Accueil › Conventions fiscales › France–Iran › Article 11 · Intérêts
Convention France–IranConvention signée à Téhéran le 7 novembre 1973, qui vise les impôts sur le revenu

Intérêts perçus entre la France et l’Iran : quelle imposition ? L’article 11 de la convention

Les intérêts sont imposables dans l’État de résidence du bénéficiaire. L’État d’où ils proviennent peut aussi les imposer, sans dépasser 15 % de leur montant, et la France accorde à ses résidents un crédit d’impôt.

Ispahan, Iran
Article 11 · IntérêtsIspahan, Iran
En bref
  • Les intérêts provenant d’un État et payés à un résident de l’autre État sont imposables dans l’État de résidence (article 11, paragraphe 1).
  • L’État de la source peut aussi les imposer, sans dépasser 15 % du montant des intérêts (article 11, paragraphe 2).
  • Les intérêts de prêts ou crédits consentis par un gouvernement, ou par une entreprise dans le cadre d’un accord financier entre les deux États, peuvent échapper à l’impôt de la source (article 11, paragraphe 3).
  • La France accorde à ses résidents un crédit d’impôt correspondant à l’impôt perçu en Iran, dans la limite de l’impôt français sur ces revenus (article 23, paragraphe 2, b).

Qui impose vos intérêts ?

Votre situationQui imposeTexte
Intérêts de source iranienne, bénéficiaire résident de FranceFrance ; Iran 15 % maximumArt. 11 § 1 et 2
Intérêts de source française, bénéficiaire résident d’IranIran ; France 15 % maximumArt. 11 § 1 et 2
Prêt public ou accord financier entre les deux ÉtatsPas d’impôt dans l’État de la sourceArt. 11 § 3
Créance rattachée à un établissement stableRègles des bénéfices (art. 7)Art. 11 § 5

Le texte de la convention

Article 11, paragraphes 1 et 2

« 1. Les intérêts provenant d'un Etat contractant et payés à un résident de l'autre Etat contractant sont imposables dans cet autre Etat. 2. Toutefois, ces intérêts peuvent être imposés dans l'Etat contractant d'où ils proviennent et selon la législation de cet Etat, mais l'impôt ainsi établi ne peut excéder 15 p. cent du montant des intérêts. »

Article 11, paragraphe 3

« 3. Par dérogation aux dispositions du paragraphe 2, les intérêts mentionnés au paragraphe 1 ne peuvent pas être imposés dans l'Etat contractant d'où ils proviennent, lorsqu'ils sont payés, à raison de prêts ou crédits consentis par le Gouvernement d'un des Etats contractants ou par une entreprise dudit Etat dans le cadre d'un accord financier entre les deux Etats contractants, à un résident de l'autre Etat contractant, pour le financement d'opérations qui entrent dans le champ des exonérations prévues pour cette catégorie de revenus par la législation fiscale interne de cet autre Etat. »

Texte publié par impots.gouv.fr.

Le circuit d’un intérêt iranien

Pour un résident de France :

  1. 1
    Retenue en Iran15 % au plus du montant des intérêts.
  2. 2
    Imposition en FranceLes intérêts sont inclus dans la base de l’impôt français.
  3. 3
    Crédit d’impôtCorrespondant à l’impôt perçu en Iran, sans excéder l’impôt français sur ces intérêts.
Ce que cela change pour vous

Pour un épargnant, la retenue iranienne ne peut dépasser 15 % des intérêts et elle s’impute sur l’impôt français dans la limite de celui-ci. L’exonération à la source de l’article 11, paragraphe 3, vise des prêts publics ou conclus dans le cadre d’un accord financier entre les États : elle ne concerne pas les placements ordinaires des particuliers.

Faire vérifier l’imposition de mes intérêtsVisio · 30 min · sans engagement
Cela vous concerne ?

Vous percevez des intérêts d’une source iranienne ou française en résidant dans l’autre pays ?

Oui

Les autres sujets de la convention

Questions fréquentes

Quel est le taux maximal de retenue sur les intérêts ?

15 % du montant des intérêts (article 11, paragraphe 2).

D’où proviennent les intérêts au sens de la convention ?

De l’État du débiteur ; si celui-ci a un établissement stable qui supporte la charge des intérêts, de l’État de cet établissement (article 11, paragraphe 6).

Comment la France évite-t-elle la double imposition ?

Par un crédit d’impôt correspondant à l’impôt perçu en Iran, imputé sur l’impôt français dans la base duquel les intérêts sont inclus (article 23, paragraphe 2, b).

Source : Convention signée à Téhéran le 7 novembre 1973, qui vise les impôts sur le revenu — Convention avec l'Iran (impots.gouv.fr). Statut : En vigueur depuis le 10 avril 1975. Ce document ne se substitue pas aux textes qui font foi. Analyse : Balmont Conseil, mise à jour le 8 novembre 2026. Information générale, pas un conseil personnalisé.

Vous partez en Iran ?Bilan de 30 min