« Alexis, je rentre en France après six ans à Hô Chi Minh-Ville, mais je garde mon appartement là-bas en location à mon nom. Est-ce un problème ? »

Cela peut en être un. Le droit vietnamien reconnaît la résidence fiscale à partir de 183 jours de présence, mais aussi par la seule disposition d’un logement habituel : résidence enregistrée ou bail d’au moins 183 jours dans l’année. Vous pouvez donc rester résident vietnamien après votre retour, tout en redevenant résident français. Deux pays vous revendiquent : c’est la convention qui départage, sur preuves.

Le Vietnam compte 6 957 Français inscrits au registre consulaire au 31 décembre 2025 (−3,1 % sur un an).

La convention du 10 février 1993 couvre le revenu et la fortune, pas les successions ; l’exit tax y demande des garanties. Chez Balmont Conseil, nous partons de ce texte, lu article par article.

1. Pourquoi solliciter une expertise en gestion de patrimoine au Vietnam ?

Quatre points décident de votre situation, à l’aller comme au retour.

  • Le logement fait la résidence. Un bail d’au moins 183 jours suffit au Vietnam. À l’aller, c’est une preuve utile ; au retour, c’est un risque de double résidence à traiter.
  • Une clause d’exclusion. L’article 4 § 1 de la convention exclut de la résidence les personnes imposées au Vietnam sur leurs seuls revenus de source vietnamienne ou leur seule fortune qui y est située.
  • L’exit tax demande des garanties. Le Vietnam n’assiste pas la France au recouvrement de l’impôt : le sursis se demande, avec un représentant fiscal en France.
  • Votre succession. Aucune convention ne la règle : la France applique l’article 750 ter du code général des impôts, sans correctif conventionnel.

2. Le cadre France ↔ Vietnam en cinq points vérifiés

Voici le cadre applicable, vérifié dans les sources officielles au 1er octobre 2026.

Français inscrits au registre6 957 au 31 décembre 2025 (−3,1 % sur un an).
Convention sur le revenuOui — convention du 10 février 1993 et son protocole, sans avenant, modifiée par la convention multilatérale BEPS. Elle couvre l’impôt sur le revenu et l’impôt sur la fortune, donc l’IFI.
Convention sur les successionsNon. Aucune convention ne règle les successions ni les donations entre la France et le Vietnam : l’article 750 ter du code général des impôts s’applique sans correctif conventionnel.
Exit tax — sursis de paiementSursis sur demande, avec représentant fiscal et garanties. Le Vietnam n’assiste pas la France au recouvrement de l’impôt (annexe BOI-ANNX-000508).
CSG et CRDS sur les revenus fonciers et plus-values17,2 % sur les revenus fonciers et les plus-values immobilières, 18,6 % sur les loyers meublés depuis les revenus 2025. Le taux réduit de 7,5 % ne s’applique pas.
Sources : liste des conventions fiscales conclues par la France (BOI-ANNX-000306, mise à jour du 29 avril 2026) ; clauses d’échange de renseignements et d’assistance au recouvrement (BOI-ANNX-000508, situation au 8 octobre 2025) ; registre des Français établis hors de France au 31 décembre 2025 (ministère de l’Europe et des Affaires étrangères) ; texte de la convention publié par impots.gouv.fr ; impots.gouv.fr pour les prélèvements sociaux des non-résidents. Situation arrêtée au 1er octobre 2026.

Sur la double résidence. La convention départage par le foyer d’habitation permanent, puis le centre des intérêts vitaux, le séjour habituel et la nationalité. Au retour, un bail vietnamien conservé pèse dans la balance : mieux vaut le résilier ou le documenter.

Sur l’IFI. La convention couvre l’impôt sur la fortune : elle encadre l’IFI dû sur votre immobilier situé en France au-delà de 1,3 M€.

Sur vos revenus français. Pendant l’expatriation, ils restent imposés en France, au taux minimum de 20 % puis 30 % au-delà de 29 579 € de revenu net imposable, ou au taux moyen s’il est plus favorable.

Ce que nous n’affichons pas. Le détail de l’impôt vietnamien se traite avec un conseil habilité au Vietnam, que nous coordonnons.

3. Nos services : un accompagnement à 360° pour expatriés et investisseurs

Trois chantiers, à l’aller comme au retour.

Le départ : résidence et exit tax

Nous datons votre départ fiscal français et listons les preuves de résidence vietnamienne. Si vos valeurs mobilières dépassent 800 000 € ou si vous détenez au moins 50 % des bénéfices d’une société, nous montons le dossier de sursis d’exit tax (article 167 bis du code général des impôts), avec représentant fiscal et garanties.

