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Assurance-vie
Assurance-vie : disponible quand vous voulez, transmise hors succession.
Votre épargne reste accessible à tout moment, ses gains sont allégés après huit ans, et elle revient à vos bénéficiaires sans passer par la succession. Voici les règles 2026.
Fiscalité des retraits
Seuls les gains sont imposés, jamais le capital versé.
| Âge du contrat | Impôt sur les gains | Prélèvements sociaux |
|---|---|---|
| Moins de 8 ans | 12,8 % | 17,2 % |
| 8 ans et plus, versements jusqu’à 150 000 € | 7,5 % après abattement de 4 600 € (9 200 € en couple) | 17,2 % |
| 8 ans et plus, au-delà de 150 000 € versés | 12,8 % après abattement | 17,2 % |
Article 125-0 A du CGI. Vous pouvez opter pour le barème de l’impôt sur le revenu si votre tranche est plus basse. Un retrait mêle toujours capital et gains : seule la part de gains est taxée.
Transmission
Hors succession, avec ses propres abattements.
Chaque bénéficiaire reçoit 152 500 € sans droits, tous contrats confondus. Au-delà, un prélèvement de 20 % jusqu’à 700 000 €, puis de 31,25 % (article 990 I du CGI).
Les versements sont soumis aux droits de succession au-delà de 30 500 €, tous bénéficiaires confondus. Les gains, eux, restent exonérés (article 757 B du CGI).
Ils sont totalement exonérés, quel que soit le montant (article 796-0 bis du CGI). Une clause bénéficiaire démembrée permet de protéger le conjoint tout en préparant la transmission aux enfants.
Le contrat
Ce qu’il contient, et comment en changer.
Le capital est garanti par l’assureur, et les intérêts acquis chaque année le restent.
Actions, obligations, immobilier, private equity : une gamme qui varie d’un contrat à l’autre, et dont les frais aussi varient.
Un transfert vers un autre contrat du même assureur conserve l’antériorité fiscale (loi PACTE du 22 mai 2019). Changer d’assureur impose de racheter, puis de réinvestir.
Simulateurs
Faites le calcul avec vos chiffres.
Questions fréquentes
Ce qu’on nous demande.
Faut-il fermer une vieille assurance-vie pour en ouvrir une moins chère ?
Rarement. Un contrat de plus de huit ans vaut par sa date : sur les gains retirés, 4 600 € par an d’abattement pour une personne seule, 9 200 € pour un couple (article 125-0 A du CGI). Le fermer, c’est remettre ce compteur à zéro.
Souvent, on garde l’ancien contrat sans plus l’alimenter, on réduit ses frais en changeant de supports, et les nouveaux versements vont ailleurs.
Combien me coûte réellement mon contrat chaque année ?
Trois couches de frais s’additionnent : les frais de gestion du contrat (souvent 0,5 à 1 % par an), les frais propres à chaque support en unités de compte (souvent 1 à 2 %), et parfois des frais d’arbitrage.
Le relevé annuel indique les taux (article L. 132-22 du Code des assurances), rarement les montants. Sur 200 000 €, 1,5 % par an représentent 3 000 € chaque année. La radiographie lit votre relevé et vous donne ce chiffre, contrat par contrat.
Comment rédiger la clause bénéficiaire ?
La clause type « mon conjoint, à défaut mes enfants » convient à beaucoup de familles, mais pas à toutes : familles recomposées, enfant à protéger, transmission à des petits-enfants. Chaque bénéficiaire désigné profite de son propre abattement de 152 500 € (article 990 I du CGI).
La clause se modifie à tout moment, tant qu’elle n’a pas été acceptée par le bénéficiaire.
Que devient mon assurance-vie si je pars vivre à l’étranger ?
Le contrat continue : il n’y a rien à fermer. Ce qui change, ce sont les règles du pays d’arrivée et celles de l’assureur, qui peut refuser les nouveaux versements depuis certains pays. La fiscalité des retraits dépend de la convention fiscale ; à défaut, la France retient 7,5 % ou 12,8 % sur les gains (article 125-0 A du CGI).
Avant un départ, un contrat luxembourgeois, pensé pour suivre son souscripteur d’un pays à l’autre, mérite d’être regardé.