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Fiscalité et résidence

Vivre à Oman : résidence fiscale à 183 jours, seuil de 42 000 OMR et taux de 5 %

Selon l’autorité fiscale omanaise, toute personne qui séjourne plus de 183 jours à Oman est résident fiscal, qu’elle soit omanaise ou non. L’impôt sur le revenu des personnes physiques s’applique à ce qui dépasse 42 000 OMR de revenu global, au taux de 5 %. Un point reste à vérifier avant toute décision : les pages que nous avons lues ne donnent pas de date d’application lisible pour cet impôt.

Résident fiscal : plus de 183 jours, continus ou non

D’après la foire aux questions du portail de l’autorité fiscale (mise à jour le 12 octobre 2026), toute personne qui reste à Oman plus de 183 jours est considérée comme résident fiscal. La règle vaut pour les Omanais comme pour les étrangers. Les jours sont comptés qu’ils soient continus ou répartis dans l’année : au-delà de 183 jours, la personne est résidente ; en deçà, elle ne l’est pas. Le guide « questions et réponses » de la même autorité (mis à jour le 17 juillet 2025) dit la même chose.

L’impôt vise la personne physique, résidente ou non résidente. Selon la FAQ, les employeurs, publics comme privés, retiennent l’impôt sur les salaires qui dépassent 42 000 OMR par an et le reversent à l’autorité fiscale.

Ces pages ne définissent pas l’année fiscale. Le texte du décret royal peut le faire : nous ne l’avons pas lu de façon exploitable.

Le décret royal 56/2025 et la date que nous n’avons pas pu lire

Le portail de l’autorité fiscale désigne la loi comme le « Royal Decree 56/2025 Issuing the Personal Income Tax ». La page qui l’héberge, mise à jour le 30 juin 2026, ne donne ni la date du décret ni sa date d’application. Le PDF du décret (17,4 Mo) est en arabe et son extraction est illisible : nous n’avons pas pu en tirer de date de façon fiable.

Conséquence pour vous : avant de bâtir une décision sur cet impôt, faites confirmer par un professionnel omanais à partir de quelle année il s’applique et comment l’année fiscale est définie. Cette page ne tranche pas ce point.

Seuil de 42 000 OMR, taux de 5 % : la formule de l’autorité fiscale

La FAQ écrit que le revenu net est constitué de « tous les montants qui dépassent 42 000 OMR » du revenu global. Le guide détaille le calcul en quatre étapes :

ÉtapeOpération
1Revenu brut : montants en espèces et avantages en nature
2Moins 42 000 OMR
3Moins exonérations, frais et pertes : revenu imposable
4Revenu imposable x 5 % : impôt dû

La FAQ indique seulement « 5 % » pour le taux et ne mentionne pas d’autres tranches. Le guide l’applique au revenu imposable. Nous n’avons pas lu de barème à plusieurs tranches.

Revenu brut de 60 000 OMR : exemple chiffré (profil fictif)

Situation. Un consultant en finance d’entreprise, profil fictif, est résident fiscal omanais et réalise 60 000 OMR de revenu brut sur l’année fiscale. Il justifie 3 000 OMR de frais et d’exonérations.

Problème. Il veut estimer l’impôt d’après la formule publiée par l’autorité fiscale, avant d’arbitrer ses placements.

Stratégie. Il applique les étapes du guide, puis fait confirmer par un professionnel omanais le périmètre des frais admis, la date d’application de la loi et l’absence d’autres tranches.

Résultat. Le revenu imposable est de 15 000 OMR (60 000 moins 42 000 moins 3 000) et l’impôt de 750 OMR, soit 1,25 % du revenu brut. Sans frais ni exonération, le revenu imposable serait de 18 000 OMR et l’impôt de 900 OMR.

Revenus perçus à l’étranger : une règle générale et une exonération de 24 mois

La FAQ précise que le revenu global comprend tous les montants et avantages en nature reçus par un résident « à Oman ou à l’étranger ». Le guide ajoute deux énoncés : le revenu d’une personne réalisé hors d’Oman est exonéré pendant 24 mois consécutifs, et les salaires d’un résident fiscal omanais réalisés hors d’Oman sont exonérés. Il ne dit pas à partir de quand courent les 24 mois.

Nous n’avons pas pu concilier ces énoncés. Pour un résident qui détient des comptes, des contrats ou des sociétés hors d’Oman, la différence est importante : elle doit être levée avec un professionnel omanais. Cette page ne publie pas de règle sur ce point.

Sur l’impôt payé à l’étranger, la FAQ n’admet de déduire que l’impôt étranger directement lié à des sources de revenu considérées comme imposables à Oman.

Ce qui entre dans le revenu : pensions, loyers, dividendes

D’après la FAQ, les pensions de retraite entrent dans le revenu global, et le loyer d’un logement est imposable, sans exonération. Le guide indique que la part de dividendes revenant à l’associé d’une société à responsabilité limitée est imposable. Plusieurs sources de revenu sont soumises à l’impôt, pas seulement le salaire.

