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Prime de partage de la valeur : plafonds, exonérations et régime à partir de 2027

Selon la page d’economie.gouv.fr écrite le 28/04/2026, l’exonération de la prime de partage de la valeur est plafonnée à 3 000 € par bénéficiaire et par année civile. Ce plafond peut être porté à 6 000 € si l’employeur met en œuvre un dispositif d’intéressement, ou un dispositif d’intéressement ou de participation s’il n’est pas soumis à l’obligation de participation. Pour les primes versées de 2024 à 2026, le régime dépend de l’effectif : sous 50 salariés, la prime est exonérée d’impôt sur le revenu et de cotisations si le salarié a gagné moins de trois fois le Smic annuel sur les douze mois précédents ; à partir de 50 salariés, elle est exonérée de cotisations sociales seulement. À compter du 1er janvier 2027, la page décrit un autre régime.

Cette page traite les plafonds, les exonérations selon la taille de l’entreprise, le changement de 2027 et l’affectation de la prime à un plan d’épargne. Elle ne traite pas le forfait social sur la prime, la situation d’un dirigeant non salarié, la valeur en euros de trois fois le Smic annuel, ni le texte de loi à l’origine du régime de 2027.

Les plafonds : 3 000 € ou 6 000 €

SituationPlafond d’exonérationSource
Cas général3 000 € par bénéficiaire et par année civileeconomie.gouv.fr, 28/04/2026
Employeur qui met en œuvre le dispositif exigé (voir ci-dessous)6 000 € par bénéficiaire et par année civileeconomie.gouv.fr, 28/04/2026

Le plafond de 6 000 € dépend du dispositif mis en œuvre par l’employeur. Selon la page, il faut un dispositif d’intéressement lorsque l’employeur est soumis à l’obligation de mise en place de la participation (obligation qui concerne les entreprises d’au moins 50 salariés selon la page). Il faut un dispositif d’intéressement ou de participation lorsque l’employeur n’y est pas soumis. Ces dispositifs doivent être mis en œuvre à la date de versement de la prime, ou avoir été conclus au titre du même exercice. Les associations et fondations reconnues d’utilité publique ou d’intérêt général, ainsi que les Esat pour les travailleurs handicapés, ne sont pas soumis à ces conditions.

Qui peut la verser, qui peut la recevoir, à quel rythme

  • Bénéficiaires. Selon la page, les salariés, les intérimaires mis à disposition, les agents publics relevant d’un EPA ou d’un EPIC et les travailleurs handicapés d’un Esat.
  • Mise en place. Par accord d’entreprise ou de groupe, ou par décision unilatérale de l’employeur après consultation du comité social et économique (CSE).
  • Fréquence. Deux primes au maximum par année civile, versables en une ou plusieurs fois, à raison d’un versement par trimestre au plus.
  • Caractère facultatif. La page écrit : « La mise en place de la prime de partage de la valeur est facultative pour les entreprises de moins de 11 salariés ou plus de 50 salariés. » Le libellé exact se relit sur la page officielle.
  • Entreprises de 11 à 49 salariés. Depuis le 1er janvier 2025 et pour cinq ans, certaines sociétés dont le bénéfice net fiscal atteint au moins 1 % du chiffre d’affaires pendant trois exercices consécutifs doivent mettre en place un dispositif de partage de la valeur. La prime n’est qu’une des options possibles, avec la participation, l’intéressement ou l’abondement à un plan d’épargne salariale. Les entreprises individuelles n’y sont pas soumises.
  • Pas de substitution au salaire. Selon la page : « La prime de partage de la valeur ne peut, en aucun cas, se substituer au salaire. »

Primes versées de 2024 à 2026 : le régime selon l’effectif

EffectifRémunération du salarié sur les 12 mois précédentsRégime de la prime
Moins de 50 salariésMoins de 3 fois le Smic annuelExonération de cotisations et contributions sociales et d’impôt sur le revenu
Moins de 50 salariésPlus de 3 fois le Smic annuelSoumise à l’impôt sur le revenu et à la CSG-CRDS
50 salariés ou plusQuelle que soit la rémunérationExonération de cotisations sociales ; soumise à la CSG-CRDS et à l’impôt sur le revenu

Le seuil de trois fois le Smic annuel se rapporte à la durée de travail du salarié. Selon la page, il s’agit de trois fois la valeur annuelle du Smic correspondant à la durée de travail prévue au contrat. Sa valeur en euros n’est pas donnée par la page lue : elle se vérifie auprès de votre gestionnaire de paie.

À partir du 1er janvier 2027 : un autre régime

La page d’economie.gouv.fr indique : « À compter du 1er janvier 2027, la prime de partage de la valeur sera exonérée de cotisations sociales ». Elle ajoute que la prime sera alors soumise à la CSG-CRDS et à l’impôt sur le revenu. Ce passage ne distingue pas selon la taille de l’entreprise.

Primes versées de 2024 à 2026Primes à compter du 01/01/2027
Cotisations socialesExonération (régimes ci-dessus)Exonération
CSG-CRDSSelon l’effectif et la rémunérationDue
Impôt sur le revenuSelon l’effectif et la rémunérationDû, sauf pour la somme affectée à un plan d’épargne (voir ci-dessous)

La page ne rattache pas ce changement à un texte de loi précis. Nous ne citons aucun texte : ce point se vérifie avant toute décision de calendrier.

