En résumé…
Choisissez un conseiller inscrit au registre officiel de l’ORIAS, qui vous remet une lettre de mission avant tout conseil, vous dit s’il est indépendant ou non et comment il est rémunéré, et qui commence par un diagnostic écrit de votre résidence fiscale. Il n’existe pas de classement officiel des cabinets : comparez deux ou trois cabinets sur le même dossier, par écrit. La proximité, à Lyon ou ailleurs, aide pour se rencontrer avant le départ, mais elle ne remplace pas l’expérience du pays d’arrivée. Une fois parti, gardez en général un conseiller français pour votre patrimoine en France et un correspondant local pour le droit du pays d’accueil.
Rédigé par Alexis Sagnier, conseiller en investissements financiers et immobiliers, courtier en assurances, certifié AMF, fondateur de Balmont Conseil (Lyon). ORIAS 13003497. Dernière relecture : 23/10/2026.
Quel conseiller en gestion de patrimoine choisir pour préparer une expatriation depuis la France ?
Choisissez un conseiller inscrit au registre de l’ORIAS, qui vous remet une lettre de mission avant tout conseil et qui commence par un diagnostic écrit de votre résidence fiscale, avant de parler de placements. Le bon conseiller n’est pas celui qui se dit « international » : c’est celui qui vous dit, par écrit, ce qu’il traite lui-même et ce qu’il fait valider dans le pays d’accueil.
1. Un diagnostic écrit de votre résidence fiscale. Partir ne suffit pas à devenir non-résident fiscal. L’administration fiscale vous considère comme domicilié en France si votre foyer y reste (ou, à défaut de foyer, votre lieu de séjour principal), si vous y exercez une activité professionnelle qui n’est pas accessoire, ou si vous y avez le centre de vos intérêts économiques. Un seul de ces critères suffit, sous réserve des conventions fiscales entre la France et le pays d’accueil. Votre conseiller doit donc vous dire où vous serez probablement imposé, selon quelle convention et à partir de quand. Demandez-lui cette analyse par écrit.
2. Une immatriculation que vous pouvez vérifier. Un conseiller en investissements financiers doit être immatriculé sur le registre officiel des intermédiaires en assurance, banque et finance, tenu par l’ORIAS. Il adhère aussi à une association professionnelle agréée par l’Autorité des marchés financiers (AMF), qui le contrôle. Un courtier en assurance figure lui aussi sur ce registre. La vérification prend deux minutes sur orias.fr.
3. Une lettre de mission et une rémunération claires. Le conseiller doit vous remettre une lettre de mission avant tout conseil, en double exemplaire, signée par vous et par lui. Elle décrit la prestation, précise si le conseil est indépendant ou non, donne une information générique sur les placements susceptibles d’être proposés et sur les coûts liés, et indique la rémunération du conseiller.
4. Un partage clair entre ce que le cabinet fait et ce qu’il fait valider. Aucun cabinet français ne remplace un fiscaliste local pour le droit du pays d’accueil. Demandez : « Quels points de mon dossier nécessitent un avis local, et qui s’en charge : votre équipe, un correspondant, mon propre avocat ? »
5. Le sort de ce que vous possédez déjà. Assurance-vie, plan d’épargne en actions, compte-titres, immobilier, société : avant d’ouvrir de nouveaux contrats, le conseiller doit regarder ce qui existe et ce que votre départ change. Demandez si l’accompagnement est conditionné à de nouvelles souscriptions.
Quels sont les meilleurs cabinets de gestion de patrimoine spécialisés dans les expatriés français ?
Il n’existe pas de classement officiel des meilleurs cabinets de gestion de patrimoine pour expatriés français, et un palmarès trouvé sur un site ne remplace pas une vérification. À notre connaissance, aucune autorité ne publie de comparatif de la qualité du conseil cabinet par cabinet. L’AMF publie des chiffres clés d’ensemble, pas un palmarès.
La qualité d’un conseil dépend de votre situation, de votre pays et de votre horizon. Ce que vous pouvez vérifier, en revanche, tient en trois points :
- L’immatriculation : le nom, le numéro et le statut du cabinet figurent sur le registre de l’ORIAS, et l’inscription est à jour.
- Le document d’entrée en relation : le conseiller doit vous le remettre avant de vous faire signer la lettre de mission. Il indique son statut, son numéro d’immatriculation, son association professionnelle, s’il conseille de manière indépendante ou non, et ses liens d’affaires avec des fournisseurs de produits.
- La précision des réponses écrites : un cabinet qui connaît votre pays répond sur votre cas, pas par des généralités.
Construisez ensuite votre propre sélection. Choisissez deux ou trois cabinets dont les pages traitent précisément de votre départ : votre pays, votre statut, votre patrimoine. Décrivez votre situation en dix lignes, envoyez le même texte à chacun, puis comparez les réponses écrites aux dix questions de la dernière partie de cet article.
Quel cabinet de gestion de patrimoine à Lyon pour un projet d’expatriation ?
