« Alexis, je m’installe à Kuala Lumpur avec un visa long séjour. On m’a dit que la Malaisie n’imposait pas mes revenus étrangers. Est-ce que la convention me protège quand même ? »

Sur ce point, la convention franco-malaisienne est plus simple que la plupart de ses voisines : elle définit le résident par simple renvoi au droit interne de chaque État, sans exclure les personnes imposées sur leurs seuls revenus locaux. Le risque n’est donc pas dans le texte, mais dans la preuve de votre présence en Malaisie.

La Malaisie compte 2 937 Français inscrits au registre consulaire au 31 décembre 2025 (+1,7 % sur un an).

La convention du 24 avril 1975, modifiée en 1991 et en 2009, ne couvre que l’impôt sur le revenu : rien ne règle les successions, et l’exit tax demande des garanties. Chez Balmont Conseil, nous partons de ce texte, dans sa version consolidée.

1. Pourquoi solliciter une expertise en gestion de patrimoine en Malaisie ?

Quatre points décident de votre situation.

  • La résidence se prouve par la présence. Le certificat de résidence malaisien repose sur la règle des 182 jours. Passeport, bail timbré, permis de séjour et relevés bancaires locaux font le dossier.
  • Trois textes superposés. La convention de 1975 et ses avenants de 1991 et 2009, auxquels s’ajoute la convention multilatérale : on raisonne sur la version consolidée publiée par l’administration fiscale, jamais sur le texte d’origine.
  • L’exit tax demande des garanties. La Malaisie n’assiste pas la France au recouvrement de l’impôt : le sursis se demande, avec un représentant fiscal en France.
  • Votre succession. Aucune convention ne la règle : la France applique l’article 750 ter du code général des impôts, sans correctif conventionnel.

2. Le cadre France ↔ Malaisie en cinq points vérifiés

Voici le cadre applicable, vérifié dans les sources officielles au 1er octobre 2026.

Français inscrits au registre2 937 au 31 décembre 2025 (+1,7 % sur un an).
Convention sur le revenuOui — convention du 24 avril 1975, avenants de 1991 et 2009, modifiée par la convention multilatérale BEPS. Elle ne couvre que l’impôt sur le revenu : l’IFI s’applique selon le seul droit français.
Convention sur les successionsNon. Aucune convention ne règle les successions ni les donations entre la France et la Malaisie : l’article 750 ter du code général des impôts s’applique sans correctif conventionnel.
Exit tax — sursis de paiementSursis sur demande, avec représentant fiscal et garanties. La Malaisie n’assiste pas la France au recouvrement de l’impôt (annexe BOI-ANNX-000508).
CSG et CRDS sur les revenus fonciers et plus-values17,2 % sur les revenus fonciers et les plus-values immobilières, 18,6 % sur les loyers meublés depuis les revenus 2025. Le taux réduit de 7,5 % ne s’applique pas.
Sources : liste des conventions fiscales conclues par la France (BOI-ANNX-000306, mise à jour du 29 avril 2026) ; clauses d’échange de renseignements et d’assistance au recouvrement (BOI-ANNX-000508, situation au 8 octobre 2025) ; registre des Français établis hors de France au 31 décembre 2025 (ministère de l’Europe et des Affaires étrangères) ; texte de la convention publié par impots.gouv.fr ; impots.gouv.fr pour les prélèvements sociaux des non-résidents. Situation arrêtée au 1er octobre 2026.

Sur la résidence. La convention renvoie au droit interne malaisien : être résident malaisien au sens de ce droit suffit, même si la Malaisie n’impose que vos revenus locaux. La contestation, si elle vient, portera sur les faits — votre présence, votre foyer — et sur la clause anti-abus ajoutée par la convention multilatérale.

Une clause rare. L’article 23 prévoit un crédit d’impôt « fictif » : la France crédite l’impôt malaisien qui aurait été payé sans certaines exonérations d’incitation. Il concerne surtout les investissements et les revenus d’entreprise.

Sur vos revenus français. Ils restent imposés en France, au taux minimum de 20 % puis 30 % au-delà de 29 579 € de revenu net imposable, ou au taux moyen s’il est plus favorable.

Ce que nous n’affichons pas. Le détail de l’impôt malaisien et des visas de long séjour se traite avec un conseil habilité en Malaisie, que nous coordonnons.

3. Nos services : un accompagnement à 360° pour expatriés et investisseurs

Trois chantiers, dans l’ordre où ils se décident.

Le départ : résidence et exit tax

Nous datons votre départ fiscal français, nous listons les preuves de présence à réunir en Malaisie, puis nous montons le dossier de sursis si vos valeurs mobilières dépassent 800 000 € ou si vous détenez au moins 50 % des bénéfices d’une société (article 167 bis du code général des impôts) : représentant fiscal, nature et montant des garanties.

  • Preuves de présence et certificat de résidence malaisien.
  • Dossier de sursis : représentant fiscal et garanties.
  • Date de départ fiscale française.

