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En résumé…

Un family office est une structure qui coordonne le patrimoine d’une famille dans la durée : stratégie patrimoniale, gestion financière, ingénierie juridique et fiscale, philanthropie. Il est « single » quand il travaille pour une seule famille, « multi » quand il en sert plusieurs. En France, aucun texte ne réglemente le family office en tant que tel : ce qui est encadré, ce sont les services qu’il rend (conseil en investissement, gestion sous mandat, assurance, crédit), chacun sous un statut qui se vérifie.

Sur le patrimoine, aucune règle ne fixe de seuil. Devant l’Assemblée nationale, le 12 mai 2026, le président de l’Association française du family office (AFFO) a cité comme ordre de grandeur « plusieurs dizaines de millions d’euros » pour un multi family office et « au moins 100 millions » pour un single family office, en précisant que le patrimoine n’est « pas le seul » critère.

Balmont Conseil ne se présente pas comme un family office : c’est un cabinet de conseil en gestion de patrimoine à Lyon, non indépendant au sens réglementaire, rémunéré par des commissions versées par les fournisseurs de produits, ce que nous disons avant le premier rendez-vous.

Imaginons un dirigeant lyonnais qui prépare la cession de son entreprise. Son notaire, son expert-comptable et son banquier lui ont chacun fait une proposition, et personne ne coordonne l’ensemble. Un contact lui parle de « family office ». Avant de comparer des noms de structures, trois questions suffisent : sous quel statut cette structure exerce-t-elle, comment est-elle rémunérée, et que fait-elle concrètement pour moi ?

1. Single family office, multi family office, conseiller en gestion de patrimoine : trois réalités différentes

TermeCe que c’estSource
Single family office (SFO)Structure au service d’une seule famille. Ses équipes disposent en général de contrats de travail : elles sont salariées de la famille. Le rapport du 118e Congrès des notaires de France (2022) en comptait une centaine en exercice en France.AFFO, audition du 12 mai 2026 ; Congrès des notaires, 2022
Multi family office (MFO)Société qui propose ses services à plusieurs familles. Ces sociétés sont apparues à partir des années 2000, créées par d’anciens dirigeants de banques privées ou des conseillers en gestion de patrimoine ; certaines sont adossées à une banque privée. La relation avec les familles est commerciale, le plus souvent facturée en honoraires.Congrès des notaires, 2022 ; AFFO, 2026
Conseiller en gestion de patrimoine (CGP)Professionnel qui conseille un client sur son patrimoine, sous un ou plusieurs statuts réglementés selon les services rendus (voir la partie 2). Pour l’AFFO, le conseil et l’accompagnement patrimonial « diffèrent du family office ».ACPR ; AFFO, 2026

Selon l’AFFO, « pour être qualifié de family office, il faut œuvrer » dans quatre domaines à la fois (voir la partie 3). Un conseiller qui intervient sur une partie seulement de ces domaines n’est pas pour autant moins compétent : il rend un autre service, et le droit lui demande les mêmes preuves de statut. Notre page sur le rôle du conseiller en gestion de patrimoine détaille ce périmètre.

2. Ce que dit le droit : pas de statut « family office », mais des statuts pour chaque service

Une activité qui n’est réglementée par aucun texte

Le rapport du 118e Congrès des notaires de France (2022) l’écrit sans détour : « L’activité de family office n’est réglementée par aucun texte en France. » Il ajoute que la plupart des family officers en exercice adoptent le statut de conseiller en investissements financiers. Il n’existe donc ni « agrément family office » ni liste officielle de ces structures. Le nom ne prouve rien ; le statut, lui, se contrôle.

Les statuts qui s’appliquent selon les services rendus

StatutCe qu’il couvreQui l’encadre
Conseiller en investissements financiers (CIF)Conseil sur des instruments financiers et d’autres actifs. Il ne peut pas gérer le portefeuille de son client : ce service ne peut être exercé que par un prestataire de services d’investissement.Immatriculation à l’ORIAS ; association professionnelle agréée par l’AMF ; contrôle de l’AMF
Entreprise d’investissement (prestataire de services d’investissement)Services d’investissement : réception-transmission d’ordres, exécution, gestion de portefeuille, conseil en investissement, placement, etc.Agrément de l’ACPR ; l’AMF approuve le programme d’activité ou transmet ses observations selon les services
Société de gestion de portefeuille (SGP)Gestion de placements collectifs (OPCVM, fonds d’investissement alternatifs). Elle peut aussi fournir, sous conditions, la gestion sous mandat, le conseil en investissement et la réception-transmission d’ordres.Agrément de l’AMF
Courtier d’assuranceIntermédiation en assurance, notamment sur les contrats d’assurance-vieImmatriculation à l’ORIAS
Intermédiaire en opérations de banque et services de paiement (IOBSP)Présentation ou mise en relation sur des opérations de banque, par exemple le créditImmatriculation à l’ORIAS

Ces statuts se cumulent : l’ACPR indique que les statuts de CIF et d’entreprise d’investissement sont cumulables avec ceux d’intermédiaire en assurance et d’IOBSP. Une structure peut donc porter plusieurs numéros et plusieurs contrôleurs, selon ce qu’elle fait réellement pour vous.

