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Fiscalité et résidence

Vivre au Koweït : parrain pour la résidence, impôt sur les multinationales et résidence selon la convention

Au Koweït, un séjour de plus de trois mois exige un permis de résidence demandé par un parrain local, selon France Diplomatie. Côté fiscal, les sources officielles lues décrivent l’impôt sur les entreprises, non celui des particuliers. La DG Trésor mentionne un impôt de 15 % sur les multinationales adopté en janvier 2025. Pour un résident de France, la convention franco-koweïtienne définit la résidence à l’article 4. Le régime des personnes physiques n’est pas détaillé ici : il relève de la législation koweïtienne, à vérifier auprès du ministère des Finances du Koweït.

Résidence et parrain local

La page « Entrée et séjour » de France Diplomatie (mise à jour le 15 septembre 2026) indique que le visa peut être obtenu à l’arrivée à l’aéroport international du Koweït, pour 30, 60 ou 90 jours, au prix de 3 dinars koweïtiens, en ligne comme à l’arrivée. L’e-visa se demande sur kuwaitvisa.moi.gov.kw. Pour un séjour de plus de trois mois, « un permis de résidence doit être sollicité par l’intermédiaire d’un parrain local ». Pour un séjour professionnel de longue durée, la démarche se fait avec l’employeur (sponsor) et aboutit à une carte de séjour longue durée, le « civil ID ». Le passeport ordinaire doit avoir une validité supérieure à six mois.

La page précise aussi que, seul le mariage hétérosexuel étant reconnu par l’État koweïtien, un conjoint en concubinage, pacsé ou de même sexe ne pourra pas entrer en cette qualité ni obtenir de visa de résidence de longue durée sous ce statut. Les conditions du permis lui-même ne sont pas détaillées ici : elles se vérifient auprès du ministère de l’Intérieur koweïtien.

Ce que publie l’administration fiscale

Le site du ministère des Finances du Koweït présente des services fiscaux destinés aux sociétés et aux institutions : cartes fiscales et déclaration des sociétés étrangères, certification d’un formulaire de remboursement lié à l’impôt sur les bénéfices distribués, rubriques sur l’imposition complémentaire des groupes multinationaux, sur la double imposition, sur FATCA et sur la norme CRS. La page lue ne donne ni taux ni référence de loi, et ne décrit aucun impôt sur le revenu des particuliers.

La DG Trésor donne deux repères, à des dates différentes. Son article du 22 février 2024 écrit que le Koweït ne taxe alors que les entreprises étrangères hors Conseil de coopération du Golfe et qu’un projet de loi doit introduire, le 1er janvier 2025, un impôt sur les sociétés locales au taux de 15 %. Sa fiche pays, publiée le 14 septembre 2026, mentionne l’« adoption d’un impôt sur les multinationales de 15 % en janvier 2025 (adhésion à l’arrangement OCDE) ». Cette page ne rapproche pas ces deux textes.

La convention franco-koweïtienne vise, côté koweïtien, la Zakat et le pourcentage des bénéfices nets des sociétés par actions payable à la Fondation koweïtienne pour le développement scientifique (KFAS). La page ne décrit pas leur application aux particuliers.

La résidence selon la convention France-Koweït

L’article 4 définit le résident. Pour la France, c’est toute personne assujettie à l’impôt en France en raison de son domicile ou d’un critère analogue. Pour le Koweït, une personne physique est résidente si elle y est domiciliée. Pour une personne physique résidente des deux États, le texte retient en premier le foyer d’habitation permanent, puis d’autres critères jusqu’à l’accord des autorités compétentes, décrits sur notre page consacrée à la convention.

L’article 13 § 2 réunit trois conditions cumulatives pour qu’un salarié ne soit imposable que dans son État de résidence : un séjour n’excédant pas au total 183 jours, un employeur non résident de l’autre État, et une charge de rémunération non supportée par un établissement stable ou une base fixe. Selon l’article 19 § 2 a, le crédit d’impôt français pour les revenus de source koweïtienne est égal à l’impôt payé au Koweït, sans excéder l’impôt français correspondant à ces revenus.

Sécurité sociale

La Public Institution for Social Security (PIFSS) définit sur son site l’assuré comme « every Kuwaiti employee that works in any of the country’s various sectors ». La situation des salariés non koweïtiens n’est pas précisée sur la page lue : ce point n’est pas détaillé ici.

Un salarié expatrié : cas type (profil fictif)

Situation. Julie, profil fictif, est salariée d’une société française et part travailler au Koweït sur un projet de longue durée.

Problème. Elle veut savoir quelles démarches et quels textes s’appliquent avant son départ.

Stratégie. Elle fait demander, avec son employeur, le permis de résidence qui conduit au « civil ID ». Elle fait examiner son domicile fiscal français et sa résidence au sens de l’article 4, puis ses jours de présence au regard de l’article 13 § 2.

Résultat. Aucun chiffre n’est calculé : l’imposition de son salaire au Koweït n’est pas établie ici, et aucune conclusion fiscale n’est tirée pour ce profil.

Ce que cette page ne traite pas

Elle ne donne ni critère de résidence fiscale koweïtienne, ni impôt sur le revenu ou le patrimoine des particuliers, ni cotisations de sécurité sociale des non-Koweïtiens, ni épargne locale. La fiscalité locale se valide avec un professionnel installé au Koweït. Ce qui relève de la France, notamment la déclaration de départ et les comptes à déclarer, est traité dans nos pages sur le domicile fiscal et l’exit tax.

Ce qui change selon votre cas

  • Votre statut : salarié d’un employeur parrain, dirigeant, retraité.
  • Votre foyer d’habitation permanent et votre nombre de jours de présence.
  • La nature de vos revenus : salaire, dividendes, intérêts, redevances, plus-values.
  • Votre situation familiale au regard des conditions de séjour.

La règle dépend de votre situation. Aucun résultat n’est promis.

Questions fréquentes

Faut-il un parrain pour résider au Koweït ?

Selon France Diplomatie, un séjour de plus de trois mois nécessite un permis de résidence demandé par un parrain local. Pour un séjour professionnel de longue durée, la démarche passe par l’employeur.

Un résident du Koweït est-il imposé sur son salaire ?

Ce point n’est pas détaillé ici : les sources officielles lues décrivent l’impôt des sociétés, pas celui des particuliers. Il se vérifie auprès du ministère des Finances du Koweït.

Quelle est la durée du visa à l’arrivée ?

30, 60 ou 90 jours à compter de l’arrivée, pour 3 dinars koweïtiens, selon France Diplomatie.

Faire le point avant de vous installer

Balmont Conseil, cabinet installé à Lyon depuis bientôt 14 ans, accompagne des dirigeants et des familles dont le patrimoine ou l’activité relie la France et l’étranger. Pour faire le point sur votre situation, prenez rendez-vous.

Alexis SagnierConseiller en investissements financiers et immobiliers, courtier en assurances, certifié AMF
Fondateur de Balmont Conseil, Lyon (ORIAS 13003497)

Sources officielles