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Publié le :
24 octobre 2026

Alexis Sagnier, fondateur de Balmont Conseil, conseil en gestion de patrimoine à Lyon

Alexis Sagnier

En résumé…

Un conseiller sert à trois choses sur une SCPI : choisir la SCPI selon votre objectif plutôt que selon le rendement affiché, chiffrer les frais en euros, et choisir la façon de détenir les parts (en direct, dans une assurance-vie, ou en démembrement). Exigez les documents que cite l’AMF : le document d’informations clés (DIC), la note d’information visée par l’AMF, le dernier rapport annuel et le dernier bulletin trimestriel. Et partez du principe que la sortie n’est pas immédiate : l’AMF parle de plusieurs semaines, voire de plusieurs mois, pour revendre des parts.

Balmont Conseil est un cabinet non indépendant au sens réglementaire : il perçoit des commissions sur les contrats souscrits. Selon l’AMF, le conseiller non indépendant « a le droit d’être rémunéré par la société qui gère le produit ». Nous recevons à Lyon ou en visioconférence, et le premier échange est gratuit.

Une SCPI paraît simple : vous achetez des parts, vous recevez des loyers, en général chaque trimestre. Le conseil sert là où ce n’est pas simple : ce que vous payez à l’entrée, ce qu’il vous reste après impôt, et le temps qu’il faut pour sortir.

1. À quoi sert un conseiller pour une SCPI

Il commence par votre objectif et votre horizon, pas par un catalogue. Une SCPI est un placement collectif qui investit l’épargne de nombreux investisseurs dans de l’immobilier locatif. Le capital n’est pas garanti, et l’AMF indique une durée de placement « entre 10 et 20 ans au moins ». Selon votre objectif, la façon de détenir les parts change tout.

Votre objectifFaçon de détenirCe que disent les sources officielles
Toucher des loyersParts en directLoyers imposés en revenus fonciers ; capital non garanti ; revente de plusieurs semaines à plusieurs mois
Rester dans un contrat d’assurance-vieUnité de compte du contratService-Public cite les SCPI parmi les supports possibles ; la valeur des unités n’est pas garantie ; les gains sont imposés selon les règles de l’assurance-vie au moment des retraits
Acheter moins cher, sans revenus pendant plusieurs annéesNue-propriété (démembrement)Prix inférieurs à la pleine propriété ; le nu-propriétaire ne perçoit aucun revenu ; sortie plus difficile avant la fin du démembrement

Sur le démembrement, l’AMF a contrôlé en 2023 quatre prestataires qui commercialisent des SCPI (synthèse publiée en mars 2024). Elle relève une prise en compte « très limitée » des spécificités du démembrement, une durée moyenne de huit ans (de 3 à 20 ans selon les cas), et des clients pas toujours informés que la contrepartie pouvait appartenir au même groupe, ni qu’il pouvait y en avoir plusieurs. Demandez donc la durée, la décote et la contrepartie par écrit (SCPI en nue-propriété).

2. Frais, sortie, valeur de retrait : les points de contrôle

Point de contrôleCe qu’indiquent l’AMF et l’administration
Frais de souscriptionEntre 5 % et 12 % du montant souscrit, intégrés au prix de souscription (guide AMF, juin 2019). Sur 100 000 € versés : de 5 000 € à 12 000 €
Frais de gestionGénéralement entre 8 % et 10 % des revenus de la SCPI (guide AMF, juin 2019)
Capital fixe ou variableEn capital fixe, le nombre de parts est en principe figé ; en capital variable, la SCPI peut accueillir de nouveaux associés à tout moment
Valeur de retraitLe prix de retrait est défini par la société de gestion en fonction de la valeur du patrimoine de la société, indépendamment de l’offre et de la demande
Délai de sortiePlusieurs semaines, voire plusieurs mois (AMF) ; entre deux et six mois selon la SCPI et le marché (economie.gouv.fr)

Le Médiateur de l’AMF a rappelé le 6 mars 2024 qu’une demande de retrait, même complète, peut ne pas être exécutée immédiatement : la société de gestion peut ne pas pouvoir y répondre pendant plusieurs mois, et la durée de sortie peut être indéterminée s’il n’y a pas assez d’acheteurs. Les frais d’entrée sont payés une fois, la sortie peut prendre des mois : décidez avec les deux chiffres sous les yeux (capital fixe ou variable, retrait et revente).

Concrètement. Demandez, pour chaque SCPI proposée : le total des frais d’entrée en euros, le dernier prix de retrait et le dernier bulletin trimestriel. Voir aussi les frais de souscription, de gestion et de cession.