Concrètement. Si l’on vous promet une gestion de vos portefeuilles « sous mandat », demandez l’agrément correspondant (entreprise d’investissement ou société de gestion de portefeuille) : un CIF, seul, n’a pas le droit de gérer le portefeuille de son client. Pour les autres services, le registre de l’ORIAS indique les catégories d’immatriculation. Voir aussi comment vérifier qu’un conseiller est bien agréé.

Pour le technicien. Services d’investissement : article L. 321-1 du Code monétaire et financier (CMF). Services complémentaires de la société de gestion de portefeuille : article L. 532-9, VI, du CMF, tel que commenté dans la position-recommandation AMF DOC-2012-19 (modifiée le 26 mars 2026). Conditions d’agrément d’une entreprise d’investissement : ACPR, avec avis ou approbation de l’AMF sur le programme d’activité. Le périmètre du CIF et l’interdiction de gérer le portefeuille du client figurent dans le guide de l’AMF sur les conseillers en investissements financiers.

3. Ce que fait un family office : quatre domaines

Le président de l’AFFO, Charles-Henri Bujard, décrit un family office comme « une structure d’accompagnement global des familles, qui agit dans la durée », qui « agit comme un chef d’orchestre ». Il cite quatre domaines :

  • La stratégie patrimoniale et la gouvernance familiale : décider ce que la famille veut garder, transmettre, financer, et comment elle prend ses décisions.
  • La gestion financière et l’allocation d’actifs : répartir le patrimoine financier entre les classes d’actifs et suivre cette répartition.
  • L’ingénierie administrative, juridique et fiscale : structures de détention, déclarations, coordination des conseils.
  • La philanthropie, que l’AFFO relie au « patrimoine émotionnel, l’art de vivre ».

Un point à retenir : selon l’AFFO, « un family office ne peut être un expert dans tous les domaines » et s’inscrit dans « un écosystème » de professions réglementées (avocats, notaires, experts-comptables, gestionnaires). Le family office coordonne ; les actes réglementés restent accomplis par des professionnels qui ont le statut pour les accomplir.

4. À partir de quel patrimoine ?

Aucun texte ne définissant le family office, aucune règle de droit ne fixe de seuil pour y recourir. Les chiffres qui circulent sont des déclarations de professionnels. Le seul que nous ayons pu rattacher à une source institutionnelle identifiable est celui-ci : lors de l’audition de l’AFFO par la commission d’enquête de l’Assemblée nationale sur l’imposition des plus hauts patrimoines (compte rendu n° 026, séance du 12 mai 2026), son président a répondu à la question d’un seuil d’intervention.

StructureOrdre de grandeur cité par le président de l’AFFO (12 mai 2026)
Multi family office« des patrimoines de plusieurs dizaines de millions d’euros »
Single family office« à partir de patrimoines d’au moins 100 millions », « avec l’outil de production »

Trois précautions de lecture. Il s’agit d’un ordre de grandeur donné à l’oral, pas d’une règle ni d’une étude statistique. Le président précise que « le niveau de patrimoine est l’un des critères pour se mettre en relation avec un family office, mais il n’est pas le seul ». Troisième précaution : ces montants ne s’appliquent pas tels quels au conseil en gestion de patrimoine, qui est un autre service.

5. Comment est payé un family office, et ce qu’il faut demander

D’après l’AFFO, les single family offices travaillent sous contrat de travail : leur financement est le plus souvent décidé de gré à gré avec la famille. Les multi family offices ont une relation commerciale avec les familles et facturent généralement des honoraires, avec « une plus grande diversité en matière de rémunération ». Ils sont, toujours selon l’AFFO, « souvent » inscrits à l’ORIAS et « souvent » CIF : « souvent » n’est pas « toujours », d’où la vérification. L’AFFO indique aussi qu’en son sein, la part des rétrocessions ne doit pas excéder 50 % de la rétribution globale déclarée ; c’est une règle interne à l’association, pas une obligation légale.

Six questions à poser à toute structure qui se présente comme family office :

  • Sous quels statuts et quels numéros exercez-vous (ORIAS, agrément ACPR ou AMF) ?
  • Quels services rendez-vous vous-même, et lesquels confiez-vous à d’autres professionnels ?
  • Qui vous rémunère sur mon dossier, pour quel montant en euros, chaque année : moi, des fournisseurs de produits, ou les deux ?
  • Êtes-vous salarié d’une famille, ou prestataire de plusieurs familles ?
  • Qui détient mes actifs, et qui peut y toucher ?
  • Quels documents me remettez-vous avant de signer : lettre de mission, information sur la rémunération ?

