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Dirigeants d’entreprise
Dirigeant : sortir l’argent de votre société au bon coût.
Salaire, dividendes, épargne salariale, retraite financée par l’entreprise : chaque euro qui passe de votre société à votre patrimoine a un coût fiscal et social différent. Nous le chiffrons, puis nous préparons la cession ou la transmission.
Les quatre leviers
Quatre façons de vous payer, quatre coûts différents.
Déductible du résultat de la société, imposé au barème après l’abattement de 10 %. Il ouvre des droits à la retraite et fixe votre plafond de PER : 10 % des revenus professionnels (article 163 quatervicies du CGI).
31,4 % en 2026, sans cotisations sociales en SAS. En SARL, la part qui dépasse 10 % du capital et des comptes courants supporte les cotisations du gérant majoritaire (article L. 131-6 du Code de la sécurité sociale).
Dans une société de 1 à 250 salariés, le dirigeant peut en profiter. Abondement jusqu’à 16 % du plafond de la sécurité sociale sur un PERECO et 8 % sur un PEE, dans la limite de trois fois vos versements, sans forfait social sous 50 salariés.
Un dirigeant non salarié déduit ses cotisations de prévoyance jusqu’à 11 534,40 € en 2026 (article 154 bis du CGI). Le dirigeant salarié passe par un contrat collectif de la société.
Cas chiffré
Un PER à 41 % : 8 200 € d’impôt en moins chaque année.
Un président de SAS de 55 ans, marié, 250 000 € de salaire par an, dans la tranche à 41 %. Sa société distribue peu, il épargne sur un compte-titres.
Ses gains sur compte-titres sont taxés à 31,4 %, et rien ne vient réduire l’impôt sur son salaire. Sa retraite de dirigeant remplacera une faible part de son revenu actuel.
Verser 20 000 € par an sur un PER, dans son plafond de déduction (article 163 quatervicies du CGI). À la retraite, quand sa tranche aura baissé, les versements seront imposés au barème.
8 200 € d’impôt en moins chaque année, 82 000 € sur les dix ans qui le séparent de la retraite, et un capital ou une rente à la date qu’il choisit.
Céder ou transmettre
Les règles ont changé le 21 février 2026.
Apporter vos titres à une holding avant la vente place la plus-value en report (article 150-0 B ter du CGI). Depuis 2026 : 70 % du prix réinvestis en 3 ans, conservés 5 ans, hors immobilier et activités financières.
Le pacte Dutreil exonère 75 % de la valeur des titres (article 787 B du CGI). Depuis le 21 février 2026, chaque héritier s’engage pour 6 ans, et les biens sans lien avec l’activité sont exclus.
L’excédent de trésorerie peut être placé au nom de la société, sans passer par votre impôt personnel. Nous le plaçons sans le figer : l’entreprise doit pouvoir le reprendre.
Questions fréquentes
Ce qu’on nous demande.
Salaire ou dividendes : que choisir ?
Aucun des deux n’est meilleur dans l’absolu. Le salaire coûte des cotisations mais ouvre des droits à la retraite et le plafond du PER ; les dividendes sont taxés à 31,4 % en 2026 (article 200 A du CGI), avec des cotisations en SARL au-delà de 10 % du capital. Nous chiffrons les deux, à votre tranche et à votre statut.
Quand préparer la vente de mon entreprise ?
Avant de signer quoi que ce soit avec un acheteur : l’apport à une holding doit précéder la cession (article 150-0 B ter du CGI). Depuis 2026, la holding dispose de 3 ans pour réinvestir 70 % du prix. Prévoyez au moins un an avant la vente.
Le pacte Dutreil vaut-il encore la peine en 2026 ?
Oui : 75 % de la valeur des titres échappent aux droits (article 787 B du CGI). Sur une société de 4 millions d’euros, seul 1 million entre dans le calcul. Depuis le 21 février 2026, l’engagement individuel passe à 6 ans et les biens sans lien avec l’activité sont exclus : c’est le moment de relire les pactes en cours.
Ma société peut-elle financer ma retraite ?
Oui, par un PER obligatoire (ex-article 83) ou par l’abondement d’un PERECO, jusqu’à 7 689,60 € en 2026. Ces sommes sont déductibles du résultat de la société. Notre simulateur chiffre ce que votre société peut verser.