En résumé…
Un gestionnaire de patrimoine pour dirigeant se juge sur cinq pièces qu’il doit vous remettre par écrit avant tout conseil : son immatriculation à l’ORIAS (le registre officiel des intermédiaires), son association professionnelle agréée par l’Autorité des marchés financiers (AMF), sa lettre de mission, la nature de son conseil (indépendant ou non) et ses modes de rémunération.
Balmont Conseil, basé à Lyon, est un cabinet non indépendant au sens réglementaire : nous percevons des commissions versées par les fournisseurs de produits, et nous vous le disons avant le premier rendez-vous. Ce statut est légal ; ce qui ne l’est pas, c’est de ne pas le dire.
« Mon expert-comptable s’occupe de la société, ma banque me propose ses produits, et personne ne regarde l’ensemble. » C’est la phrase d’un dirigeant lyonnais qui cherche un interlocuteur pour son patrimoine privé. Il compare trois sites aux promesses voisines. La question utile n’est pas de classer les cabinets, ce qu’aucun critère objectif ne permet. C’est « qu’est-ce que je peux exiger par écrit, et comment le vérifier ? ».
1. Ce qu’un conseiller doit vous remettre, dans l’ordre
L’AMF décrit le parcours normal d’un conseil en investissement. Le conseiller en investissements financiers (CIF) doit être immatriculé à l’ORIAS, renouvelé chaque année, et adhérer à une association professionnelle agréée par l’AMF, qui contrôle le respect des règles et peut le sanctionner jusqu’à l’exclusion.
- À l’entrée en relation : un document d’information indiquant son identité, son statut, son numéro ORIAS, son association et ses liens d’affaires éventuels avec les établissements dont il propose les produits.
- Avant tout conseil : une lettre de mission en double exemplaire, signée par les deux parties, qui décrit la prestation, les coûts et la rémunération.
- Avant toute recommandation : un questionnaire sur votre situation, vos objectifs, votre expérience et votre capacité à subir des pertes. Sans lui, le conseiller ne doit pas vous conseiller.
- Après le conseil : une déclaration d’adéquation écrite, qui justifie les propositions, leurs avantages et leurs risques.
Concrètement. Si un interlocuteur vous propose un produit au premier rendez-vous sans ces pièces, vous avez la réponse. Si vous êtes à l’aise, demandez-les avant de décider de poursuivre.
Pour le technicien. Statut de conseiller en investissements financiers : article L. 541-1 du Code monétaire et financier (CMF) ; immatriculation au registre unique : article L. 541-4-1 ; devoir d’agir de manière honnête, loyale et professionnelle : article L. 541-8-1 ; document d’entrée en relation et lettre de mission : articles 325-5 et 325-6 du règlement général de l’AMF. Position-recommandation AMF DOC-2006-23 (document modifié le 27 juillet 2026).
2. Indépendant ou non indépendant : ce que cela change pour vous
La réglementation distingue deux façons de conseiller. Le conseil indépendant impose une gamme suffisamment diversifiée, issue de fournisseurs sans lien juridique avec le conseiller, et interdit de conserver les avantages versés par l’établissement qui gère le produit. Le conseil non indépendant autorise cette rémunération, à condition d’améliorer la qualité du service, par exemple par un suivi régulier de l’adéquation du placement à votre situation.
Aucun des deux n’est un gage de qualité en soi. Selon l’étude de l’AMF sur l’exercice 2024, publiée en décembre 2025, 7 013 conseillers étaient immatriculés au 2 janvier 2025 ; 81 % déclaraient un conseil non indépendant, 7 % exclusivement indépendant, 12 % un mélange des deux. Dans le segment des cabinets de gestion de patrimoine, les rétrocessions sur frais d’entrée et de sortie comptaient pour 60 % des revenus, celles sur frais de gestion pour 28 %, et les honoraires pour 12 %. Le modèle dominant est donc celui d’une rémunération versée par les fournisseurs. Ce qui compte est qu’il vous soit dit, chiffré, avant d’engager quoi que ce soit.
| Mode de rémunération | Qui paie | Ce que vous demandez |
|---|---|---|
| Honoraires de conseil | Vous, selon la lettre de mission | Le montant, la base de calcul, ce que l’honoraire couvre |
| Commission (rétrocession) sur frais d’entrée ou de gestion | Le fournisseur du produit, via les frais que vous supportez | Le taux, à quels frais il se rattache, ce qui est fait en contrepartie chaque année |
| Mixte | Les deux | Le détail ligne à ligne, pour chaque produit proposé |
Pour le technicien. Conseil indépendant : le conseiller ne peut conserver les avantages versés par un tiers (articles 314-18 à 314-20 du règlement général de l’AMF). Conseil non indépendant : avantages encadrés par l’article 325-16 du même règlement, renvoyant aux articles 314-13 à 314-17. Un courtier en assurances est par ailleurs immatriculé à l’ORIAS à ce titre et tenu à ses propres obligations d’information.
3. Les six sujets propres au dirigeant que votre conseiller doit maîtriser
Un dirigeant n’a pas un patrimoine, il en a deux, et ils se croisent. Voici ce que vous pouvez tester en un rendez-vous.