6. Chez Balmont Conseil

Balmont Conseil ne se présente pas comme un family office. C’est une société par actions simplifiée unipersonnelle basée à Lyon, créée en janvier 2013, qui accompagne depuis bientôt 14 ans des dirigeants, des familles et des expatriés. Le cabinet n’est pas une structure dédiée à une seule famille.

  • Statuts : conseiller en investissements financiers membre de l’ANACOFI-CIF, courtier en assurance, immatriculé à l’ORIAS sous le numéro 13003497. Vous pouvez contrôler ces mentions sur le registre.
  • Rémunération : le cabinet est non indépendant au sens réglementaire et perçoit des commissions versées par les fournisseurs de produits. Il n’a aucun lien capitalistique avec une banque ou un assureur.
  • Pour les particuliers et les familles : épargne, assurance, fiscalité, transmission, expatriation.
  • Pour les entreprises : indemnités de fin de carrière, épargne salariale, contrats collectifs de retraite et de prévoyance, et mise en relation avec des partenaires de crédit pour les projets de financement.
  • Avec vos autres conseils : les missions sur mesure sont menées avec votre notaire ou votre expert-comptable. Aux notaires, experts-comptables, avocats et confrères, nous proposons une intervention en co-traitance : le client reste le leur.
  • Avant toute recommandation : la réglementation impose de vous remettre la lettre de mission, l’information sur la rémunération et la déclaration d’adéquation ; nous les remettons avant que vous décidiez.

Pour le détail de ce qu’un dirigeant doit exiger de son conseiller, voir gestionnaire de patrimoine à Lyon pour chef d’entreprise : que faut-il demander ? et la page conseiller en gestion de patrimoine à Lyon.

Notre position

Le nom « family office » ne dit ni ce que fait la structure, ni sous quel contrôle, ni à qui profite sa rémunération. Trois pièces le disent : le statut vérifiable au registre, la rémunération chiffrée en euros, et le périmètre des services écrit dans la lettre de mission. Selon la taille du patrimoine et la présence d’une entreprise, la bonne réponse peut être un family office, un cabinet de conseil en gestion de patrimoine, ou le notaire et l’expert-comptable déjà en place, mieux coordonnés.

Questions fréquentes

Un family office est-il réglementé en France ?

Pas en tant que tel : le rapport du 118e Congrès des notaires (2022) indique que l’activité de family office n’est réglementée par aucun texte en France. En revanche, chaque service rendu à des tiers relève d’un statut : conseil en investissement (CIF), gestion de portefeuille (entreprise d’investissement ou société de gestion de portefeuille), assurance, crédit.

Quelle différence entre un multi family office et un cabinet de conseil en gestion de patrimoine ?

Selon l’AFFO, un family office intervient à la fois sur la stratégie et la gouvernance familiales, la gestion financière, l’ingénierie juridique et fiscale, et la philanthropie, dans la durée. Un cabinet de conseil en gestion de patrimoine intervient en général sur une partie de ces sujets, sous les statuts correspondants. Dans les deux cas, ce sont le statut, la rémunération et le périmètre écrit qui permettent de comparer.

Faut-il plusieurs dizaines de millions d’euros pour être accompagné ?

Le chiffre cité par l’AFFO concerne le recours à un family office, et il est présenté comme un ordre de grandeur. Il ne concerne pas le conseil en gestion de patrimoine. Chez Balmont Conseil, la première étape est la radiographie de vos contrats : vous déposez vos relevés et leurs frais sont chiffrés en euros, gratuitement.

Vous hésitez entre un family office et un cabinet de conseil en gestion de patrimoine ?

Envoyez-nous votre situation : le premier échange porte sur ce que vous avez, ce que vous attendez, et sur le statut et la rémunération de chacun des intervenants possibles.

Vous êtes notaire, expert-comptable, avocat ou confrère conseil et un client vous interroge sur un family office ? Nous pouvons relire la proposition en co-traitance : le client reste le vôtre.

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Le premier entretien sert à établir votre position exacte et à dire s’il y a quelque chose à faire — parfois il n’y a rien, et nous le disons aussi. Trente minutes, sans engagement.

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Alexis Sagnier, conseiller en investissements financiers et immobiliers, courtier en assurances, certifié AMF. ORIAS 13003497. Mis à jour le 24/10/2026.

Sources officielles consultées

Alexis Sagnier, fondateur de Balmont Conseil, conseil en gestion de patrimoine à Lyon

Alexis Sagnier

Fort de bientôt 14 ans d'expertise en ingénierie financière, Alexis Sagnier accompagne les dirigeants et expatriés dans la sécurisation de leurs enjeux transfrontaliers.
Fondateur de Balmont Conseil en 2013, il chiffre chaque recommandation en euros (impôt, frais, transmission) avant toute décision.
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