Vos revenus et contrats français vus depuis Kuala Lumpur

Loyers, dividendes, assurance-vie : nous établissons ce que la France continue d’imposer et ce que la convention réduit. Une assurance-vie française détenue par un non-résident ne supporte plus de prélèvements sociaux ; ses rachats subissent un prélèvement de 12,8 %, ou 7,5 % après huit ans.

Un contrat d’assurance-vie luxembourgeois peut être examiné pour une expatriation longue, au cas par cas.

Transmission sans convention

Nous établissons ce que chaque héritier paierait en France, selon son domicile et la situation des biens, et nous préparons les donations avant le départ.

4. Méthodologie : notre façon de travailler

Nous travaillons en quatre temps, et vous savez à chaque étape où vous en êtes.

  1. Le bilan d’entrée. Nous relevons votre situation réelle : composition du patrimoine, calendrier du projet, situation de chaque membre du foyer, et domicile fiscal de vos héritiers — car c’est le leur qui commande, pas le vôtre.
  2. Le référentiel applicable. Nous établissons, source par source et avec sa date, le cadre qui vous concerne. Ce que nous ne savons pas, nous l’écrivons « à confirmer » — jamais autre chose.
  3. Les arbitrages. Nous vous présentons les options chiffrées, avec leurs conséquences respectives, et vous décidez. L’ingénierie patrimoniale vient après la décision, pas avant.
  4. Le suivi. Une revue annuelle, offerte, qui vérifie que le cadre n’a pas bougé — les conventions sont modifiées, les régimes d’attractivité sont supprimés, les seuils changent.

5. Ce que vous apporte le cabinet

Ce qui distingue concrètement notre intervention.

  • Des sources, pas des affirmations. Chaque élément de votre dossier porte sa référence et sa date. Vous pouvez vérifier. C’est la seule façon de travailler sur un sujet où l’information disponible en ligne est majoritairement périmée.
  • Un interlocuteur unique, en France. Nous coordonnons vos conseils locaux, nous ne les remplaçons pas : la fiscalité interne du pays d’accueil se traite avec un professionnel habilité sur place. Notre rôle est de tenir la cohérence d’ensemble et de défendre le côté français du dossier.
  • Des honoraires lisibles. Rémunération annoncée avant tout engagement : bilans à prix fixe, mission sur mesure à 500 € TTC de l’heure, commissions des assureurs sur les contrats souscrits. La revue annuelle est offerte.

Questions fréquentes en Malaisie

La convention exige-t-elle que je sois imposé en Malaisie pour être résident ?

Non. L’article 4 de la convention du 24 avril 1975 renvoie au droit interne de chaque État et ne comporte pas de clause excluant les personnes imposées sur leurs seuls revenus locaux. Il faut en revanche prouver votre résidence malaisienne dans les faits.

Le sursis d’exit tax est-il automatique vers la Malaisie ?

Non. La Malaisie n’assiste pas la France au recouvrement de l’impôt (annexe BOI-ANNX-000508). Le sursis se demande, avec un représentant fiscal et des garanties (article 167 bis du code général des impôts).

Existe-t-il une convention sur les successions entre la France et la Malaisie ?

Non. La convention de 1975 ne couvre que l’impôt sur le revenu. La France applique donc l’article 750 ter du code général des impôts, sans correctif conventionnel.

Mes loyers français restent-ils imposés en France ?

Oui : au taux minimum de 20 % jusqu’à 29 579 € de revenu net imposable et 30 % au-delà, sauf option pour le taux moyen, avec 17,2 % de prélèvements sociaux en location nue et 18,6 % en meublé depuis les revenus 2025.

Quelle version de la convention faut-il lire ?

La version consolidée publiée par l’administration fiscale française, qui intègre les avenants de 1991 et de 2009 et la convention multilatérale. Le texte de 1975 seul est incomplet.


En résumé

La Malaisie a une convention simple sur la résidence, qui renvoie au droit malaisien, mais l’exit tax y demande des garanties et la succession n’est protégée par aucun texte.

Le dossier de présence, l’exit tax et la transmission se préparent avant le départ.

Honoraires du cabinet : 500 € TTC de l’heure. Le suivi annuel est offert.

Faisons le point sur votre situation

Un échange de trente minutes suffit à préparer votre départ pour Kuala Lumpur. Vous pouvez aussi commencer par une radiographie gratuite de vos contrats.


Les autres destinations

États-Unis · Canada · Allemagne · Israël · Maroc · Algérie · Pays-Bas · Australie · Liban · Côte d’Ivoire · Irlande · Grèce · Monaco · Andorre · Chypre · Jordanie · Brésil · Mexique · Sénégal · Tunisie · Royaume-Uni · Suisse · Luxembourg · Belgique · Émirats · Île Maurice · Asie · Moyen-Orient · Investir en France depuis l’étranger · Singapour · Hong Kong · Japon · Thaïlande · Qatar · Arabie saoudite · Chine · Corée du Sud · Inde · Indonésie · Philippines · Vietnam — ou revenez à l’ensemble de nos destinations d’expatriation.