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Location meublée

LMNP : des loyers peu imposés grâce à l’amortissement. Ce qui a changé en 2025 et en 2026.

Louer meublé permet de déduire l’usure du bien de ses loyers, et souvent de ne presque pas payer d’impôt pendant des années. Deux réformes ont changé le calcul : à la revente, et sur les prélèvements sociaux.

50 %d’abattement forfaitaire en micro-BIC pour une location meublée de longue durée, sans aucun justificatif de charges.
18,6 %de prélèvements sociaux sur les loyers meublés depuis la LFSS 2026, contre 17,2 % auparavant et toujours 17,2 % en location nue.
15 février 2025Depuis cette date, les amortissements déduits sont réintégrés dans la plus-value à la revente (article 150 VB du CGI).

Deux régimes

Micro-BIC ou réel : l’abattement, ou les charges et l’amortissement.

Le micro-BIC

Un abattement forfaitaire : 50 % pour une location de longue durée ou un meublé de tourisme classé, 30 % dans la limite de 15 000 € de recettes pour un meublé de tourisme non classé (loi du 19 novembre 2024).

Le réel

Vous déduisez les charges réelles et l’amortissement du bien, hors terrain, et du mobilier. L’amortissement ne crée pas de déficit : ce qui n’est pas utilisé se reporte sur les années suivantes, sans limite de durée (article 39 C du CGI).

Ce qui a changé

Trois règles à connaître avant d’acheter ou de vendre.

La plus-value

Pour une vente depuis le 15 février 2025, les amortissements déduits augmentent la plus-value imposable (article 150 VB du CGI, loi de finances pour 2025). Les résidences étudiantes, seniors et les établissements médicalisés restent hors de cette règle.

Les prélèvements sociaux

Depuis 2026, les loyers meublés supportent 18,6 % de prélèvements sociaux, au lieu de 17,2 % (LFSS 2026). La location nue, elle, reste à 17,2 %.

La location nue s’amortit aussi

Le statut du bailleur privé, créé par la loi de finances pour 2026, permet désormais d’amortir, sous conditions, un logement loué nu. Meublé ou nu : le calcul est à refaire avant chaque achat.

Questions fréquentes

Ce qu’on nous demande.

Faut-il passer au régime réel ?

Presque toujours, dès que les charges et l’amortissement dépassent 50 % des loyers : c’est le cas de la plupart des biens achetés à crédit. Le réel impose une déclaration spécifique chaque année (liasse 2031), souvent confiée à un expert-comptable.

Quand devient-on loueur professionnel (LMP) ?

Quand les recettes de location meublée du foyer dépassent 23 000 € par an et les autres revenus d’activité du foyer (article 155 IV du CGI). Les règles changent alors : cotisations sociales, plus-values professionnelles, IFI.

La réintégration des amortissements rend-elle le LMNP inintéressant ?

Pas forcément. Les loyers restent peu imposés pendant la détention, et la plus-value des particuliers est exonérée d’impôt sur le revenu après 22 ans et de prélèvements sociaux après 30 ans (article 150 VC du CGI). Pour une détention longue, le meublé garde souvent l’avantage.

Mon bien est en résidence services : suis-je concerné ?

Non pour la réintégration des amortissements : les résidences pour étudiants, pour personnes âgées ou handicapées et les établissements médicalisés en sont exclus (article 150 VB du CGI). La hausse des prélèvements sociaux à 18,6 %, elle, s’applique.

Meublé, nu, ou autre chose ? Chiffrons votre projet avant de signer.