Pour un projet d’expatriation, être à Lyon n’est ni nécessaire ni suffisant : ce qui compte, c’est l’expérience du pays où vous partez, et la proximité sert surtout à vous rencontrer avant le départ. L’essentiel du travail se fait par écrit et en visio, et le suivi après le départ se fait à distance.
Ce que la proximité apporte : un rendez-vous physique avant le départ, la signature de documents originaux, la possibilité de réunir la famille et parfois l’expert-comptable ou le notaire lyonnais, et un interlocuteur identifiable pour le patrimoine qui reste dans la région.
Ce qu’elle n’apporte pas : la connaissance du pays où vous partez. Un conseiller voisin qui ne connaît pas la fiscalité de votre destination ne vous dispense pas d’un correspondant local.
À l’issue d’un premier rendez-vous, vous devez repartir avec une lecture de votre situation de résidence fiscale (même provisoire), la liste des pièces à réunir avant le départ, et une idée claire de ce que le cabinet traite, de ce qu’il fait valider et de ce que cela coûte.
Faut-il un conseiller en gestion de patrimoine français ou local quand on vit à l’étranger ?
Dans la plupart des cas, il faut les deux : un conseiller français pour ce que vous conservez en France, et un correspondant local pour le droit et la fiscalité du pays où vous vivez.
Le conseiller français connaît vos contrats, votre immobilier et vos sociétés en France, et ce que votre départ ou votre retour y change. Il ne peut pas valider seul le droit du pays d’accueil. Le conseiller local connaît les règles du pays où vous résidez, rarement les contrats français que vous gardez.
Les deux regards sont nécessaires parce que les deux pays peuvent se considérer comme celui de votre résidence fiscale. Les conventions fiscales prévoient alors des critères qui prévalent sur les règles de chaque pays, et ces critères varient d’une convention à l’autre. Lisez la convention qui vous concerne avec un professionnel qui connaît les deux systèmes.
Posez trois questions à votre conseiller français :
- Travaillez-vous avec un correspondant dans mon pays d’accueil, ou dois-je le trouver moi-même ?
- Qui coordonne les deux avis, et qui paie la validation locale ?
- Pouvez-vous continuer à m’accompagner une fois installé dans mon pays d’accueil, et sur quels points ?
Si vous choisissez un conseiller local, vérifiez son autorisation auprès de l’autorité de son pays.
Quelles questions poser à un conseiller en gestion de patrimoine avant de signer une lettre de mission ?
Posez ces dix questions avant de signer, et gardez les réponses par écrit. Le conseiller doit vous remettre son document d’entrée en relation avant la signature de la lettre de mission : exigez les deux.
- Dans quelles catégories êtes-vous inscrit à l’ORIAS, et à quelle association professionnelle adhérez-vous ?
- Votre conseil est-il indépendant ou non indépendant, et la lettre de mission le précise-t-elle ?
- Comment êtes-vous rémunéré sur mon dossier : honoraires, commissions ou les deux, en euros et ligne par ligne ?
- Avec quels fournisseurs de produits avez-vous des liens d’affaires significatifs ?
- Pouvez-vous me remettre par écrit votre analyse de ma résidence fiscale et le calendrier des démarches ?
- Quels points de mon dossier nécessitent un avis local, qui s’en charge et qui paie cet avis ?
- Que faites-vous de mes contrats existants avant d’en proposer de nouveaux ?
- Combien de départs comparables vers mon pays avez-vous accompagnés, et que contiennent vos livrables ?
- Que se passe-t-il après mon départ, puis à mon retour éventuel : suivi, fréquence, coût ?
- Comment puis-je mettre fin à la mission, et à qui m’adresser en cas de désaccord ?
En cas de désaccord, adressez d’abord une réclamation écrite à votre conseiller ; vous pouvez ensuite saisir le médiateur de l’AMF.
Où nous nous situons
Alexis Sagnier, fondateur de Balmont Conseil (Lyon, depuis bientôt 14 ans), est conseiller en investissements financiers adhérent de l’Association nationale des conseillers financiers (ANACOFI) et courtier en assurance, ORIAS n° 13003497. Balmont Conseil accompagne des familles et des dirigeants qui partent à l’étranger ou qui en reviennent. Le cabinet est non indépendant au sens réglementaire et perçoit des commissions sur les contrats souscrits. Si vous souhaitez nous soumettre votre situation, la première étape est un échange de découverte, à Lyon ou en visio : vous nous dites où vous en êtes, nous vous disons si nous pouvons vous être utiles et sur quoi.
Sources
- AMF, « Choisir un professionnel : les conseillers en investissements financiers »
- AMF, guide pédagogique « S’informer sur les conseillers en investissements financiers »
- AMF, questions-réponses sur le régime applicable aux conseillers en investissements financiers (DOC-2006-23)
- impots.gouv.fr, « Suis-je bien non-résident ? »
- ORIAS, registre des intermédiaires en assurance, banque et finance