- Rémunération et dividendes : l’arbitrage entre salaire, dividendes et épargne dans la société. Voir la rémunération du dirigeant.
- Retraite et prévoyance : plan d’épargne retraite, contrats d’entreprise et prévoyance du travailleur non salarié. Voir le plafond de déduction du PER, l’article 83 et la prévoyance Madelin.
- Épargne salariale : plan d’épargne entreprise et plan d’épargne retraite collectif, accessibles au dirigeant sous conditions. Voir accès et plafonds 2026.
- Cautions et engagements personnels : ce que votre patrimoine privé garantit déjà. Voir la caution personnelle du dirigeant.
- Détention de la société : holding, apport-cession et transmission. Voir la holding animatrice et le Dutreil et le nouveau régime de l’apport-cession.
- Coordination : votre expert-comptable, votre avocat et votre notaire doivent pouvoir travailler avec lui sans que vous serviez de facteur.
Un bon test : demandez-lui de vous expliquer, sans plaquette, comment il coordonne un projet de cession avec votre expert-comptable. S’il répond par un produit, ce n’est pas un conseil de dirigeant.
4. Le cabinet à Lyon : ce que vous pouvez nous demander
Balmont Conseil est une société par actions simplifiée unipersonnelle basée à Lyon, créée en janvier 2013 : nous accompagnons dirigeants, familles et expatriés depuis bientôt 14 ans. Nous sommes conseiller en investissements financiers rattaché à une association professionnelle agréée, courtier en assurances, et immatriculés à l’ORIAS sous le numéro 13003497. Vous pouvez vérifier ces mentions sur le registre.
Pour les entreprises, notre offre porte sur les indemnités de fin de carrière, l’épargne salariale, les contrats collectifs de retraite et de prévoyance, et sur la mise en relation avec des partenaires de crédit pour les projets de financement. Pour toute recommandation, la réglementation impose de vous remettre avant la décision la lettre de mission, l’information sur la rémunération et la déclaration d’adéquation : vous êtes en droit de l’exiger de nous comme de tout autre cabinet.
Concrètement. Un gestionnaire local ne sert qu’à une chose : vous rencontrer, vous et vos conseils, quand le dossier l’exige. Le reste se travaille à distance, y compris avec des dirigeants lyonnais partis vivre à l’étranger.
Questions fréquentes
Comment vérifier qu’un conseiller est bien autorisé à exercer ?
Consultez le registre de l’ORIAS : un conseiller en investissements financiers doit y être immatriculé, avec renouvellement annuel, et adhérer à une association professionnelle agréée par l’AMF. Il doit vous remettre ces mentions à l’entrée en relation. En cas de litige, vous adressez d’abord une réclamation écrite au conseiller ; en l’absence de réponse dans un délai de deux mois, ou si la réponse est insatisfaisante, le médiateur de l’AMF peut être saisi.
Combien coûte un gestionnaire de patrimoine ?
Cela dépend du mode de rémunération prévu dans la lettre de mission : honoraires facturés, rétrocessions versées par les fournisseurs, ou les deux. Aucun chiffre ne vaut sans la prestation décrite. Exigez, avant d’accepter, le montant des honoraires et le taux de chaque commission, produit par produit.
Un conseiller non indépendant est-il moins fiable ?
Non, mais son intérêt est lié aux produits qu’il distribue, ce qui impose une transparence plus stricte. La loi l’oblige à améliorer la qualité du service et à vous informer de sa rémunération. Jugez-le sur ses pièces écrites et sur la précision de ses réponses.
Notre position
On ne choisit pas un conseiller sur sa réputation, mais sur sa capacité à vous remettre cinq pièces et à répondre par écrit à trois questions : qui me rémunère, de combien, et qu’est-ce que je fais de ce conseil si je ne signe pas. Un cabinet qui répond clairement à ces trois questions mérite un second rendez-vous. Un cabinet qui s’en dispense, non.
Vous dirigez une entreprise à Lyon ou dans la région et voulez un second regard sur votre patrimoine ? Le premier échange sert à établir votre situation et à vous dire s’il y a quelque chose à faire. Nous vous remettons nos mentions réglementaires avant toute proposition.
Vous êtes notaire, expert-comptable, avocat ou confrère conseil et l’un de vos clients dirigeants cherche un interlocuteur patrimonial ? Nous intervenons en co-traitance : le client reste le vôtre, vous restez dans votre rôle, nous vous rendons une analyse écrite et coordonnée.
Prendre rendez-vous
Le premier entretien sert à établir votre position exacte et à dire s’il y a quelque chose à faire — parfois il n’y a rien, et nous le disons aussi. Trente minutes, sans engagement.
Réserver un échange avec Balmont Conseil
Alexis Sagnier, conseiller en investissements financiers et immobiliers, courtier en assurances, certifié AMF. ORIAS 13003497. Mis à jour le 23/10/2026.
Sources officielles consultées
- AMF, guide « Les conseillers en investissements financiers (CIF) » (juin 2019)
- AMF, Chiffres clés des conseillers en investissements financiers, exercice 2024 (décembre 2025)
- AMF, position-recommandation DOC-2006-23, questions-réponses sur le régime des CIF (modifiée le 27 juillet 2026)
- AMF, comment fonctionne la médiation










