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Fiscalité des Français à l’étranger

Fiscalité des Français en Asie : conventions, résidence, retraite, exit tax

Ce tableau réunit 24 États et territoires d’Asie. 19 figurent sur la liste officielle des conventions fiscales du BOFiP au 1er janvier 2026 et 5 n’y figurent pas (Brunei, Cambodge, Laos, Maldives, Népal). Aucune des conventions listées n’est suspendue ni dénoncée.

Une convention répartit le droit d’imposer chaque revenu entre deux États et départage la résidence fiscale. Cette page donne la méthode commune aux Français qui partent en Asie, y prennent leur retraite ou en reviennent. Le tableau renvoie au guide de chaque pays et à sa page convention.

Pays ou territoireGuide fiscalConvention (liste BOFiP, 1er janvier 2026)Signature (liste BOFiP)Page convention
BangladeshVivre au BangladeshOui9 mars 1987Convention France-Bangladesh
BruneiVivre à BruneiNon——
CambodgeVivre au CambodgeNon—Absence de convention
ChineVivre en ChineOui26 novembre 2013Convention France-Chine
Corée du SudVivre en Corée du SudOui19 juin 1979Convention France-Corée du Sud
Hong KongVivre à Hong KongOui21 octobre 2010Convention France-Hong Kong
IndeVivre en IndeOui29 septembre 1992Convention France-Inde
IndonésieVivre en IndonésieOui14 septembre 1979Convention France-Indonésie
JaponVivre au JaponOui3 mars 1995Convention France-Japon
KazakhstanVivre au KazakhstanOui3 février 1998Convention France-Kazakhstan
KirghizistanVivre au KirghizistanOui4 octobre 1985 (ex-URSS)Convention France-Kirghizistan
LaosVivre au LaosNon——
MalaisieVivre en MalaisieOui24 avril 1975Convention France-Malaisie
MaldivesVivre aux MaldivesNon—Absence de convention
MongolieVivre en MongolieOui18 avril 1996Convention France-Mongolie
NépalVivre au NépalNon——
OuzbékistanVivre en OuzbékistanOui22 avril 1996Convention France-Ouzbékistan
PakistanVivre au PakistanOui15 juin 1994Convention France-Pakistan
PhilippinesVivre aux PhilippinesOui9 janvier 1976Convention France-Philippines
SingapourVivre à SingapourOui15 janvier 2015Convention France-Singapour
Sri LankaVivre au Sri LankaOui17 septembre 1981Convention France-Sri Lanka
ThaïlandeVivre en ThaïlandeOui27 décembre 1974Convention France-Thaïlande
Turkménistan—Oui4 octobre 1985 (ex-URSS)Convention France-Turkménistan
VietnamGestion de patrimoine au VietnamOui10 février 1993Convention France-Vietnam

Quels pays d’Asie ont une convention fiscale avec la France ?

La liste officielle en recense 19 dans ce tableau. Les plus récentes sont celles de Singapour (15 janvier 2015), de la Chine (26 novembre 2013) et de Hong Kong (21 octobre 2010). Le Japon date du 3 mars 1995, le Kazakhstan du 3 février 1998, le Vietnam du 10 février 1993, l’Inde du 29 septembre 1992. Le Kirghizistan et le Turkménistan restent liés par la convention de l’ex-URSS du 4 octobre 1985. Conventions fiscales : les pays liés à la France.

Taïwan et Hong Kong : quel statut fiscal ?

Hong Kong figure sur la liste avec une convention du 21 octobre 2010. Taïwan n’a pas de convention avec la France : la liste du BOFiP renvoie à l’article 77 de la loi n° 2010-1658 du 29 décembre 2010, applicable à partir du 1er janvier 2011 (BOI-INT-CVB-TWN). Voir Quitter la France pour Hong Kong.

Dans quel pays êtes-vous résident quand l’Asie et la France vous réclament l’impôt ?

La France vous tient pour domicilié si l’un des trois critères de l’article 4 B du CGI est rempli : foyer ou lieu de séjour principal, activité professionnelle principale, centre des intérêts économiques. Avec une convention, le conflit se tranche dans l’ordre : foyer d’habitation permanent, centre des intérêts vitaux, séjour habituel, nationalité.