  • Date de départ fiscale et preuves de résidence.
  • Dossier de sursis : représentant fiscal et garanties.
  • Suivi annuel tant que le sursis court.

Le retour : sortir proprement de la résidence vietnamienne

Bail, résidence enregistrée, comptes : nous listons ce qui vous rattache encore au Vietnam, et ce qu’il faut clore ou documenter pour que votre retour en France ne crée pas une année de double imposition.

Vos contrats se regardent au même moment : une assurance-vie française détenue par un non-résident ne supporte plus de prélèvements sociaux, et un contrat d’assurance-vie luxembourgeois peut être examiné pour un parcours entre plusieurs pays.

Transmission sans convention

Nous établissons ce que chaque héritier paierait en France, selon son domicile et la situation des biens, et nous préparons les donations au bon moment.

4. Méthodologie : notre façon de travailler

Nous travaillons en quatre temps, et vous savez à chaque étape où vous en êtes.

  1. Le bilan d’entrée. Nous relevons votre situation réelle : composition du patrimoine, calendrier du projet, situation de chaque membre du foyer, et domicile fiscal de vos héritiers — car c’est le leur qui commande, pas le vôtre.
  2. Le référentiel applicable. Nous établissons, source par source et avec sa date, le cadre qui vous concerne. Ce que nous ne savons pas, nous l’écrivons « à confirmer » — jamais autre chose.
  3. Les arbitrages. Nous vous présentons les options chiffrées, avec leurs conséquences respectives, et vous décidez. L’ingénierie patrimoniale vient après la décision, pas avant.
  4. Le suivi. Une revue annuelle, offerte, qui vérifie que le cadre n’a pas bougé — les conventions sont modifiées, les régimes d’attractivité sont supprimés, les seuils changent.

5. Ce que vous apporte le cabinet

Ce qui distingue concrètement notre intervention.

  • Des sources, pas des affirmations. Chaque élément de votre dossier porte sa référence et sa date. Vous pouvez vérifier. C’est la seule façon de travailler sur un sujet où l’information disponible en ligne est majoritairement périmée.
  • Un interlocuteur unique, en France. Nous coordonnons vos conseils locaux, nous ne les remplaçons pas : la fiscalité interne du pays d’accueil se traite avec un professionnel habilité sur place. Notre rôle est de tenir la cohérence d’ensemble et de défendre le côté français du dossier.
  • Des honoraires lisibles. Rémunération annoncée avant tout engagement : bilans à prix fixe, mission sur mesure à 500 € TTC de l’heure, commissions des assureurs sur les contrats souscrits. La revue annuelle est offerte.

Questions fréquentes au Vietnam

Puis-je rester résident vietnamien après mon retour en France ?

Oui, si vous conservez un logement habituel au Vietnam : le droit vietnamien retient la résidence dès 183 jours de présence, ou par un bail d’au moins 183 jours dans l’année. La convention du 10 février 1993 départage alors, sur preuves.

Le sursis d’exit tax est-il automatique vers le Vietnam ?

Non. Le Vietnam n’assiste pas la France au recouvrement de l’impôt (annexe BOI-ANNX-000508). Le sursis se demande, avec un représentant fiscal et des garanties (article 167 bis du code général des impôts).

Existe-t-il une convention sur les successions entre la France et le Vietnam ?

Non. La convention de 1993 couvre le revenu et la fortune, pas les successions ni les donations. La France applique donc l’article 750 ter du code général des impôts, sans correctif conventionnel.

Mes loyers français restent-ils imposés en France ?

Oui : au taux minimum de 20 % jusqu’à 29 579 € de revenu net imposable et 30 % au-delà, sauf option pour le taux moyen, avec 17,2 % de prélèvements sociaux en location nue et 18,6 % en meublé depuis les revenus 2025.

L’IFI s’applique-t-il si je vis au Vietnam ?

Sur votre immobilier situé en France, au-delà de 1,3 M€ de patrimoine net, oui. La convention couvre l’impôt sur la fortune et se lit pour savoir comment elle l’encadre.


En résumé

Au Vietnam, le logement fait la résidence, à l’aller comme au retour. L’exit tax y demande des garanties, et la succession n’est protégée par aucun texte.

Le départ, le retour et la transmission se préparent chacun à leur moment.

Honoraires du cabinet : 500 € TTC de l’heure. Le suivi annuel est offert.

Faisons le point sur votre situation

Un échange de trente minutes suffit à préparer votre départ ou votre retour. Vous pouvez aussi commencer par une radiographie gratuite de vos contrats.


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