Affecter la prime à un PEE ou à un PER d’entreprise

Selon la page, un salarié qui a adhéré à un plan d’épargne salariale ou à un plan d’épargne retraite d’entreprise peut y affecter tout ou partie de la prime. Les sommes affectées sont exonérées d’impôt sur le revenu dans les limites de 3 000 € ou 6 000 €. L’employeur doit informer le salarié du montant et du délai pour formuler sa demande. Un abondement est possible si le règlement du plan le prévoit.

La page ne dit pas, dans le passage lu, quel est le sort de la CSG-CRDS sur la somme affectée au plan. Les conditions de blocage et de sortie dépendent du plan choisi : elles se vérifient avant d’affecter la prime. Selon les supports choisis dans le plan, l’épargne affectée peut être exposée à un risque de perte en capital.

Exemple chiffré (profil fictif)

Situation. Camille est salariée d’une société de 80 salariés. En 2026, son employeur lui verse deux primes de partage de la valeur : 2 000 € en mars et 1 500 € en novembre. Elle affecte 1 500 € à son PEE.

Problème. Où se situent ces primes par rapport au plafond, et quel régime s’applique ?

Stratégie. Quatre vérifications : le nombre de primes (deux au maximum par année civile, un versement par trimestre au plus), le plafond (3 000 € ou 6 000 €), le régime de l’effectif (50 salariés ou plus) et la part affectée au plan. Hypothèse : l’employeur de Camille est soumis à l’obligation de participation (au moins 50 salariés selon la page) ; pour le plafond de 6 000 €, il faut donc qu’il ait mis en œuvre un dispositif d’intéressement conforme, la participation seule ne suffisant pas.

Résultat. Les deux primes sont versées au 1er et au 4e trimestre : elles respectent la limite de deux primes par année civile. Leur total est de 3 500 €.

CasPlafondMontant dans le plafondMontant au-delà du plafondMarge restante
Sans intéressement conforme3 000 €3 000 €500 €0 €
Avec intéressement conforme6 000 €3 500 €0 €2 500 €

Dans une société de 50 salariés ou plus, la prime est exonérée de cotisations sociales, mais soumise à la CSG-CRDS et à l’impôt sur le revenu. La part affectée au PEE (1 500 €) est exonérée d’impôt sur le revenu dans les limites du plafond. La part versée directement (2 000 €) suit le régime décrit ci-dessus.

Le traitement de la part qui dépasse le plafond n’est pas chiffré ici. Ce point se vérifie auprès de la source officielle, de l’employeur ou de son conseil.

Ce profil est fictif. Les montants sont des hypothèses. Le calcul ne porte que sur les plafonds, il ne chiffre ni la CSG-CRDS ni l’impôt. Les chiffres illustrent le mécanisme et ne présagent pas de votre situation.

Ce qui change selon votre cas

  • L’effectif de l’entreprise : moins de 50 salariés, 50 salariés ou plus, ou 11 à 49 salariés soumis à l’obligation de dispositif.
  • La rémunération du salarié sur les douze mois précédents, pour les entreprises de moins de 50 salariés.
  • Le dispositif mis en œuvre par l’employeur : un intéressement s’il est soumis à l’obligation de participation, un intéressement ou une participation sinon. Il décide du plafond de 3 000 € ou de 6 000 €.
  • La date de versement : jusqu’en 2026 ou à compter du 1er janvier 2027.
  • L’affectation à un plan d’épargne, choisie par le salarié.
  • Votre statut : cette page ne traite pas le dirigeant non salarié.

La règle dépend de votre situation, à examiner au cas par cas. Aucun résultat n’est promis.

Questions fréquentes

Quel est le plafond de la prime de partage de la valeur ?

3 000 € par bénéficiaire et par année civile, porté à 6 000 € si l’employeur met en œuvre un dispositif d’intéressement (lorsqu’il est soumis à l’obligation de participation) ou un dispositif d’intéressement ou de participation (lorsqu’il n’y est pas soumis), selon economie.gouv.fr (28/04/2026).

Combien de primes peut-on recevoir par an ?

Deux primes au maximum par année civile, versables en une ou plusieurs fois, à raison d’un versement par trimestre au plus.

La prime est-elle imposable ?

Cela dépend de la date et de l’effectif. De 2024 à 2026, sous 50 salariés, elle est exonérée d’impôt sur le revenu si le salarié a gagné moins de trois fois le Smic annuel sur les douze mois précédents ; à partir de 50 salariés, elle est soumise à l’impôt sur le revenu. À compter du 1er janvier 2027, la page décrit une prime soumise à l’impôt sur le revenu et à la CSG-CRDS, sauf pour la somme affectée à un plan d’épargne.

La prime peut-elle remplacer une augmentation de salaire ?

Non. Selon la page, elle ne peut en aucun cas se substituer au salaire.

Une entreprise de moins de 11 salariés doit-elle la verser ?

Non. Selon la page, la mise en place est facultative pour les entreprises de moins de 11 salariés. Le libellé complet de la page, qui mentionne aussi un seuil de 50 salariés, se relit sur la source officielle.

Faire le point sur la prime et l’épargne salariale

Le plafond, le régime et la date de versement se combinent avec l’intéressement, la participation et les plans d’épargne de l’entreprise. Prenez rendez-vous avec Balmont Conseil, cabinet lyonnais installé depuis bientôt 14 ans, pour faire le point sur votre situation.

Alexis SagnierConseiller en investissements financiers et immobiliers, courtier en assurances, certifié AMF
Fondateur de Balmont Conseil, Lyon (ORIAS 13003497)

Sources officielles