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Fiscalité et résidence

Vivre au Bangladesh : résidence dès 183 jours, 0 % jusqu’à 375 000 taka puis 10 % à 30 %, surtaxe selon le patrimoine net

Au Bangladesh, l’Income Tax Act de 2023, dans son texte anglais publié par l’administration fiscale (NBR), qualifie de résident l’individu présent 183 jours ou plus dans l’année, ou 90 jours ou plus dans l’année après 365 jours ou plus de présence sur les quatre années précédentes. Le résident est imposé sur ses revenus de toute origine, y compris ceux qui naissent hors du Bangladesh. Selon la circulaire du NBR du 21 août 2025, antérieure au Finance Act 2026 (loi n° 96 de 2026, du 30 juin 2026), le barème des particuliers est nul jusqu’à 375 000 taka puis de 10 % à 30 % pour les années d’imposition 2026-27 et 2027-28. Le Finance Act 2026 relève, selon la presse, ce seuil à 400 000 taka ; le texte de la loi n’est pas détaillé ici. Une surtaxe, calculée sur l’impôt, dépend du patrimoine net. Cette page rapporte ces sources ; ce qu’elles ne précisent pas est indiqué comme tel.

Résident : 183 jours, ou 90 jours après 365 jours

L’article 2, point 45, du texte anglais de l’Income Tax Act 2023 définit le résident, pour un individu, comme la personne qui s’est trouvée au Bangladesh :

  • pendant 183 jours ou plus au total dans l’année ; ou
  • pendant 90 jours ou plus au total dans l’année, après avoir déjà été présente au Bangladesh 365 jours ou plus au total pendant les quatre années précédentes.

Le non-résident est la personne qui n’est pas résidente. Le texte distingue l’année d’imposition (assessment year), période de douze mois qui commence le 1er juillet, et l’exercice de revenus (income year), qui est l’exercice financier précédant l’année d’imposition. La circulaire du NBR donne en exemple un revenu de l’exercice 2024-25 imposé à l’année d’imposition 2025-26. Pour un contribuable qui n’est pas une société, le texte fixe le jour d’échéance (tax day) au 30 novembre suivant la fin de l’exercice.

Ce qui est imposé selon le statut

L’article 26 du même texte distingue deux cas. Le revenu du résident comprend celui qui naît ou est réputé naître au Bangladesh, mais aussi celui qui naît hors du Bangladesh pendant l’année et celui qu’il reçoit hors du Bangladesh. Le revenu du non-résident comprend celui qui naît ou est réputé naître au Bangladesh et celui qui y est reçu ou réputé reçu.

L’article 27 énumère des revenus réputés nés au Bangladesh, notamment :

  • le salaire d’un emploi exercé au Bangladesh ;
  • les dividendes versés hors du Bangladesh par une société bangladaise ;
  • les intérêts, redevances et honoraires techniques payés par l’État ou par un résident, avec des exceptions lorsque l’usage a lieu à l’étranger ;
  • le produit de la cession d’actifs situés au Bangladesh.

L’article 28 évite la double inclusion : un revenu déjà inclus parce qu’il est né pendant une année ne l’est pas de nouveau lorsqu’il est reçu au Bangladesh une autre année.

Le barème des particuliers pour 2026-27 et 2027-28

La circulaire de l’impôt sur le revenu 2025-2026 du NBR, datée du 21 août 2025, fixe le barème suivant pour les individus et les familles hindoues indivises, pour les années d’imposition 2026-27 et 2027-28. Les montants sont en taka (BDT).

Tranche du revenu total (BDT)Taux
Premiers 375 0000 %
Les 300 000 suivants10 %
Les 400 000 suivants15 %
Les 500 000 suivants20 %
Les 2 000 000 suivants25 %
Le reste30 %

Le seuil d’exonération est de 425 000 taka pour les femmes et les personnes de 65 ans ou plus, et de 500 000 taka pour les personnes handicapées et les contribuables de troisième genre. Lorsque le revenu dépasse le seuil, l’impôt minimum est de 5 000 taka, ou de 1 000 taka pour un nouveau contribuable.

Exemple chiffré, avec un revenu total supposé de 1 000 000 taka : 375 000 à 0 %, puis 300 000 à 10 % (30 000), puis 325 000 à 15 % (48 750), soit 78 750 taka avant allègements et crédits, que cette page ne détaille pas.

Le barème exclut les personnes physiques non résidentes qui ne sont pas de nationalité bangladaise. Pour les autres contribuables non résidents, hors non-résidents bangladais, sociétés, firmes et associations de personnes, la circulaire retient un taux de 30 %.

Surtaxe selon le patrimoine net

La même circulaire prévoit, pour les années d’imposition 2026-27 et 2027-28, une surtaxe pour les contribuables personnes physiques. Elle s’applique à l’impôt calculé avec le barème et dépend du patrimoine net figurant dans la déclaration d’actifs et de passifs de l’article 167. Un crore vaut dix millions de taka.