3. La fiscalité des loyers, en 2026

Les loyers d’une SCPI détenue en direct sont des revenus fonciers : ils sont imposés au barème de l’impôt sur le revenu, plus les prélèvements sociaux. Pour les revenus fonciers, ces prélèvements sont de 17,2 % (Service-Public, vérifié le 30 juin 2026), alors que la plupart des revenus de placement sont à 18,6 % depuis 2026. Si vos loyers bruts restent à 15 000 € par an ou moins, le micro-foncier s’applique, avec un abattement forfaitaire de 30 % ; au-dessus, c’est le régime réel. À la revente, economie.gouv.fr indique 19 % d’impôt plus 17,2 % de prélèvements sociaux sur la plus-value, avec un abattement possible selon la durée de détention (fiscalité des loyers et des plus-values).

Dans une assurance-vie, c’est le contrat qui est imposé, au moment des retraits et sur la part de gains, avec un abattement annuel de 4 600 € (9 200 € pour un couple) après huit ans (SCPI dans une assurance-vie luxembourgeoise).

Pour le technicien. Prélèvements sociaux sur revenus fonciers : 17,2 % (CSG 9,2 %, CRDS 0,5 %, prélèvement de solidarité 7,5 %) ; hausse de la CSG à 10,6 % pour la plupart des revenus de placement en 2026 par l’article 12 de la loi n° 2025-1403, hors revenus fonciers. Micro-foncier : recettes de 15 000 € au plus, abattement de 30 %, option possible pour le réel. Documents de l’AMF : note d’information visée par l’AMF, DIC avant souscription, rapport annuel et bulletin trimestriel.

4. Ce qu’on demande à l’intermédiaire

  • Son numéro ORIAS, son statut de conseiller en investissements financiers ou de courtier, et sa réponse écrite sur la nature de son conseil au sens réglementaire.
  • Qui le rémunère sur votre dossier, et le montant en euros.
  • Le DIC, la note d’information visée par l’AMF, le dernier rapport annuel et le dernier bulletin trimestriel de chaque SCPI.
  • Les frais d’entrée et de gestion en euros, et le prix de retrait actuel.
  • La durée de détention sur laquelle le conseil est fondé, et ce qui se passe si vous devez sortir avant.
  • Pour un démembrement : la durée, la décote, la contrepartie, et son éventuelle appartenance au même groupe.
  • Pour une assurance-vie : les frais du contrat en plus de ceux de la SCPI.
  • Qui vous suit après l’achat, et à quelle fréquence.

Nous sommes conseiller en investissements financiers, membre de l’ANACOFI-CIF, et courtier en assurance, ORIAS 13003497. Nous travaillons avec 23 compagnies et sociétés de gestion partenaires, sans lien capitalistique avec une banque ou un assureur. Notre rémunération vient de commissions sur les contrats souscrits ; une mission sur mesure est facturée 500 € TTC par heure, et le suivi annuel est gratuit, y compris à distance. Pour estimer un revenu et une fiscalité avant tout rendez-vous : simulateur de SCPI.

Notre position

Une SCPI n’est pas une épargne disponible : c’est un placement long, dont la sortie dépend des acheteurs. Un conseiller utile vous demande d’abord quand vous aurez besoin de cet argent. S’il vous parle du rendement avant de parler de la sortie, et des frais en pourcentage sans les convertir en euros, changez d’interlocuteur. Nous sommes payés par commissions : nous l’écrivons, et nous vous demandons de le faire écrire à tous.

Questions fréquentes

Quel est le ticket d’entrée d’une SCPI ?

Selon economie.gouv.fr, il n’existe plus de minimum légal depuis juillet 2024 ; chaque société de gestion fixe le sien, parfois en nombre de parts minimum. Demandez-le par écrit, avec les frais d’entrée en euros.

Peut-on revendre ses parts quand on veut ?

Non. L’AMF indique que le délai peut aller de plusieurs semaines à plusieurs mois, et economie.gouv.fr parle de deux à six mois selon la SCPI et le marché.

Comment vérifier la société de gestion d’une SCPI ?

Avec la base GECO de l’AMF, qui permet de vérifier l’agrément d’une société de gestion et de consulter les produits qu’elle gère, SCPI comprises.

Vous avez une proposition de SCPI à comparer ?

Envoyez-la-nous : nous chiffrons ses frais en euros avant même un rendez-vous, et la radiographie de vos contrats existants est gratuite.

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Le premier entretien sert à établir votre position exacte et à dire s’il y a quelque chose à faire — parfois il n’y a rien, et nous le disons aussi. Trente minutes, sans engagement.

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Alexis Sagnier, conseiller en investissements financiers et immobiliers, courtier en assurances, certifié AMF. ORIAS 13003497. Mis à jour le 24/10/2026.

Sources officielles consultées

Alexis Sagnier, fondateur de Balmont Conseil, conseil en gestion de patrimoine à Lyon

Alexis Sagnier

Fort de bientôt 14 ans d'expertise en ingénierie financière, Alexis Sagnier accompagne les dirigeants et expatriés dans la sécurisation de leurs enjeux transfrontaliers.
Fondateur de Balmont Conseil en 2013, il chiffre chaque recommandation en euros (impôt, frais, transmission) avant toute décision.
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