« Alexis, je m’installe à Dubaï en janvier. Il n’y a pas d’impôt sur le revenu là-bas. Qu’est-ce que je dois encore à la France ? »

Plus qu’on ne le croit, et tout commence par une question : avez-vous vraiment quitté la France au sens de l’article 4 B du code général des impôts ? Foyer, activité principale, centre de vos intérêts économiques : un seul critère resté en France suffit pour y rester imposable.

Les Émirats arabes unis comptent 33 438 Français inscrits au registre consulaire au 31 décembre 2025, en forte hausse : +12,7 % sur un an, l’une des deux plus fortes progressions de 2025.

La convention du 19 juillet 1989 règle à la fois l’impôt sur le revenu et les successions. Chez Balmont Conseil, nous préparons ces départs avant la date, parce que c’est avant que se règlent l’exit tax, la résidence et les contrats.

1. Pourquoi solliciter une expertise en gestion de patrimoine aux Émirats ?

Quatre points, tous à traiter avant le départ.

  • La résidence fiscale se prouve. Le certificat de résidence émirien ne suffit pas face à l’article 4 B : la France regarde votre foyer, votre activité et vos intérêts économiques. Une entreprise ou des investissements restés en France peuvent vous y maintenir.
  • L’exit tax n’est pas suspendue d’office. Vers les Émirats, le sursis doit être demandé, avec un représentant fiscal et des garanties constituées avant le départ.
  • Vos revenus français restent taxés en France. Les loyers d’un bien situé en France y sont imposés, avec un taux minimum de 20 % pour un non-résident, et 17,2 % de prélèvements sociaux.
  • La convention couvre les successions. Les biens meubles sont en principe taxés dans l’État de résidence du défunt ; les immeubles situés en France restent taxés en France.

2. Le cadre France ↔ Émirats arabes unis en cinq points vérifiés

Voici le cadre applicable, vérifié dans les sources officielles au 1er octobre 2026.

Français inscrits au registre33 438 au 31 décembre 2025 (+12,7 % sur un an), l’une des deux plus fortes progressions de 2025.
Convention sur le revenuOui — convention du 19 juillet 1989 en matière d’impôts sur le revenu et sur les successions.
Convention sur les successionsOui, la même convention du 19 juillet 1989. Son article 17 réserve les biens meubles, titres et dépôts compris, à l’État de résidence du défunt. Les donations ne sont pas couvertes.
Exit tax — sursis de paiementSursis sur demande, avec représentant fiscal et garanties constituées avant le départ (article 167 bis du code général des impôts). Le sursis n’est pas automatique vers les Émirats.
CSG et CRDS sur les revenus fonciers et plus-values17,2 % sur les revenus fonciers et plus-values immobilières de source française. Les Émirats sont un État tiers : l’exonération de CSG et de CRDS ne s’applique pas.
Sources : liste des conventions fiscales conclues par la France (BOI-ANNX-000306, mise à jour du 29 avril 2026) ; clauses d’échange de renseignements et d’assistance au recouvrement (BOI-ANNX-000508, situation au 8 octobre 2025) ; registre des Français établis hors de France au 31 décembre 2025 (ministère de l’Europe et des Affaires étrangères) ; texte de la convention publié par impots.gouv.fr ; impots.gouv.fr pour les prélèvements sociaux des non-résidents. Situation arrêtée au 1er octobre 2026.

Sur la résidence. Les Émirats délivrent un certificat de résidence fiscale à partir de 183 jours de présence, ou de 90 jours avec un titre de séjour et un logement ou un emploi sur place. La France, elle, applique l’article 4 B : c’est son appréciation qui compte pour votre impôt français.

Sur la succession. L’article 17 de la convention attribue les biens meubles à l’État de résidence du défunt : un résident émirien qui laisse des placements financiers en France peut, à ce titre, échapper aux droits français sur ces biens. Les immeubles situés en France, eux, restent taxés en France.

Sur les donations. La convention ne les couvre pas. Une donation à un enfant domicilié en France relève de l’article 750 ter du code général des impôts : elle est taxée en France.

3. Nos services : un accompagnement à 360° pour expatriés et investisseurs

Quatre chantiers, à ouvrir avant la date de départ.

Le départ fiscal et l’exit tax

Nous vérifions chacun des critères de l’article 4 B, puis nous traitons l’exit tax si vos valeurs mobilières dépassent 800 000 € ou si vous détenez au moins 50 % des bénéfices d’une société : chiffrage, demande de sursis, représentant fiscal, garanties.

  • Revue des critères de domicile fiscal français.
  • Exit tax : demande de sursis et garanties avant le départ.
  • Sort de votre entreprise et de vos revenus de source française.

Vos contrats et votre immobilier en France

Assurance-vie, PER, immobilier locatif : nous examinons ce qui se garde depuis les Émirats, ce qui se rachète avant le départ, et comment vos loyers français seront imposés.

Certains assureurs français refusent les versements depuis les Émirats. Un contrat d’assurance-vie luxembourgeois est pensé pour suivre son souscripteur d’un pays à l’autre.