Patrimoine netSurtaxe sur l’impôt
Jusqu’à 4 crores de takaNéant
De plus de 4 à 10 crores10 %
De plus de 10 à 20 crores20 %
De plus de 20 à 50 crores30 %
Plus de 50 crores35 %

La circulaire ajoute des conditions liées à la détention de véhicules ou d’un logement de grande surface : elles ne sont pas détaillées ici. Elle précise aussi que la surtaxe liée à l’impôt minimum ne s’applique pas à partir de l’année d’imposition 2026-27.

Articulation avec la convention franco-bangladaise

La convention a été signée à Dacca le 9 mars 1987 et elle est entrée en vigueur le 1er septembre 1988, d’après le BOFiP. La liste du BOFiP du 29 avril 2026 ne mentionne aucun avenant, et le Bangladesh ne figure pas dans la liste des conventions modifiées par la convention multilatérale. Dans le texte publié par l’administration fiscale française :

  • la retenue à la source sur les dividendes est plafonnée à 10 % du montant brut si le bénéficiaire effectif est une société, autre qu’une société de personnes, qui détient directement au moins 10 % du capital de la société qui paie les dividendes, et à 15 % dans les autres cas (article 10, § 2) ;
  • elle est plafonnée à 10 % pour les intérêts (article 11, § 2) et pour les redevances (article 12, § 2) ;
  • les gains non visés aux paragraphes précédents de l’article 13 ne sont imposables que dans l’État dont le cédant est résident (article 13, § 5) ;
  • l’exception de 183 jours pour les salaires se compte par année fiscale (article 15, § 2) ;
  • les pensions de retraite d’un emploi antérieur sont imposables dans l’État de résidence (article 18) ;
  • les revenus bangladais des articles 10, 11, 12, 14, 16, 17 et 22 sont imposables en France pour leur montant brut, avec un crédit d’impôt pour l’impôt bangladais (article 23, § 2).

Pour une double résidence, l’article 4 retient d’abord le foyer d’habitation permanent. Le détail figure sur notre page consacrée à la convention.

Ce que cette page ne traite pas

Elle ne détaille ni les taux internes sur les dividendes, les intérêts, les loyers et les plus-values, ni l’achat d’un bien immobilier par un étranger, ni les droits de succession, ni la sécurité sociale, ni les visas. La circulaire utilisée date d’août 2025 : le Finance Act 2026 (loi n° 96 de 2026, du 30 juin 2026), publié sur le site du NBR, lui est postérieur. Ses dispositions sur les seuils d’exonération, le barème et la surtaxe ne sont pas détaillées ici, et les montants indiqués plus haut se vérifient auprès du NBR. Ces sujets relèvent de la loi bangladaise et se vérifient auprès du NBR. Balmont Conseil n’est pas un cabinet d’avocats ni un fiscaliste local : la fiscalité locale se valide avec un professionnel installé au Bangladesh. Ce qui relève de la France, notamment la déclaration de départ, les comptes à déclarer et l’exit tax, est traité dans nos pages sur le domicile fiscal.

Ce qui change selon votre cas

  • Votre nombre de jours de présence au Bangladesh dans l’année et sur les quatre années précédentes.
  • Votre statut de résident ou de non-résident, qui détermine si vos revenus étrangers entrent dans l’assiette.
  • Votre patrimoine net, qui détermine la surtaxe.
  • Votre situation de résidence en France et au Bangladesh, année par année.

La règle dépend de votre situation. Aucun résultat n’est promis.

Questions fréquentes

Quand est-on résident fiscal au Bangladesh ?

Selon l’article 2, point 45, de l’Income Tax Act 2023, avec 183 jours ou plus de présence dans l’année, ou 90 jours ou plus dans l’année et 365 jours ou plus sur les quatre années précédentes.

Les revenus de l’étranger sont-ils imposés ?

Pour un résident, oui : l’article 26 inclut le revenu qui naît hors du Bangladesh et celui que le résident reçoit hors du pays. Le non-résident est imposé sur le revenu né, ou réputé né, ou reçu au Bangladesh.

Quel est le barème pour 2026-27 ?

D’après la circulaire du NBR du 21 août 2025 : 0 % jusqu’à 375 000 taka, puis 10 %, 15 %, 20 %, 25 % et 30 % au-delà de 3 575 000 taka. Le Finance Act 2026 n’est pas détaillé ici.

Quels plafonds la convention franco-bangladaise fixe-t-elle ?

10 % pour les dividendes versés à une société détenant directement au moins 10 % du capital et 15 % dans les autres cas, 10 % pour les intérêts et 10 % pour les redevances, d’après le texte publié par l’administration fiscale française.

Faire le point avant de vous installer

Balmont Conseil, cabinet installé à Lyon depuis bientôt 14 ans, accompagne des dirigeants et des familles dont le patrimoine ou l’activité relie la France et l’étranger. Pour faire le point sur votre situation avant un départ vers le Bangladesh, prenez rendez-vous.

Alexis SagnierConseiller en investissements financiers et immobiliers, courtier en assurances, certifié AMF
Fondateur de Balmont Conseil, Lyon (ORIAS 13003497)

Sources officielles