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En résumé…

Un conseiller en gestion de patrimoine à Lyon coûte ce que prévoit sa lettre de mission, et aucun tarif de marché fiable ne permet de le chiffrer à l’avance : nous n’en avançons donc pas. Il se fait payer de trois façons : des honoraires que vous réglez, des commissions (rétrocessions) que le fournisseur du produit lui reverse à partir des frais que vous supportez, ou les deux. Pour comparer deux propositions, demandez les deux montants en euros par an, et rien d’autre.

Balmont Conseil est un cabinet non indépendant au sens réglementaire : il perçoit des commissions sur les contrats souscrits, et peut aussi facturer une mission sur mesure à l’heure. Les tarifs que nous pratiquons sont détaillés plus bas.

Un chef d’entreprise lyonnais reçoit deux propositions pour placer le même capital. La première est « gratuite » : le conseiller ne facture rien. La seconde est facturée en honoraires. Laquelle coûte le moins ? Impossible à dire tant que les deux ne sont pas converties dans la même unité : des euros par an. C’est tout l’objet de cet article.

1. Trois façons de payer un conseiller : honoraires, commissions, ou les deux

Ce qui change d’un cabinet à l’autre : qui paie, et où le coût apparaît.

ModeQui paieOù vous le voyezCe que vous demandez
HonorairesVous, directementSur une facture, prévue dans la lettre de missionLe montant en euros, ce qu’il couvre, s’il se répète chaque année
Commissions (rétrocessions)Le fournisseur du produit, à partir des frais que vous supportezNulle part sur une facture : elles sont comprises dans les frais d’entrée, de gestion ou de sortie du produitLe taux, à quels frais il se rattache, ce qui est fait en contrepartie chaque année
Mode mixteLes deuxUne facture, plus des frais dans le produitLe détail ligne à ligne, pour chaque produit proposé

Le piège est dans la deuxième ligne. Un conseiller « gratuit » est payé : simplement, vous ne recevez pas de facture. La commission est un coût pour vous, qui s’ajoute aux frais du contrat. Ce n’est pas moins légitime qu’un honoraire, mais il faut le voir en euros pour le comparer.

2. Ce que disent les chiffres de l’AMF sur la rémunération des cabinets

L’Autorité des marchés financiers (AMF) publie chaque année les chiffres clés des conseillers en investissements financiers (CIF). Dans l’édition portant sur l’exercice 2024, publiée en décembre 2025, la section 3.1 décrit les CIF spécialisés en conseil en gestion de patrimoine. Leurs revenus se répartissent ainsi :

Source de revenu des cabinets de gestion de patrimoine (exercice 2024)Part des revenus totaux
Rétrocessions de droits d’entrée et de sortie60 % (71 % en 2023)
Rétrocessions de frais de gestion28 % (+8 points par rapport à 2023)
Honoraires12 % (+3 points par rapport à 2023)

Ces chiffres valent uniquement pour cette catégorie de cabinets : les CIF institutionnels, par exemple, se rémunèrent très majoritairement par honoraires. Ils disent comment les cabinets gagnent leur vie, pas combien vous paierez : ce n’est pas un tarif. On en retient deux choses. Dans la gestion de patrimoine, la rémunération par les fournisseurs de produits est le modèle dominant, et la part des honoraires progresse. Dans les deux cas, la bonne réaction est la même : se faire dire le montant, par écrit.

Toujours selon l’AMF, 81 % des structures inscrites déclarent un conseil non indépendant. Cela ne dit rien de la qualité du conseil : il faut simplement demander à chacun s’il est indépendant ou non, et d’où vient sa rémunération.

3. Ce qu’un conseiller doit vous remettre par écrit avant de signer

Le conseiller en investissements financiers doit vous indiquer, avant tout conseil, si son service est fourni de manière indépendante ou non. Selon l’AMF, le conseiller non indépendant « a le droit d’être rémunéré par la société qui gère le produit ». Le conseiller indépendant, lui, doit reverser intégralement à son client les sommes reçues de tiers, et peut facturer des honoraires de conseil.

Les conditions de la mission, dont la rémunération, sont fixées dans une lettre de mission, signée par les deux parties avant le conseil. À l’entrée en relation, le conseiller remet aussi un document d’information qui précise notamment les établissements avec lesquels il a une relation significative, de nature capitalistique ou commerciale.

Concrètement. Avant de comparer le moindre chiffre, vérifiez que vous détenez : le numéro d’immatriculation du conseiller à l’ORIAS (le registre officiel, que vous pouvez consulter vous-même), sa réponse écrite à « indépendant ou non indépendant », le document d’entrée en relation, et un projet de lettre de mission qui indique sa rémunération. Si l’un manque, la comparaison est prématurée.

Pour le technicien. Document d’entrée en relation : article 325-5 du règlement général de l’AMF (position AMF DOC-2006-23, question 4.1 : remise lors de l’entrée en relation avec un nouveau client, avant la signature de la lettre de mission ; question 4.2 : identité des établissements avec lesquels le CIF a une relation significative de nature capitalistique ou commerciale). Lettre de mission : article 325-6 du même règlement (DOC-2006-23, question 6.3 : lettre signée par les deux parties avant le conseil). Conseil indépendant : sommes reçues de tiers intégralement transférées au client (DOC-2006-23, question 4.4).

4. Comparer deux propositions en euros par an

La méthode tient en trois lignes. Pour chaque proposition, demandez par écrit : (1) tout ce que vous payez une seule fois : honoraires de départ, droits d’entrée du produit ; (2) tout ce que vous payez chaque année : honoraires récurrents, frais de gestion du contrat, frais des supports d’investissement ; (3) la durée pendant laquelle vous comptez garder le produit. Puis calculez :

Coût annuel = (coûts payés une seule fois ÷ durée de détention en années) + coûts payés chaque année.