Une société à Dubaï

Les Émirats appliquent depuis les exercices ouverts à compter du 1er juin 2023 un impôt fédéral sur les sociétés de 9 % sur le bénéfice imposable au-delà de 375 000 dirhams ; une société de zone franche peut rester à 0 % sur ses revenus qualifiants, sous conditions de substance. La TVA est de 5 %.

Côté français, une société émirienne dirigée en pratique depuis la France peut y être imposée, et son dirigeant y rester domicilié : le lieu où se prennent les décisions se documente autant que votre résidence.

La transmission

Nous établissons, bien par bien, quel État taxerait votre succession selon l’article 17 de la convention, et nous préparons séparément les donations, qui n’y sont pas couvertes.

4. Méthodologie : notre façon de travailler

Nous travaillons en quatre temps, et vous savez à chaque étape où vous en êtes.

  1. Le bilan d’entrée. Nous relevons votre situation réelle : composition du patrimoine, calendrier du projet, situation de chaque membre du foyer, et domicile fiscal de vos héritiers — car c’est le leur qui commande, pas le vôtre.
  2. Le référentiel applicable. Nous établissons, source par source et avec sa date, le cadre qui vous concerne. Ce que nous ne savons pas, nous l’écrivons « à confirmer » — jamais autre chose.
  3. Les arbitrages. Nous vous présentons les options chiffrées, avec leurs conséquences respectives, et vous décidez. L’ingénierie patrimoniale vient après la décision, pas avant.
  4. Le suivi. Une revue annuelle, offerte, qui vérifie que le cadre n’a pas bougé — les conventions sont modifiées, les régimes d’attractivité sont supprimés, les seuils changent.

5. Ce que vous apporte le cabinet

Ce qui distingue concrètement notre intervention.

  • Des sources, pas des affirmations. Chaque élément de votre dossier porte sa référence et sa date. Vous pouvez vérifier. C’est la seule façon de travailler sur un sujet où l’information disponible en ligne est majoritairement périmée.
  • Un interlocuteur unique, en France. Nous coordonnons vos conseils locaux, nous ne les remplaçons pas : la fiscalité interne du pays d’accueil se traite avec un professionnel habilité sur place. Notre rôle est de tenir la cohérence d’ensemble et de défendre le côté français du dossier.
  • Des honoraires lisibles. Rémunération annoncée avant tout engagement : bilans à prix fixe, mission sur mesure à 500 € TTC de l’heure, commissions des assureurs sur les contrats souscrits. La revue annuelle est offerte.

Questions fréquentes aux Émirats

Si je vis à Dubaï, suis-je encore imposable en France ?

Oui, si l’un des critères de l’article 4 B du code général des impôts vous rattache encore à la France : foyer ou séjour principal, activité professionnelle principale, ou centre de vos intérêts économiques. Dans le cas contraire, vous n’êtes imposable en France que sur vos revenus de source française.

L’exit tax est-elle suspendue automatiquement ?

Non. Vers les Émirats, le sursis doit être demandé au moins 90 jours avant le départ, avec un représentant fiscal en France et des garanties (article 167 bis du code général des impôts). Il ne concerne que les patrimoines de valeurs mobilières supérieurs à 800 000 € ou les participations d’au moins 50 %.

Mes loyers français seront-ils taxés ?

Oui, en France : au barème avec un taux minimum de 20 % pour un non-résident, plus 17,2 % de prélèvements sociaux, ou 18,6 % en location meublée depuis les revenus 2025. Les Émirats, État tiers, n’ouvrent pas droit à l’exonération de CSG et de CRDS réservée aux affiliés européens, suisses et britanniques.

Qui taxe ma succession si je décède aux Émirats ?

La convention du 19 juillet 1989 réserve les biens meubles — titres et dépôts compris — à l’État de résidence du défunt (article 17), et laisse les immeubles à l’État où ils se trouvent. Vos placements peuvent donc échapper aux droits français ; vos immeubles situés en France, non.

Ma société à Dubaï paie-t-elle un impôt ?

Oui, depuis les exercices ouverts à compter du 1er juin 2023 : 9 % sur le bénéfice imposable au-delà de 375 000 dirhams, avec un taux de 0 % possible sur les revenus qualifiants d’une société de zone franche. Si elle est dirigée depuis la France, elle peut aussi y être imposée.

Puis-je continuer à verser sur mon assurance-vie française ?

Cela dépend de l’assureur : certains refusent les versements depuis les Émirats. Le contrat reste ouvert et garde sa date pour la fiscalité française, dont les 152 500 € transmis par bénéficiaire hors droits (article 990 I du code général des impôts). Nous vérifions la position de chaque assureur avant le départ.


En résumé

Les Émirats ne prélèvent pas d’impôt sur le revenu des particuliers, mais un départ de France s’y prépare : résidence au sens de l’article 4 B, exit tax sur demande avec garanties, loyers français toujours taxés en France.

La convention de 1989 est l’une des rares à couvrir aussi les successions. Bien lue, elle protège vos placements ; elle ne couvre ni vos immeubles en France, ni vos donations.

Honoraires du cabinet : 500 € TTC de l’heure. Le suivi annuel est offert.

Faisons le point sur votre situation

Un échange de trente minutes suffit à vérifier que votre départ tiendra face à l’article 4 B. Vous pouvez aussi commencer par une radiographie gratuite de vos contrats.


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