Accueil › Conventions fiscales › France–Gabon › Article 15 · Salaires
Convention France–GabonConvention signée à Libreville le 20 septembre 1995, qui couvre les impôts sur le revenu, sur la fortune et sur les successions ; elle remplace la convention signée à Libreville le 21 avril 1966

Travailler au Gabon : où est imposé votre salaire ? L’article 15 et la règle des 183 jours sur douze mois

Un salaire est imposable dans le pays où le travail est réellement exercé. Une mission courte reste imposable dans le pays de résidence si le séjour ne dépasse pas 183 jours sur toute période de douze mois consécutifs et si l’employeur et la charge du salaire restent hors du pays de mission.

Côte atlantique, Gabon
Article 15 · SalairesCôte atlantique, Gabon
En bref
  • Le salaire d’un résident d’un pays n’est imposable que dans ce pays, sauf si l’emploi est exercé dans l’autre pays, qui peut alors l’imposer (article 15, paragraphe 1).
  • Le pays de résidence garde seul l’imposition si le séjour ne dépasse pas 183 jours au total sur toute période de douze mois consécutifs commençant ou se terminant dans l’année fiscale, si l’employeur n’est pas résident de l’autre pays et si le salaire n’est pas supporté par un établissement stable qu’il y a (article 15, paragraphe 2).
  • Les jetons de présence d’un administrateur sont imposables dans le pays de résidence de la société (article 16).
  • Pour un résident de France, un salaire imposable au Gabon est pris en compte en France avec un crédit égal à l’impôt français correspondant (article 24, paragraphe 1, a, i).

Qui impose votre salaire ?

Votre situationQui imposeTexte
Salarié résident de France travaillant au GabonGabon ; France avec crédit égal à l’impôt françaisArt. 15 § 1 et 24
Mission de 183 jours au plus sur douze mois, employeur non gabonais, sans établissement stable payeurFrance seulementArt. 15 § 2
Administrateur d’une société gabonaise (jetons de présence)GabonArt. 16
Équipage d’un navire ou d’un aéronef en trafic internationalPays du siège de direction effectiveArt. 15 § 3

Le texte de la convention

Article 15, paragraphe 2

« Nonobstant les dispositions du paragraphe 1, les rémunérations qu’un résident d’un Etat contractant reçoit au titre d’un emploi salarié exercé dans l’autre Etat contractant ne sont imposables que dans le premier Etat si : a) Le bénéficiaire séjourne dans l’autre Etat pendant une période ou des périodes n’excédant pas au total 183 jours au cours de toute période de douze mois consécutifs commençant ou se terminant dans l’année fiscale considérée, et b) Les rémunérations sont payées par un employeur ou pour le compte d’un employeur qui n’est pas un résident de l’autre Etat, et c) La charge des rémunérations n’est pas supportée par un établissement stable ou une base fixe que l’employeur a dans l’autre Etat. »

Texte publié par impots.gouv.fr.

Les trois conditions de la mission courte

Le salaire d’une mission au Gabon reste imposable en France seulement si les trois conditions sont réunies (article 15, paragraphe 2) :

  1. 1
    183 jours sur douze mois glissantsLe séjour au Gabon ne dépasse pas 183 jours au total sur toute période de douze mois consécutifs commençant ou se terminant dans l’année fiscale.
  2. 2
    Employeur non gabonaisLe salaire est payé par un employeur qui n’est pas résident du Gabon, ou pour son compte.
  3. 3
    Pas de refacturation localeLa charge du salaire n’est pas supportée par un établissement stable ou une base fixe de l’employeur au Gabon.

Ce qu’ont jugé les tribunaux

Voir les 5 décisions qui concernent le Gabon →
Ce que cela change pour vous

Le décompte sur douze mois consécutifs empêche de fractionner une mission à cheval sur deux années civiles. Le statut réel compte aussi : dans les affaires jugées, des « contrats de services » qui n’organisaient ni pouvoir de donner des ordres ni contrôle du travail n’ont pas été regardés comme des contrats de salarié. Le contrat, l’employeur et la refacturation se règlent avant le départ.

Faire sécuriser ma mission au GabonVisio · 30 min · sans engagement
Cela vous concerne ?

Vous êtes salarié et vous partez travailler au Gabon, en mission ou en expatriation ?

Oui

Les autres sujets de la convention

Questions fréquentes

Les 183 jours se comptent-ils par année civile ?

Non. La convention vise toute période de douze mois consécutifs commençant ou se terminant dans l’année fiscale considérée (article 15, paragraphe 2, a).

Mon salaire imposé au Gabon doit-il être déclaré en France ?

Si vous restez résident de France, oui : il est pris en compte, avec un crédit égal à l’impôt français correspondant (article 24, paragraphe 1, a, i).

Et si je suis consultant indépendant ?

L’article 14 s’applique : le Gabon ne peut imposer que si vous y disposez de façon habituelle d’une base fixe, pour les revenus imputables à cette base.

Source : Convention signée à Libreville le 20 septembre 1995, qui couvre les impôts sur le revenu, sur la fortune et sur les successions ; elle remplace la convention signée à Libreville le 21 avril 1966 — Gabon – 1995; Gabon – 1966 (impots.gouv.fr). Statut : En vigueur depuis le 1er mars 2008 ; la convention de 1966 a cessé définitivement de produire ses effets après le 31 décembre 2008. Ce document ne se substitue pas aux textes qui font foi. Analyse : Balmont Conseil, mise à jour le 8 novembre 2026. Information générale, pas un conseil personnalisé.

Vous partez au Gabon ?Bilan de 30 min