« Alexis, je suis détaché à Séoul pour trois ans. Je garde mes placements en France. Est-ce que la Corée va les taxer ? »

Pendant vos premières années, probablement pas tant que l’argent reste en France. Et c’est précisément ce qui demande un examen : la convention franco-coréenne exclut de la résidence les personnes imposées en Corée sur leurs seuls revenus coréens. Votre statut au sens de la convention se vérifie avant le départ.

La Corée du Sud compte 3 458 Français inscrits au registre consulaire au 31 décembre 2025 (−2,2 % sur un an).

Le cadre franco-coréen a un avantage : l’exit tax y bénéficie du sursis automatique. Il a aussi un vide : aucune convention sur les successions. Chez Balmont Conseil, nous partons de ces deux constats vérifiés.

1. Pourquoi solliciter une expertise en gestion de patrimoine en Corée du Sud ?

Quatre points décident de votre situation.

  • Les cinq premières années. La Corée n’impose les revenus étrangers d’un étranger résident depuis moins de cinq ans sur dix que s’ils sont payés en Corée ou y sont rapatriés. L’article 4 § 1 de la convention exclut de la résidence les personnes imposées sur leurs seuls revenus de source locale : l’articulation des deux se regarde avant le départ.
  • Une convention de 1979, modernisée en 1991. L’avenant de 1991 a supprimé le crédit d’impôt forfaitaire de 20 % au profit d’un crédit égal à l’impôt réellement payé : les calculs anciens ne valent plus.
  • L’exit tax est suspendue d’office. La Corée assiste la France au recouvrement de l’impôt : le sursis est automatique, la déclaration ne l’est pas.
  • Votre succession. Aucune convention ne la règle : la France applique l’article 750 ter du code général des impôts, sans correctif conventionnel.

2. Le cadre France ↔ Corée du Sud en cinq points vérifiés

Voici le cadre applicable, vérifié dans les sources officielles au 1er octobre 2026.

Français inscrits au registre3 458 au 31 décembre 2025 (−2,2 % sur un an).
Convention sur le revenuOui — convention du 19 juin 1979, avenant du 9 avril 1991, modifiée par la convention multilatérale BEPS. Elle ne couvre que l’impôt sur le revenu : l’IFI s’applique selon le seul droit français.
Convention sur les successionsNon. Aucune convention ne règle les successions ni les donations entre la France et la Corée du Sud : l’article 750 ter du code général des impôts s’applique sans correctif conventionnel.
Exit tax — sursis de paiementSursis de paiement automatique : la Corée du Sud assiste la France au recouvrement de l’impôt (annexe BOI-ANNX-000508) et figure dans la notice de la déclaration 2074-ETD 2026.
CSG et CRDS sur les revenus fonciers et plus-values17,2 % sur les revenus fonciers et les plus-values immobilières, 18,6 % sur les loyers meublés depuis les revenus 2025. Le taux réduit de 7,5 % ne s’applique pas.
Sources : liste des conventions fiscales conclues par la France (BOI-ANNX-000306, mise à jour du 29 avril 2026) ; clauses d’échange de renseignements et d’assistance au recouvrement (BOI-ANNX-000508, situation au 8 octobre 2025) ; registre des Français établis hors de France au 31 décembre 2025 (ministère de l’Europe et des Affaires étrangères) ; texte de la convention publié par impots.gouv.fr ; impots.gouv.fr pour les prélèvements sociaux des non-résidents. Situation arrêtée au 1er octobre 2026.

Sur la résidence. Le certificat de résidence coréen se demande au service national des impôts. Il atteste votre résidence, mais ne dit rien de l’étendue de ce qui est imposé en Corée : c’est ce second point que regarde la convention.

Sur vos revenus français. Ils restent imposés en France, au taux minimum de 20 % puis 30 % au-delà de 29 579 € de revenu net imposable, ou au taux moyen s’il est plus favorable.

Sur l’exit tax. Le sursis est automatique, mais la déclaration est obligatoire l’année du départ, puis chaque année tant qu’il court.

Ce que nous n’affichons pas. Le détail de l’impôt coréen se traite avec un conseil habilité en Corée, que nous coordonnons.

3. Nos services : un accompagnement à 360° pour expatriés et investisseurs

Trois chantiers, dans l’ordre où ils se décident.

Le départ : résidence et exit tax

Nous datons votre départ fiscal français, nous examinons votre situation pendant les cinq premières années au regard de l’article 4 de la convention, et nous déposons la déclaration d’exit tax si vos valeurs mobilières dépassent 800 000 € ou si vous détenez au moins 50 % des bénéfices d’une société (article 167 bis du code général des impôts).