Pour les États sans convention (Brunei, Cambodge, Laos, Maldives, Népal), personne ne départage. Le droit français raisonne sur les trois critères, pas sur le visa. Les preuves comptent : bail, scolarité, adresse déclarée, résidence fiscale étrangère. Quelles preuves garder pour justifier sa résidence fiscale à l’étranger ? ; Double résidence fiscale : comment la convention tranche.

Un salarié détaché en Asie reste-t-il imposé en France ?

La règle des 183 jours protège le salarié en mission si trois conditions se cumulent : il séjourne dans l’État d’accueil moins que la durée fixée par la convention, souvent 183 jours dans l’année ou sur douze mois consécutifs ; l’employeur payeur n’est pas résident de cet État ; l’établissement stable local ne supporte pas la charge de la rémunération. Règle des 183 jours : salariés en mission et conventions.

Comment un résident français est-il imposé sur ses revenus asiatiques ?

La convention attribue chaque revenu à un État et fixe la méthode d’élimination de la double imposition. Le crédit égal à l’impôt étranger est plafonné à l’impôt français sur le même revenu.

Exemple fictif (une part, hors décote) : 60 000 € de revenus imposables, dont 12 000 € de source asiatique ayant supporté 1 500 € d’impôt étranger. L’impôt français est de 11 103,99 €. La part afférente aux revenus étrangers vaut 2 220,80 €. Le crédit est le plus faible des deux montants, soit 1 500 €, et il reste 9 603,99 € à payer. Revenus étrangers de capitaux : crédit d’impôt et 2047 ; Double imposition : crédit d’impôt et taux effectif.

Que paie un non-résident sur ses revenus français ?

Un non-résident n’est imposé que sur ses revenus de source française, sous réserve de la convention. Le taux minimum est de 20 % jusqu’à 29 579 € et de 30 % au-delà (revenus 2025). Le taux moyen s’y substitue s’il est plus favorable.

Exemple fictif : 41 000 € de revenus français et 79 000 € de revenus asiatiques, soit 120 000 € dans le monde. Le barème sur 41 000 € donne 5 404 €, le taux minimum 9 342,10 €, le taux moyen 27,500 %, soit 11 275,18 €. Quand les revenus mondiaux sont élevés, le taux moyen dépasse le minimum et ne sert à rien : ici 9 342,10 € s’appliquent, hors décote. Taux moyen : l’option des non-résidents expliquée.

Comment est taxée la retraite française d’un expatrié en Asie ?

Si la caisse est établie en France, la pension subit une retenue à la source : abattement de 10 %, puis tranches à 0 %, 12 % et 20 % (fiche impots.gouv de mars 2026, avec des plafonds de 17 122 € et 49 667 €). Exemple fictif : 36 000 € de pension, base de 32 400 € après abattement, retenue de 1 833,36 €. La convention peut réserver l’imposition au pays de résidence, selon la nature de la pension. Retraite française d’un non-résident : où est-elle taxée ? ; Où prendre sa retraite à l’étranger quand on est français ?.

Quelle retenue sur un dividende français versé en Asie ?

La retenue est de 12,8 % pour une personne physique, 75 % dans un État ou territoire non coopératif. Sur 15 000 € : 1 920 € au taux de droit interne. Le taux d’une convention ne s’applique que s’il est inférieur, sur attestation de résidence (formulaire 5000) remise avant le paiement. Dividendes versés à un non-résident : retenue de 12,8 %.

Que devient l’immobilier français d’un Français installé en Asie ?

La plus-value d’un non-résident est taxée à 19 %, plus 17,2 % de prélèvements sociaux. Exemple fictif sur 90 000 € de plus-value nette : 17 100 € d’impôt et 15 480 € de prélèvements, hors surtaxe et abattements. Un ressortissant de l’Union européenne peut être exonéré jusqu’à 150 000 € sur un logement, sous conditions. L’impôt sur la fortune immobilière vise les biens situés en France à partir de 1,3 million d’euros nets. Plus-value immobilière non-résident : calcul et taux ; IFI d’un non-résident : biens imposables et seuil de 1,3 M€.

Quelle succession pour un Français résidant en Asie ?

