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PER d’assurance ou PER compte-titres : les différences
Le PER individuel s’ouvre sous deux formes. Le PER bancaire, appelé aussi PER d’investissement, donne lieu à l’ouverture d’un compte-titres. Le PER d’assurance donne lieu à l’adhésion à un contrat d’assurance de groupe. Les sources officielles décrivent deux différences structurelles : le compte-titres ou le contrat d’assurance de groupe, et le sort de l’épargne au décès du titulaire. Elles citent aussi un support caractéristique pour chaque forme.
Cette page ne dit pas quelle forme choisir. Elle ne compare ni les frais ni les performances, et elle ne traite ni la fiscalité de la sortie, ni le passage d’une forme à l’autre, ni la situation des non-résidents.
Le tableau des différences
| PER bancaire (PER d’investissement) | PER d’assurance | |
|---|---|---|
| Ce que l’on ouvre | Un compte-titres | L’adhésion à un contrat d’assurance de groupe |
| Souscription | Par l’intermédiaire d’une société spécialisée, prestataire agréé pour l’activité de conseil en investissement (établissement bancaire, entreprise d’investissement financier) | Par l’intermédiaire d’une société spécialisée : une association souscriptrice de contrats d’assurance groupe sur la vie, contrats ouverts auprès d’une entreprise d’assurance, d’une mutuelle ou d’une institution de prévoyance. Ou auprès d’un fonds de retraite professionnel supplémentaire |
| Support cité par economie.gouv.fr | Le PER bancaire « vous permet d’acquérir des actions en direct » | Le PER d’assurance « vous permet d’investir sur le fonds en euros » |
| Supports décrits par service-public | Le compte-titres est un « compte sur lequel le titulaire peut déposer des titres financiers » | Fonds euros et unités de compte, « avec un fonctionnement proche de l’assurance-vie » |
| Au décès | Les sommes sont intégrées dans l’actif successoral et taxées selon la fiscalité des successions | Règles proches de l’assurance-vie, qui diffèrent avant et après 70 ans |
Une précision sur les lignes de supports. Les pages lues citent, pour chaque forme, un support caractéristique. Elles n’en dressent pas la liste complète. Ne tirez pas de ce tableau qu’un support est exclu de l’une ou l’autre forme : vérifiez les supports proposés dans le plan que l’on vous présente.
Les unités de compte sont des parts d’un ensemble d’actifs financiers. Leur valeur évolue à la hausse ou à la baisse. L’épargne placée en unités de compte ou en actions peut diminuer : il existe un risque de perte en capital.
Ce que les deux formes ont en commun
Service-public décrit les règles suivantes pour le PER individuel, sans les distinguer selon la forme.
- Ouverture. Depuis le 1er janvier 2024, il faut avoir 18 ans. Il n’y a pas de limite d’âge ni de condition de situation professionnelle.
- Versements. Il n’y a pas de plafond pour les versements volontaires en numéraire. C’est le montant ouvrant droit à un avantage fiscal qui est plafonné. Le calcul du plafond de déduction fait l’objet d’une page dédiée.
- Déduction. Avant 70 ans, les versements volontaires sont déductibles du revenu imposable par principe. Vous pouvez opter pour la non-déduction : l’option se déclare au gestionnaire du plan à chaque versement.
- Après 70 ans. Les versements restent possibles, mais ne sont plus déductibles. La règle s’applique depuis le 1er janvier 2026.
- Transfert. L’épargne peut être transférée « sur tous les autres PER ». Le transfert est gratuit après au moins 5 ans de détention. Avant, les frais sont limités à 1 % de l’épargne accumulée.
- Sortie. À la retraite, l’épargne peut être versée en capital, en rente viagère, ou partiellement en capital et en rente.
La page ne traite pas le passage d’une forme à l’autre. Si vous envisagez de changer de forme, faites vérifier les conditions avant toute demande.
