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Convention France–ColombieConvention signée à Bogota le 25 juin 2015, complétée par un protocole signé le même jour

Vous percevez des intérêts de Colombie ou de France : quel pays les impose ? L’article 11 de la convention franco-colombienne

Les intérêts sont imposables dans l’État de résidence du bénéficiaire. L’État d’où ils proviennent peut aussi les imposer, dans la limite de 10 % du montant brut. Certains intérêts, notamment de prêts bancaires d’au moins trois ans, ne sont imposables que dans l’État de résidence.

Carthagène des Indes, Colombie
Article 11 · IntérêtsCarthagène des Indes, Colombie
En bref
  • Les intérêts provenant d’un pays et payés à un résident de l’autre sont imposables dans l’État de résidence du bénéficiaire (article 11, paragraphe 1).
  • Le pays d’où proviennent les intérêts peut aussi les imposer, dans la limite de 10 pour cent du montant brut si le bénéficiaire effectif réside dans l’autre pays (article 11, paragraphe 2).
  • Ne sont imposables que dans l’État de résidence, notamment, les intérêts payés par ou à une entité publique, ceux d’un prêt bancaire d’au moins trois ans ou d’une vente à crédit entre entreprises (article 11, paragraphe 3).
  • Un résident de France a droit à un crédit d’impôt égal à l’impôt payé en Colombie, plafonné à l’impôt français correspondant (article 22, paragraphe 1, a, ii).

Qui impose vos intérêts ?

Votre situationQui imposeTexte
Résident de France, intérêts de source colombienneColombie, 10 % maximum ; France avec créditArt. 11 § 2 et 22
Résident de Colombie, intérêts de source françaiseFrance, 10 % maximum ; Colombie avec déductionArt. 11 § 2 et 22 § 2
Prêt bancaire accordé pour au moins trois ansÉtat de résidence seulementArt. 11 § 3 d
Intérêts payés par l’État, une collectivité ou une personne morale de droit publicÉtat de résidence seulementArt. 11 § 3 a

Le texte de la convention

Article 11, paragraphes 1 et 2

« Les intérêts provenant d'un État contractant et payés à un résident de l'autre État contractant sont imposables dans cet autre État. 2. Toutefois, ces intérêts sont aussi imposables dans l’État contractant d’où ils proviennent et selon la législation de cet État mais, si le bénéficiaire effectif des intérêts est un résident de l’autre État contractant, l’impôt ainsi établi ne peut excéder 10 pour cent du montant brut des intérêts. »

Article 11, paragraphe 3, d

« ces intérêts sont payés au titre d'un prêt ou d'un crédit de quelque nature que ce soit accordé par une banque mais seulement si le prêt ou le crédit concerné est accordé pour une période d'au moins trois ans ; »

Texte publié par impots.gouv.fr.

Les cas où seul l’État de résidence impose

Le bénéficiaire effectif doit remplir l’une de ces conditions (article 11, paragraphe 3) :

  1. 1
    Entité publiqueLe bénéficiaire ou le payeur est un État, une collectivité territoriale, une personne morale de droit public ou la banque centrale.
  2. 2
    Prêt garanti par un ÉtatCréances ou prêts garantis, assurés ou aidés par un État ou pour son compte.
  3. 3
    Vente à créditVente à crédit d’un équipement ou de marchandises entre entreprises.
  4. 4
    Prêt bancaire longPrêt ou crédit accordé par une banque pour au moins trois ans.
  5. 5
    Entre institutions financièresIntérêts payés par une institution financière d’un pays à une institution financière de l’autre.
Ce que cela change pour vous

Pour un particulier qui place de l’épargne en Colombie, la retenue colombienne est plafonnée et s’impute ensuite sur l’impôt français dans la limite de l’impôt français correspondant. Si la retenue dépasse le plafond, l’excédent ne se récupère pas par le crédit en France : il faut présenter l’attestation de résidence prévue à l’article 29 avant le paiement des intérêts.

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Cela vous concerne ?

Vous détenez des placements rémunérés en Colombie ou en France et vous résidez dans l’autre pays ?

Oui

Les autres sujets de la convention

Questions fréquentes

Les pénalités de retard sont-elles des intérêts ?

Non. Les pénalisations pour paiement tardif ne sont pas considérées comme des intérêts au sens de l’article 11 (paragraphe 4).

D’où proviennent les intérêts au sens de la convention ?

De l’État où réside le débiteur ; si le débiteur a un établissement stable qui supporte la charge des intérêts, de l’État de cet établissement (article 11, paragraphe 6).

La France impose-t-elle aussi les intérêts colombiens d’un résident de France ?

Oui, ils sont imposables en France, État de résidence, avec un crédit égal à l’impôt payé en Colombie, plafonné à l’impôt français correspondant (article 22, paragraphe 1, a, ii).

Source : Convention signée à Bogota le 25 juin 2015, complétée par un protocole signé le même jour — Convention avec la Colombie – Impôts sur le revenu et la fortune (impots.gouv.fr). Statut : En vigueur ; le dossier publié ne comporte ni avenant ni version consolidée par la Convention multilatérale. Ce document ne se substitue pas aux textes qui font foi. Analyse : Balmont Conseil, mise à jour le 8 novembre 2026. Information générale, pas un conseil personnalisé.

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