La France taxe les biens situés chez elle, et le patrimoine mondial si un héritier a été domicilié en France six ans sur les dix dernières années (article 750 ter du CGI). Exemple fictif : 350 000 € transmis à un enfant, abattement de 100 000 €, base de 250 000 €, droits de 48 194,35 €. Le règlement européen n° 650/2012 retient la loi de la dernière résidence habituelle, avec option pour la loi de la nationalité. Succession d’un non-résident : biens situés en France ; Quelle loi s’applique à ma succession si je vis à l’étranger ?.

L’assurance-vie, les comptes et l’exit tax : que prévoir avant un départ en Asie ?

Le rachat d’une assurance-vie par un non-résident subit un prélèvement forfaitaire libératoire de 12,8 % des gains (moins de huit ans) ou 7,5 % (au-delà). Le LDDS, le livret jeune et le LEP sont interdits aux non-résidents ; le PEA n’est pas clôturé automatiquement.

L’exit tax vise les titres de 800 000 € au moins, ou de 50 % des bénéfices, après six ans de domicile en France sur dix. Hors Espace économique européen, le sursis dépend des conventions d’assistance conclues avec l’État d’arrivée ; lorsqu’il n’est pas automatique, la demande (formulaire 2074-ETD) se dépose au plus tard 90 jours avant le départ. Exit tax : calcul et stratégie ; Je pars à l’étranger : que faire de mon assurance-vie française ?.

Comment Balmont Conseil accompagne un départ ou un retour d’Asie ?

Le cabinet prépare la résidence fiscale, la lecture de la convention et le calendrier des justificatifs. Pour les dirigeants, il étudie l’exit tax, le report 150-0 B ter et la holding. Pour les familles, la succession et l’assurance-vie. Le retour se prépare aussi : revenir en France, le guide. Chaque dossier part de votre situation réelle.

Questions fréquentes

La France a-t-elle une convention fiscale avec tous les pays d’Asie ?

Non. Dans ce tableau, 19 États ou territoires figurent sur la liste du BOFiP au 1er janvier 2026. Brunei, le Cambodge, le Laos, les Maldives et le Népal n’y figurent pas.

Hong Kong a-t-il une convention avec la France ?

Oui, une convention du 21 octobre 2010 figure sur la liste du BOFiP. Taïwan n’en a pas : sa situation relève de l’article 77 de la loi n° 2010-1658.

Comment l’exit tax s’applique-t-elle à un départ en Asie ?

Elle vise les titres de 800 000 € au moins ou 50 % des bénéfices d’une société, avec six ans de domicile en France sur dix. Hors Espace économique européen, le sursis dépend de l’accord d’assistance de l’État d’arrivée.

Qu’est-ce que la règle des 183 jours ?

Elle laisse l’imposition d’un salarié en mission à son État de résidence si trois conditions se cumulent : séjour inférieur à la durée de la convention, employeur non résident de l’État d’accueil, rémunération non supportée par un établissement stable local.

Ma retraite française est-elle taxée si je vis en Thaïlande ou au Vietnam ?

Une retenue à la source française s’applique si la caisse est établie en France, sauf si la convention réserve l’imposition au pays de résidence. Lisez l’article de la convention sur les pensions avant de déclarer.

Puis-je garder mon assurance-vie et mon PEA en partant ?

Oui. Le contrat n’est pas clôturé et le PEA n’est plus fermé automatiquement, sauf vers un État non coopératif. Les rachats d’assurance-vie subissent un prélèvement forfaitaire libératoire.

Comment obtenir le taux de la convention sur un dividende français ?

Par une attestation de résidence (formulaire 5000) visée par l’administration étrangère, remise à l’établissement payeur avant le paiement. Sinon, la retenue de 12,8 % s’applique.

Taux minimum ou taux moyen : lequel s’applique à un non-résident ?

Le plus bas des deux. Le taux minimum est de 20 % jusqu’à 29 579 € et de 30 % au-delà. Le taux moyen applique le barème à vos revenus mondiaux, puis ce taux à vos seuls revenus français.

Préparer un départ ou un retour d’Asie

Vous vivez en Asie, vous y partez ou vous en revenez ? Prenez rendez-vous avec Balmont Conseil, cabinet installé à Lyon depuis bientôt 14 ans, pour faire le point sur votre résidence fiscale et votre patrimoine.

Alexis SagnierFondateur de Balmont Conseil, Lyon

Sources officielles