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Convention fiscale

La convention fiscale France-Ghana de 1993 : des plafonds différents selon l’État de la source

Dans la convention France-Ghana, le plafond de retenue dépend de l’État où naît le revenu. Un intérêt de source française est plafonné à 10 %, un intérêt de source ghanéenne à 12,5 %. Les dividendes sont plafonnés à 5 % ou 7,5 % pour certaines sociétés, 15 % sinon.

Une convention de 1993, en vigueur depuis le 1er avril 1997

La convention a été signée à Accra le 5 avril 1993. Elle a été approuvée par la loi n° 94-925 du 26 octobre 1994 et publiée par le décret n° 97-474 du 6 mai 1997. Elle est entrée en vigueur le 1er avril 1997. L’article 30 fixe l’application des retenues à la source « aux sommes imposables à compter du 1er janvier 1998 ».

La liste administrative BOI-ANNX-000306 (29 avril 2026) la classe avec la seule mention « IR ». Le Ghana ne figure pas dans la liste des conventions modifiées par la convention multilatérale (BOI-ANNX-000511, 29 avril 2026).

Retenues maximales et règles clés

RevenuArticleSource en France, bénéficiaire résident du GhanaSource au Ghana, bénéficiaire résident de France
Dividendes, société détenant directement ou indirectement au moins 10 % du capital10 § 2 a)5 % du montant brut7,5 % du montant brut
Dividendes, autres cas10 § 2 b)15 %15 %
Intérêts11 § 210 %12,5 %
Redevances12 § 210 %12,5 %
Rémunérations de services de direction1310 % du montant brut10 % du montant brut

Le plafond des dividendes se lit selon la résidence de la société qui paie (5 % si elle est résidente de France, 7,5 % si elle l’est du Ghana), celui des intérêts et des redevances selon la résidence du bénéficiaire effectif.

Un article propre : les rémunérations de services de direction

L’article 13 traite à part les rémunérations de services de direction, de services techniques ou de conseil payées à une personne autre qu’un employé du débiteur. L’État de la source peut les imposer dans la limite de 10 % du montant brut, si le bénéficiaire en est le bénéficiaire effectif.

Numérotation à connaître

Les gains en capital sont à l’article 14, les salaires à l’article 16 et les pensions à l’article 19.

  • Gains : les gains sur immeubles sont imposables dans l’État de situation (article 14 § 1). Les gains sur les autres biens ne sont imposables que dans l’État dont le cédant est résident (article 14 § 4).
  • Salaires : l’exception de l’article 16 § 2 a) vise un séjour n’excédant pas au total 183 jours « au cours de toute période de douze mois consécutifs ». Deux autres conditions portent sur le payeur et sur l’établissement stable ou la base fixe.
  • Pensions : sous réserve de l’article 20 § 2, celles qui sont payées au titre d’un emploi antérieur ne sont imposables que dans l’État de résidence du bénéficiaire, si ce résident y est soumis à l’impôt (article 19 § 1).
  • Immeubles : les revenus de biens immobiliers sont imposables dans l’État de situation (article 6 § 1).

Résidence et double imposition

Le départage d’une double résidence (article 4 § 2) passe par le foyer d’habitation permanent, le centre des intérêts vitaux, le séjour habituel et la nationalité, avant l’accord entre autorités.

Pour la France, l’article 24 § 1 accorde un crédit d’impôt « imputable sur l’impôt français », dans une limite liée à l’impôt français correspondant. Pour le Ghana, l’article 24 § 2 donne droit à un crédit de l’impôt français sur les revenus de source française, limité à la fraction de l’impôt ghanéen correspondante.

Ce que cette page ne traite pas

Elle ne traite pas le droit interne ghanéen, l’article 10 § 6 (établissement stable), l’article 11 § 3 (intérêts imposables seulement dans l’État de résidence dans certains cas), l’article 13 § 4 (rémunérations rattachées à un établissement stable), le détail de l’article 14 § 1 b), la non-discrimination, l’échange de renseignements, ni l’IFI. Les taux du tableau s’entendent hors de ces cas. La liste administrative ne mentionne ni fortune ni successions.

Ce qui change selon votre cas

  • L’État où naît le revenu (les taux diffèrent d’un sens à l’autre) et, pour les dividendes, la participation de la société bénéficiaire.
  • La qualification du paiement : redevance ou services de direction.
  • Vos séjours sur la période de douze mois du texte.

Questions fréquentes

Quel est le plafond de retenue sur les intérêts entre la France et le Ghana ?

10 % pour un intérêt de source française versé à un résident du Ghana, 12,5 % pour un intérêt de source ghanéenne versé à un résident de France (article 11 § 2), hors cas de l’article 11 § 3.

Existe-t-il un plafond pour les rémunérations de services de direction ?

Oui : 10 % du montant brut (article 13), hors rémunérations rattachées à un établissement stable (article 13 § 4).

La convention a-t-elle été modifiée par la MLI ?

Le Ghana ne figure pas dans la liste BOI-ANNX-000511 du 29 avril 2026.

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Balmont Conseil, cabinet installé à Lyon depuis bientôt 14 ans, accompagne des dirigeants et des familles dont les flux de revenus passent entre la France et le Ghana. Pour faire le point sur votre situation, prenez rendez-vous.

Alexis SagnierConseiller en investissements financiers et immobiliers, courtier en assurances, certifié AMF
Fondateur de Balmont Conseil, Lyon (ORIAS 13003497)