Au décès : la différence la plus nette
Pour les deux formes, service-public écrit que le plan est clôturé si le titulaire décède avant d’avoir débloqué son PER. Les sommes épargnées sont versées aux héritiers ou aux bénéficiaires désignés dans le contrat.
PER bancaire
Selon service-public, les sommes épargnées et transmises sont intégrées dans l’actif successoral et taxées selon la fiscalité des successions. economie.gouv.fr écrit de même que, pour un plan ouvert sous la forme d’un compte-titres, l’épargne est intégrée dans la succession. Le barème des droits de succession n’est pas détaillé sur cette page, qui ne chiffre donc pas le PER bancaire.
PER d’assurance
Le PER d’assurance permet de désigner des bénéficiaires en cas de décès. Les sommes sont taxées selon des règles proches de celles de l’assurance-vie, qui diffèrent selon l’âge du titulaire.
| Décès du titulaire | Règle (service-public) |
|---|---|
| Avant 70 ans | Un abattement de 152 500 € est appliqué sur les sommes revenant à chaque bénéficiaire. Le solde est soumis à un prélèvement de 20 % sur la quote-part taxable de chaque bénéficiaire inférieure ou égale à 700 000 €. La fraction de la quote-part taxable de chaque bénéficiaire supérieure à 700 000 € est soumise à un prélèvement de 31,25 %. |
| Après 70 ans | Les sommes versées par l’assureur (épargne et gains) sont soumises aux droits de succession, après application d’un abattement de 30 500 €. |
Le BOFiP précise que le prélèvement est dû par le bénéficiaire. Il décrit l’abattement de 152 500 € comme un abattement global par bénéficiaire. Il indique aussi que le conjoint survivant, le partenaire de Pacs et les frères et sœurs ne sont pas assujettis au prélèvement lorsqu’ils sont exonérés de droits de mutation par décès (articles 796-0 bis et 796-0 ter du CGI, cités par le BOFiP).
Après 70 ans, le barème des droits de succession et la répartition de l’abattement de 30 500 € entre plusieurs bénéficiaires ne sont pas détaillés ici : à vérifier auprès de la source officielle (service-public) et sur votre dossier.
Exemple chiffré (profil fictif)
Situation. Un chef d’entreprise de 58 ans a 600 000 € sur un PER d’assurance. Il a désigné ses deux enfants comme bénéficiaires, à parts égales. Hypothèses du profil : il décède avant 70 ans ; les montants cités incluent les gains ; aucun bénéficiaire n’est exonéré de droits de mutation par décès ; aucun bénéficiaire n’a déjà utilisé son abattement de 152 500 € sur d’autres contrats du même défunt ; la somme revenant à chacun est de 300 000 € ; les règles décrites ci-dessus ne changent pas.
Problème. Mesurer ce que représente le prélèvement applicable au PER d’assurance avant 70 ans, et la place de la répartition entre bénéficiaires dans le calcul.
Stratégie. Appliquer l’abattement de 152 500 € à la part de chaque bénéficiaire, puis le prélèvement de 20 % sur le solde jusqu’à 700 000 €, et le taux de 31,25 % sur la fraction de la quote-part taxable qui dépasse 700 000 €. Le même calcul est fait pour un bénéficiaire unique.
Résultat. Pour deux bénéficiaires de 300 000 € chacun, la quote-part taxable de chacun est de 300 000 € − 152 500 € = 147 500 €. Le prélèvement est de 20 % × 147 500 € = 29 500 € par bénéficiaire, soit 59 000 € au total.
| Cas (mêmes hypothèses) | Somme revenant à chaque bénéficiaire | Quote-part taxable | Prélèvement par bénéficiaire |
|---|---|---|---|
| Deux bénéficiaires, 600 000 € au total | 300 000 € | 147 500 € | 29 500 € |
| Un bénéficiaire, 600 000 € | 600 000 € | 447 500 € | 89 500 € |
| Un bénéficiaire, 900 000 € | 900 000 € | 747 500 € | 154 843,75 € |
Dans le dernier cas, 700 000 € sont taxés à 20 %, soit 140 000 €, et 47 500 € à 31,25 %, soit 14 843,75 €.