Pour une personne non résidente payée par un organisme public pour une mission de conseil, la FAQ indique que cet organisme ne retient que 5 %, l’ancienne retenue de 10 % ayant été remplacée. C’est un cas particulier, que nous ne généralisons pas.

Déduire : 15 % ou frais réels

Pour un revenu d’activité non salariée, la FAQ permet de déduire 15 % du revenu brut ou les frais réels, sur justificatifs conservés. Le guide étend la mesure à la location et indique que le choix peut être modifié tous les trois ans. Les frais d’amélioration d’un bien ne sont pas déductibles chaque année ; ils le sont lors de la cession de l’immeuble.

Déclarer : six mois après la fin de l’année fiscale

Toute personne dont le revenu global annuel dépasse 42 000 OMR dépose une déclaration. Selon le guide, elle est due dans les six mois qui suivent la fin de l’année fiscale, par voie électronique sur le portail de l’autorité fiscale. Les pages lues ne précisent pas à quelle date commence et finit l’année fiscale.

Ce que la convention de 1989 change pour un résident d’Oman

La convention franco-omanaise du 1er juin 1989 concerne les résidents de l’un ou des deux États. Notre page sur la convention fiscale France-Oman détaille ces articles. Cinq règles intéressent un résident d’Oman qui garde des liens avec la France :

  • Double résidence. L’article 4 départage dans l’ordre le foyer d’habitation permanent, le centre des intérêts vitaux, le séjour habituel, la nationalité, puis l’accord des autorités compétentes.
  • Dividendes. L’article 8 les rend imposables dans l’État du bénéficiaire effectif, sans taux de retenue écrit.
  • Intérêts. L’article 9 ne les rend imposables dans l’État de la source que s’ils se rattachent à un établissement stable ou une base fixe qui s’y trouve.
  • Redevances. L’article 10 plafonne l’impôt de l’État de la source à 7 % du montant brut.
  • Pensions et successions. Les pensions de sécurité sociale sont imposables dans l’État qui les verse (article 14 § 2) ; les immeubles ne sont soumis à l’impôt sur les successions que dans l’État où ils sont situés (article 17 § 1).

Du côté français, un seul critère de l’article 4 B du CGI suffit pour rester domicilié en France : foyer ou lieu de séjour principal, activité professionnelle, ou centre des intérêts économiques. La règle de la convention l’emporte sur la loi interne quand elle s’applique. Notre page sur l’article 4 B détaille les critères.

Ce que cette page ne traite pas

La date d’application de l’impôt, la définition de l’année fiscale, la liste complète des exonérations, les impôts sur le patrimoine, la sécurité sociale omanaise (la fiche du CLEISS n’a pas pu être lue), les titres de séjour et les placements locaux ne sont pas traités.

Ce qui change selon votre cas

  • Le nombre de jours passés à Oman sur l’année, et la date d’application de la loi.
  • La nature de vos revenus : salaire, activité, loyers, dividendes, pension.
  • L’endroit où sont placés vos comptes et contrats, et la règle sur les revenus perçus à l’étranger.
  • Vos liens avec la France : si l’un des critères de l’article 4 B du CGI subsiste, vous pouvez rester domicilié en France.
  • Votre nationalité, pour l’application de la convention.

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Questions fréquentes

Combien de jours faut-il passer à Oman pour être résident fiscal ?

Plus de 183 jours dans l’année, continus ou non, que la personne soit omanaise ou non (FAQ de l’autorité fiscale).

Quel est le taux de l’impôt sur le revenu à Oman ?

La FAQ indique 5 %, appliqué selon le guide au revenu qui dépasse 42 000 OMR après exonérations, frais et pertes. Vérifiez la date d’application et l’absence d’autres tranches.

Faut-il déclarer ses revenus quand on vit à Oman ?

Oui si le revenu global annuel dépasse 42 000 OMR : déclaration électronique dans les six mois qui suivent la fin de l’année fiscale, d’après le guide.

Un retraité français à Oman est-il imposé sur sa pension ?

La FAQ place les pensions de retraite dans le revenu global. La convention de 1989 réserve les pensions de sécurité sociale à l’État qui les verse. Les pensions et rémunérations similaires versées au titre d’un emploi antérieur (article 14 § 1, sous réserve de l’article 15) ne sont imposables que dans l’État de résidence.

Faire le point sur votre projet

Balmont Conseil est installé à Lyon depuis bientôt 14 ans et accompagne des dirigeants et des familles dont le patrimoine relie la France et l’étranger. Pour faire le point sur votre projet à Oman, prenez rendez-vous.

Alexis SagnierConseiller en investissements financiers et immobiliers, courtier en assurances, certifié AMF
Fondateur de Balmont Conseil, Lyon (ORIAS 13003497)

Sources officielles