  • Date de départ fiscale et pièces de résidence coréennes.
  • Revenus étrangers payés ou rapatriés en Corée.
  • Déclaration d’exit tax et suivi du sursis.

Vos revenus et contrats français vus depuis Séoul

Loyers, dividendes, assurance-vie : nous établissons ce que la France continue d’imposer et ce que la convention réduit. Une assurance-vie française détenue par un non-résident ne supporte plus de prélèvements sociaux ; ses rachats subissent un prélèvement de 12,8 %, ou 7,5 % après huit ans.

Un contrat d’assurance-vie luxembourgeois peut être examiné pour une mobilité longue, au cas par cas.

Transmission sans convention

Nous établissons ce que chaque héritier paierait en France, selon son domicile et la situation des biens, et nous préparons les donations avant le départ.

4. Méthodologie : notre façon de travailler

Nous travaillons en quatre temps, et vous savez à chaque étape où vous en êtes.

  1. Le bilan d’entrée. Nous relevons votre situation réelle : composition du patrimoine, calendrier du projet, situation de chaque membre du foyer, et domicile fiscal de vos héritiers — car c’est le leur qui commande, pas le vôtre.
  2. Le référentiel applicable. Nous établissons, source par source et avec sa date, le cadre qui vous concerne. Ce que nous ne savons pas, nous l’écrivons « à confirmer » — jamais autre chose.
  3. Les arbitrages. Nous vous présentons les options chiffrées, avec leurs conséquences respectives, et vous décidez. L’ingénierie patrimoniale vient après la décision, pas avant.
  4. Le suivi. Une revue annuelle, offerte, qui vérifie que le cadre n’a pas bougé — les conventions sont modifiées, les régimes d’attractivité sont supprimés, les seuils changent.

5. Ce que vous apporte le cabinet

Ce qui distingue concrètement notre intervention.

  • Des sources, pas des affirmations. Chaque élément de votre dossier porte sa référence et sa date. Vous pouvez vérifier. C’est la seule façon de travailler sur un sujet où l’information disponible en ligne est majoritairement périmée.
  • Un interlocuteur unique, en France. Nous coordonnons vos conseils locaux, nous ne les remplaçons pas : la fiscalité interne du pays d’accueil se traite avec un professionnel habilité sur place. Notre rôle est de tenir la cohérence d’ensemble et de défendre le côté français du dossier.
  • Des honoraires lisibles. Rémunération annoncée avant tout engagement : bilans à prix fixe, mission sur mesure à 500 € TTC de l’heure, commissions des assureurs sur les contrats souscrits. La revue annuelle est offerte.

Questions fréquentes en Corée du Sud

Le sursis d’exit tax est-il automatique vers la Corée du Sud ?

Oui. La Corée du Sud assiste la France au recouvrement de l’impôt (annexe BOI-ANNX-000508) : le paiement est suspendu sans garanties. La déclaration 2074-ETD reste obligatoire l’année du départ, puis chaque année (article 167 bis du code général des impôts).

Je ne rapatrie pas mes revenus français : suis-je résident coréen au sens de la convention ?

C’est le point à vérifier. L’article 4 § 1 de la convention du 19 juin 1979 exclut de la résidence les personnes imposées en Corée sur leurs seuls revenus de source coréenne. Pendant vos cinq premières années, votre assiette coréenne dépend de ce que vous y faites entrer.

Existe-t-il une convention sur les successions entre la France et la Corée du Sud ?

Non. La convention de 1979 ne couvre que l’impôt sur le revenu. La France applique donc l’article 750 ter du code général des impôts, sans correctif conventionnel.

Mes loyers français restent-ils imposés en France ?

Oui : au taux minimum de 20 % jusqu’à 29 579 € de revenu net imposable et 30 % au-delà, sauf option pour le taux moyen, avec 17,2 % de prélèvements sociaux en location nue et 18,6 % en meublé depuis les revenus 2025.

Le crédit d’impôt de 20 % existe-t-il toujours ?

Non. L’avenant du 9 avril 1991 l’a remplacé par un crédit égal à l’impôt réellement payé. Toute simulation fondée sur l’ancien taux forfaitaire est à refaire.


En résumé

La Corée du Sud offre un sursis d’exit tax automatique, mais aucune protection de votre succession, et une résidence à examiner pendant les cinq premières années.

Tout se prépare avant le départ : la résidence, la déclaration d’exit tax et la transmission.

Honoraires du cabinet : 500 € TTC de l’heure. Le suivi annuel est offert.

Faisons le point sur votre situation

Un échange de trente minutes suffit à préparer votre départ pour Séoul. Vous pouvez aussi commencer par une radiographie gratuite de vos contrats.


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