Le même capital dans un PER bancaire n’est pas calculé : service-public indique qu’il est intégré à l’actif successoral et taxé selon la fiscalité des successions, dont le barème n’est pas détaillé ici. Ce profil est fictif. Les chiffres illustrent le mécanisme et ne présagent pas de votre situation.
Ce qui change selon votre cas
- Les supports que vous souhaitez détenir et ceux que propose le plan. L’épargne placée en unités de compte ou en actions peut diminuer.
- L’âge du titulaire : seuil de 70 ans pour la déduction des versements et pour le régime au décès.
- Le nombre et la qualité des bénéficiaires : l’abattement de 152 500 € s’applique à chacun d’eux, et certains bénéficiaires sont exonérés du prélèvement.
- Les frais du plan et les conditions de transfert, à lire dans le contrat.
- Votre choix entre déduction et non-déduction des versements.
Cette page ne donne pas le montant en euros de ce qui vous concerne. Aucun résultat n’est promis.
Questions fréquentes
Quelle est la différence entre un PER d’assurance et un PER bancaire ?
Le PER bancaire donne lieu à l’ouverture d’un compte-titres, le PER d’assurance à l’adhésion à un contrat d’assurance de groupe. Au décès, l’épargne d’un PER bancaire est intégrée à l’actif successoral et taxée selon la fiscalité des successions ; celle d’un PER d’assurance suit des règles proches de l’assurance-vie (service-public).
Que devient un PER compte-titres au décès du titulaire ?
Le plan est clôturé. Les sommes sont intégrées à l’actif successoral et taxées selon la fiscalité des successions (service-public, economie.gouv.fr).
Le PER d’assurance est-il taxé comme une assurance-vie au décès ?
Service-public parle de règles proches, pas identiques. Avant 70 ans : abattement de 152 500 € puis prélèvement de 20 % ou 31,25 %. Après 70 ans : droits de succession après un abattement de 30 500 €. Cette page ne détaille pas les règles de l’assurance-vie.
Peut-on transférer un PER vers un autre PER ?
Oui : service-public indique que l’épargne peut être transférée sur tous les autres PER. Le transfert est gratuit après 5 ans de détention ; sinon les frais sont limités à 1 % de l’épargne accumulée. Le cas du passage d’une forme à l’autre n’est pas détaillé ici.
Quelle forme choisir ?
Cette page ne le dit pas. Le choix dépend de votre situation, des supports proposés dans le plan, de ses frais et de vos souhaits de transmission.
Faire le point sur votre épargne retraite
Vous hésitez entre les deux formes, ou vous détenez déjà un PER ? Prenez rendez-vous avec Balmont Conseil, cabinet installé à Lyon depuis bientôt 14 ans, pour faire le point.
Alexis SagnierConseiller en investissements financiers et immobiliers, courtier en assurances, certifié AMF
Fondateur de Balmont Conseil, Lyon (ORIAS 13003497)
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Sources officielles
- service-public.gouv.fr, PER individuel (vérifié le 12/10/2026) : https://www.service-public.gouv.fr/particuliers/vosdroits/F36526/0
- service-public.gouv.fr, plan d’épargne retraite (vérifié le 12/10/2026) : https://www.service-public.gouv.fr/particuliers/vosdroits/F34982
- economie.gouv.fr, comment fonctionne le plan d’épargne retraite individuel (écrit le 01/06/2026) : https://www.economie.gouv.fr/particuliers/gerer-mon-argent/gerer-mon-budget-et-mon-epargne/comment-fonctionne-le-plan-depargne-retraite-individuel
- impots.gouv.fr, épargne retraite : https://www.impots.gouv.fr/particulier/epargne-retraite
- BOFiP, BOI-TCAS-AUT-60 (prélèvement sur les capitaux décès, version en vigueur du 30/03/2023 à la date de lecture) : https://bofip.impots.gouv.fr/bofip/1335-PGP.html