Ligne à remplirProposition AProposition B
Honoraires payés une seule fois (€)……
Droits d’entrée du produit (€)……
Durée de détention prévue (années)……
= Coût ponctuel ramené à l’année (€)……
Honoraires récurrents (€ par an)……
Frais de gestion du contrat (€ par an)……
Frais des supports d’investissement (€ par an)……
= Coût total par an (€)……

Un exemple de calcul, avec des chiffres choisis pour la démonstration et qui ne sont pas un tarif : des droits d’entrée de 0,5 % sur 100 000 € versés représentent 500 €. Si vous gardez le contrat dix ans, cela fait 50 € par an, auxquels s’ajoutent les frais annuels. Le même raisonnement s’applique à des honoraires de départ. Un coût ponctuel élevé n’est pas forcément le plus cher : tout dépend de la durée.

Concrètement. Demandez le coût de la première année, celui des années suivantes, et ce que coûte une sortie anticipée. Une proposition qui ne répond qu’en pourcentage vous laisse faire le calcul : demandez-lui de le faire.

5. Huit questions à poser avant de signer

  • Quel est votre numéro ORIAS, et sous quelles catégories êtes-vous immatriculé ?
  • Votre conseil est-il indépendant ou non indépendant ?
  • Qui vous rémunère sur mon dossier : moi, le fournisseur du produit, ou les deux ?
  • Pour chaque produit proposé, combien cela représente-t-il en euros la première année, puis chaque année ?
  • Qu’est-ce qui est inclus dans vos honoraires, et qu’est-ce qui ne l’est pas ?
  • Qu’est-ce que je paie si je sors avant la durée prévue ?
  • Avec quels établissements avez-vous une relation commerciale ou capitalistique ?
  • Qui me suit après la signature, à quelle fréquence, et à quel prix ?

Voir aussi le choix d’un courtier en assurance-vie luxembourgeoise, le coût d’un conseiller pour un expatrié et ce qu’il faut demander à un gestionnaire de patrimoine à Lyon.

Chez Balmont Conseil : ce que vous payez, étape par étape

Balmont Conseil est une SASU créée en janvier 2013 : nous accompagnons des dirigeants, des professions libérales et des familles depuis bientôt 14 ans. Nous sommes conseiller en investissements financiers, membre de l’ANACOFI-CIF, courtier en assurance, immatriculés à l’ORIAS sous le numéro 13003497. Nous travaillons avec 23 compagnies et sociétés de gestion partenaires et n’avons aucun lien capitalistique avec une banque ou un assureur.

ÉtapeCe que vous payez
Radiographie de vos contrats : vos relevés, leurs frais chiffrés en eurosGratuit
Premier échange, à Lyon ou en visioconférenceGratuit
BilanPrix fixe annoncé
Mission sur mesure500 € TTC par heure
Contrats souscrits par notre intermédiaireDes commissions, versées par le fournisseur. Exemple : droits d’entrée de 0,5 % sur les contrats d’assurance-vie luxembourgeoise
Suivi annuel, possible à distanceGratuit

Le détail de nos offres figure sur la page Offres & tarifs. Nous sommes un cabinet non indépendant : une partie de notre rémunération vient des contrats que vous souscrivez, et nous l’écrivons ici sans détour.

Notre position

Le prix d’un conseiller n’a pas de sens isolé : il s’apprécie en euros par an, sur la durée où vous gardez le produit, et à service comparable. Un conseiller qui refuse de vous donner ce chiffre par écrit vous prive de la seule donnée qui permet de choisir. Celui qui vous le donne, même payé par commissions, vous laisse décider en connaissance de cause. Demandez-le à tout le monde, nous compris.

Questions fréquentes

Un conseiller « gratuit » est-il vraiment gratuit ?

Non. Il est payé par le fournisseur du produit, à partir des frais que vous supportez dans le contrat. Vous ne recevez pas de facture, mais le coût existe : demandez-le en euros.

Honoraires ou commissions : lequel est le moins cher ?

Cela dépend de la somme investie, de la durée de détention et du service rendu. Aucun des deux modes n’est moins cher par nature. Seule la conversion des deux propositions en euros par an permet de les départager.

Quel document indique ce que me coûtera le conseil ?

La lettre de mission, signée par les deux parties avant le conseil, fixe les conditions de la mission, dont la rémunération. Pour les frais du produit lui-même, demandez les documents d’information du fournisseur avant de signer.

Vous comparez deux propositions ?

Envoyez-nous les relevés ou les propositions : la radiographie de vos contrats est gratuite et chiffre leurs frais en euros par an, avant même un rendez-vous.

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Le premier entretien sert à établir votre position exacte et à dire s’il y a quelque chose à faire — parfois il n’y a rien, et nous le disons aussi. Trente minutes, sans engagement.

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Alexis Sagnier, conseiller en investissements financiers et immobiliers, courtier en assurances, certifié AMF. ORIAS 13003497. Mis à jour le 24/10/2026.

Sources officielles consultées

Alexis Sagnier, fondateur de Balmont Conseil, conseil en gestion de patrimoine à Lyon

Alexis Sagnier

Fort de bientôt 14 ans d'expertise en ingénierie financière, Alexis Sagnier accompagne les dirigeants et expatriés dans la sécurisation de leurs enjeux transfrontaliers.
Fondateur de Balmont Conseil en 2013, il chiffre chaque recommandation en euros (impôt, frais, transmission) avant toute décision.
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