser, financer, puis transmettre.

Rémunération, retraite, indemnités de fin de carrière, trésorerie, financement, cession, transmission : l’argent peut sortir de la société de plusieurs façons, et elles ne coûtent pas la même chose. Trois outils pour commencer.

Remise de clés entre deux mains, symbole de la transmission d’entreprise

Trois outils pour commencer

Les règles

Quatre règles, de la rémunération à la vente.

Que peut me verser ma société, hors salaire ?

Le dirigeant peut adhérer au PEE et au PER collectif comme ses salariés, et recevoir le même abondement : sans cotisations sociales ni impôt sur le revenu à l’entrée.

3 844,80€par an sur le PEE
7 689,60€par an sur le PER collectif
Article L3332-2 du Code du travail, en 2026, soit 11 534,40 € par an au total. Entreprise de 1 à moins de 250 salariés.

Transmettre mon entreprise : combien de droits ?

Avec un pacte Dutreil, une part de la valeur des titres transmis échappe aux droits de donation ou de succession.

75% exonérésSur une société de 4 millions d’euros, seul 1 million entre dans le calcul des droits.
Article 787 B du CGI. Depuis le 21 février 2026 : engagement individuel de 6 ans au lieu de 4, et exclusion des biens sans lien avec l’activité.

Vendre : que change l’apport à une holding ?

Apporter ses titres à une holding que l’on contrôle, avant de vendre, place la plus-value en report d’imposition.

70%du prix à réinvestir dans les 3 ans
5ansde conservation du réinvestissement
Article 150-0 B ter du CGI, si la holding vend dans les 3 ans. Sans report, la plus-value est taxée à 31,4 % en 2026.

Une holding, pour quoi faire ?

Une holding qui détient au moins 5 % d’une filiale depuis 2 ans ne paie l’impôt que sur une part des dividendes reçus.

5% des dividendesSur 100 000 € remontés, l’impôt porte sur 5 000 €, soit 1 250 € au taux de 25 %.
Régime mère-fille, articles 145 et 216 du CGI. La holding a un coût de fonctionnement : elle se justifie à partir d’un certain niveau de dividendes.

L’entreprise

Cinq leviers, de votre rémunération à la vente.

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Questions fréquentes

Ce que nous demandent les dirigeants.

Que peut me verser ma société, en dehors du salaire ?

Dans une entreprise qui emploie au moins un salarié et moins de 250, le dirigeant peut adhérer au PEE et au PER collectif comme ses salariés, et recevoir le même abondement (article L3332-2 du Code du travail) : jusqu’à 3 844,80 € par an sur le PEE et 7 689,60 € sur le PER collectif en 2026, soit 11 534,40 € par an sans cotisations sociales ni impôt sur le revenu à l’entrée.

Sous 50 salariés, l’entreprise ne paie pas de forfait social sur cet abondement ; le bénéficiaire acquitte la CSG et la CRDS. Le PER obligatoire (article 83 du CGI) et la retraite à prestations définies (article 39) complètent le dispositif pour une catégorie de salariés.

Indemnités de fin de carrière : provisionner ou assurer ?

Une provision pour indemnités de départ à la retraite ne se déduit pas du résultat (article 39, 1-5° du CGI). Les primes versées à un contrat d’assurance qui finance ces indemnités, quand elles sont prévues par la convention collective, sont des charges déductibles, et le jour du départ, c’est l’assureur qui paie.

Après 30 ans d’ancienneté, le minimum légal est de 2 mois de salaire pour un départ volontaire (article D1237-1 du Code du travail), souvent davantage selon la convention collective.

Transmettre mon entreprise : combien de droits ?

Avec un pacte Dutreil (article 787 B du CGI), 75 % de la valeur des titres transmis échappent aux droits de donation ou de succession, en contrepartie d’un engagement collectif de conservation de 2 ans, puis d’un engagement individuel de chaque héritier ou donataire. Sur une société de 4 millions d’euros, seul 1 million entre dans le calcul des droits.

Pour les transmissions faites depuis le 21 février 2026, l’engagement individuel passe de 4 à 6 ans, et les biens sans lien avec l’activité (résidences, véhicules de tourisme, objets d’art, bateaux de plaisance) ne bénéficient plus de l’exonération. C’est le moment de relire les pactes en cours.

Vendre mon entreprise : que change l’apport à une holding ?

Apporter ses titres à une holding que l’on contrôle, avant de vendre, place la plus-value en report d’imposition (article 150-0 B ter du CGI). Si la holding vend dans les 3 ans, le report est maintenu à condition de réinvestir 70 % du prix dans les 3 ans dans une activité économique, et de conserver ce réinvestissement 5 ans.

Ces règles s’appliquent aux cessions faites depuis la loi de finances pour 2026, qui a aussi exclu l’immobilier et les activités financières du réinvestissement. Sans report, la plus-value est taxée à 31,4 % en 2026.

Une holding, pour quoi faire ?

Une holding qui détient au moins 5 % du capital d’une filiale depuis 2 ans ne paie l’impôt sur les sociétés que sur 5 % des dividendes qu’elle en reçoit (régime mère-fille, articles 145 et 216 du CGI) : sur 100 000 € remontés, l’impôt porte sur 5 000 €, soit 1 250 € au taux de 25 %.

Cette trésorerie peut ensuite être réinvestie depuis la holding sans passer par votre impôt personnel. La holding sert aussi à préparer une cession ou une transmission. Elle a un coût de fonctionnement : elle se justifie à partir d’un certain niveau de dividendes.

Financer un achat sans vendre mes placements ?

Un crédit lombard est garanti par le nantissement d’un portefeuille-titres ou d’un contrat d’assurance-vie (article L132-10 du Code des assurances), qui restent à votre nom et restent investis. Rien n’est vendu : pas de plus-value taxée à 31,4 %, et l’ancienneté fiscale du contrat est conservée.

Nous comparons la vente et l’emprunt, impôt compris, puis nous vous mettons en relation avec nos partenaires bancaires, qui étudient la demande et font l’offre.

Assurance-vie et transmission : combien hors droits ?

Les capitaux transmis par une assurance-vie échappent aux droits de succession jusqu’à 152 500 € par bénéficiaire, pour les versements faits avant 70 ans (article 990 I du CGI). Deux enfants bénéficiaires : 305 000 € transmis hors droits.

Après 70 ans, seuls 30 500 € de versements sont exonérés, tous bénéficiaires confondus, mais les gains réalisés sur ces versements restent hors droits (article 757 B du CGI). La clause bénéficiaire fait le reste : c’est elle qui décide à qui va le capital.

Ce que votre entreprise vous verse, finance ou transmet se décide des années avant la vente.