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Lexique · Crédit

Courtier : définition, rôle et rémunération

Un courtier est un intermédiaire indépendant qui met en relation un client et un établissement (banque, assureur, société de gestion) pour négocier un contrat en son nom : crédit immobilier, assurance emprunteur, assurance-vie ou placement. Il ne porte pas le risque lui-même et n’engage pas ses fonds propres ; il vend un service de recherche, de comparaison et de négociation.

Comment ça marche

Le courtier analyse le besoin du client, interroge plusieurs établissements partenaires, puis présente la ou les offres les plus adaptées. En crédit, il constitue le dossier, défend le profil de l’emprunteur et négocie le taux, les frais et les garanties. En assurance, il compare les contrats du marché et accompagne la souscription.

Son activité est réglementée. Le courtier en crédit relève du statut d’intermédiaire en opérations de banque et en services de paiement (IOBSP) ; le courtier en assurance est immatriculé à l’ORIAS et contrôlé par l’ACPR. Les deux doivent justifier d’une formation, d’une assurance de responsabilité civile professionnelle et d’une garantie financière lorsqu’ils encaissent des fonds.

Comment il est rémunéré

En crédit immobilier, le courtier perçoit des honoraires payés par l’emprunteur, le plus souvent entre 0,5 % et 1,5 % du capital emprunté, exigibles uniquement si le prêt est effectivement débloqué, et parfois une commission versée par la banque. En assurance, il est rémunéré par une commission incluse dans la prime, que le client ne voit pas toujours apparaître distinctement.

La loi impose au courtier d’indiquer au client la nature de sa rémunération et ses éventuels liens capitalistiques avec les établissements qu’il propose.

Exemple concret

Un couple emprunte 400 000 € sur vingt ans. Son courtier obtient un taux inférieur de 0,25 point à celui proposé par leur banque historique et une assurance emprunteur en délégation deux fois moins chère. Le gain cumulé dépasse 15 000 € sur la durée du prêt, pour des honoraires de courtage de 3 000 €.

Points de vigilance

  • Un courtier ne travaille jamais avec la totalité du marché : demandez la liste de ses partenaires et le nombre d’établissements réellement consultés.
  • Les honoraires ne doivent être payés qu’après le déblocage des fonds ; toute avance exigée avant est interdite pour un courtier en crédit.
  • Vérifiez l’immatriculation ORIAS avant de transmettre des documents personnels.
  • Un courtier en assurance-vie ou en placements doit aussi avoir le statut de conseiller en investissements financiers (CIF) pour délivrer un conseil.

Termes voisins

Courtier en ligne.

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Alexis SagnierFondateur de Balmont Conseil, Lyon

Questions fréquentes

Un courtier est-il gratuit ?

Rarement. En crédit, ses honoraires sont à la charge de l’emprunteur mais ne sont dus que si le prêt est signé. En assurance, sa commission est intégrée à la prime.

Courtier ou banque : qui décide du taux ?

La banque. Le courtier négocie et présente le dossier sous son meilleur jour, mais l’accord de prêt reste celui de l’établissement prêteur.

Peut-on changer de courtier en cours de dossier ?

Oui, tant qu’aucun mandat exclusif n’a été signé. Lisez le mandat de recherche de financement avant de le signer.

Source officielle

orias.fr — registre unique des intermédiaires en assurance, banque et finance ; acpr.banque-france.fr