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Convention fiscale

La convention fiscale France-Namibie de 1996 : revenu et fortune, article par article

La liste de l’administration classe la convention France-Namibie parmi celles qui visent le revenu et la fortune. Elle plafonne la retenue à la source à 5 % ou 15 % sur les dividendes et à 10 % sur les intérêts et les redevances (hors droits d’auteur).

Un texte de 1996, en vigueur depuis le 1er mai 1999

Signée à Windhoek le 29 mai 1996, la convention est entrée en vigueur le 1er mai 1999. La liste BOI-ANNX-000306 (29 avril 2026) ne signale aucun avenant. Application (article 30). France : retenues à la source sur les sommes imposables à compter du 1er janvier 2000, autres impôts sur le revenu pour les périodes commençant à cette date, fortune à compter de cette date. Namibie : même date pour les retenues et la fortune, 1er mars 2000 pour les autres impôts sur le revenu.

Retenues maximales et règles clés

SujetArticleRègle écrite
Dividendes10 § 25 % du brut si le bénéficiaire est une société détenant directement ou indirectement au moins 10 % du capital ; 15 % dans les autres cas
Intérêts11 § 2 et § 310 % du brut ; exonération à la source pour certains intérêts (États, vente à crédit entre entreprises, prêt bancaire)
Redevances12 § 2 et § 310 % du brut, sauf droit d’auteur ou droit similaire : imposable seulement dans l’État de résidence
Gains13 § 1 et § 4Immeubles et titres de sociétés à actif principalement immobilier : là où se trouvent les biens ; autres gains : seulement l’État de résidence du cédant
Salaires15 § 2Exception à l’imposition du pays d’exercice : séjour d’au plus 183 jours au cours de toute période de douze mois, employeur non résident, charge non supportée par un établissement stable
Pensions privées18Imposables seulement dans l’État de résidence
Fortune22Immeubles : où ils se trouvent ; autres éléments : État de résidence

La fortune : un article à part entière

Outre les règles du tableau, l’article 22 rend une participation substantielle (droit à au moins 25 % des bénéfices de la société) imposable dans l’État de la société, et rattache les biens d’un établissement stable à cet établissement. Son application à l’IFI n’est pas établie par les sources lues.

La liste des impôts namibiens de l’article 2 § 3 (impôt normal sur le revenu, impôt sur les dividendes des actionnaires non résidents, impôt sur les revenus pétroliers) ne cite aucun impôt sur la fortune, alors que la liste administrative classe la convention parmi celles sur le revenu et la fortune : à vérifier dans le texte, la page ne tranche pas.

Résidence et délais

L’article 4 départage la personne physique résidente des deux États : foyer d’habitation permanent, centre des intérêts vitaux, séjour habituel, nationalité, puis accord des autorités compétentes. Procédure amiable : trois ans à compter de la première notification (article 25 § 1). L’article 31 permet de la dénoncer après une période de cinq années civiles, moyennant un préavis notifié par la voie diplomatique au moins six mois avant la fin d’une année civile.

Éliminer la double imposition

En France, l’article 23 accorde un crédit d’impôt égal à l’impôt namibien, plafonné à l’impôt français correspondant. La Namibie déduit l’impôt français sur le revenu et sur la fortune, dans la limite de son propre impôt correspondant.

Dividendes et redevances : cas type (profil fictif)

Situation. Une société française, profil fictif, perçoit d’une société namibienne 50 000 € de dividendes bruts, sans détenir 10 % du capital, et 80 000 € de redevances brutes d’un licencié namibien. Hypothèse : ces redevances ne portent pas sur un droit d’auteur ni sur un droit similaire.

Problème. Elle cherche l’impôt maximal que la Namibie peut retenir à la source.

Stratégie. Elle applique les articles 10 § 2 et 12 § 2.

Résultat. Dividendes : 7 500 € (15 %), contre 2 500 € (5 %) si elle détenait au moins 10 % du capital. Redevances : 8 000 € (10 %). Ces chiffres sont des maximums, pas l’impôt dû.

Ce que cette page ne traite pas

Les taux de l’impôt namibien et l’échange de renseignements ne sont pas détaillés. La liste administrative ne signale pas de texte sur les successions.

Ce qui change selon votre cas

  • Votre résidence au sens de la convention.
  • La nature du revenu.
  • Le pourcentage de capital détenu et la nature de vos biens.
  • Les jours passés dans chaque État sur douze mois.

Un article se lit avec les faits de votre dossier, et aucun résultat n’est acquis d’avance.

Questions fréquentes

Quel taux de retenue sur les dividendes entre la France et la Namibie ?

L’article 10 § 2 plafonne l’impôt de l’État de la source à 5 % du brut pour une société détenant au moins 10 % du capital, et à 15 % dans les autres cas.

Sur quelle période compte-t-on les 183 jours avec la Namibie ?

Sur toute période de douze mois (article 15 § 2 a), avec un employeur non résident et une charge non supportée par un établissement stable ou une base fixe.

Faire le point sur votre situation

Balmont Conseil, cabinet installé à Lyon depuis bientôt 14 ans, accompagne des dirigeants et des familles dont le patrimoine ou l’activité relie la France et la Namibie. Pour faire le point, prenez rendez-vous.

Alexis SagnierConseiller en investissements financiers et immobiliers, courtier en assurances, certifié AMF
Fondateur de Balmont Conseil, Lyon (ORIAS 13003497)

Sources officielles