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Meublé de tourisme : seuils et abattements du micro-BIC, classé ou non classé

Pour un meublé de tourisme non classé, le micro-BIC s’applique jusqu’à 15 000 € de recettes, avec un abattement de 30 %. Pour un meublé classé, le seuil est de 77 700 € pour les revenus 2025 et de 83 600 € pour les revenus 2026, avec un abattement de 50 %. Au-delà, les sources officielles renvoient au régime du bénéfice réel ; les modalités du dépassement sont à vérifier (voir plus bas). Les seuils se lisent année de revenus par année de revenus.

Cette page traite les seuils, les abattements, le dépassement et le classement. Elle ne traite pas l’enregistrement en mairie ni la copropriété.

Les seuils et abattements par année de revenus

Année de revenus (déclaration)Meublé non classéMeublé classé
2025 (déclaration 2026)15 000 €, abattement de 30 %77 700 €, abattement de 50 %
2026 (déclaration 2027)15 000 €, abattement de 30 %83 600 €, abattement de 50 %

Ces chiffres figurent à l’identique sur service-public.gouv.fr (actualité du 27/07/2026) et sur economie.gouv.fr (page écrite le 04/03/2026). La page impots.gouv.fr « Location meublée » (23/04/2026) donne les chiffres des revenus 2025. Le BOFiP confirme qu’à partir des revenus perçus en 2026, l’ensemble des activités de location en meublé relève du seuil de 83 600 € et d’un abattement de 50 %, tandis que les meublés de tourisme non classés relèvent du seuil de 15 000 € et de l’abattement de 30 %. Cette règle vient de l’article 7 de la loi 2024-1039 du 19 novembre 2024, qui modifie l’article 50-0 du CGI. impots.gouv.fr indique qu’elle s’applique à partir de la déclaration 2026 (revenus 2025).

Pour mémoire, le BOFiP place le réel simplifié, pour les meublés de tourisme non classés, entre 15 000 € et 254 000 € en 2025, puis entre 15 000 € et 286 000 € de 2026 à 2028. Pour les meublés classés, il le place entre 77 700 € et 254 000 € en 2025, puis entre 83 600 € et 286 000 € de 2026 à 2028.

Comment fonctionne l’abattement

L’abattement est appliqué automatiquement. Il est de 30 % pour un meublé non classé et de 50 % pour un meublé classé. Un minimum de 305 € s’applique. Les charges ne sont pas déductibles sous ce régime : l’abattement les représente. Le régime réel, lui, permet de déduire l’ensemble des frais et charges.

Côté déclaration, le micro-BIC se déclare sur la 2042-C-PRO. Au réel, le loueur dépose chaque année une liasse n° 2031 auprès du service des impôts des entreprises, puis déclare le bénéfice dans les cases prévues de sa déclaration de revenus.

Quand le seuil est dépassé

Voici ce que décrivent les sources lues sur le dépassement :

  • Le seuil s’apprécie en additionnant les recettes de toutes vos locations meublées (FAQ de l’administration fiscale).
  • Au-delà des seuils, service-public.gouv.fr précise qu’il faut déclarer en régime de bénéfice réel.

Les pages officielles lues ne décrivent pas de la même manière le moment où le régime réel devient obligatoire après un dépassement. Cette page ne tranche pas et n’indique aucune durée : référez-vous à l’article 50-0 du CGI, au BOFiP ou à votre service des impôts des entreprises avant de décider.

Le taux d’abattement applicable pendant une année de dépassement n’est pas décrit de façon cohérente par les pages lues. Cette page ne l’indique pas : vérifiez-le avant de décider.

Ce que veut dire « classé »

Le classement est une démarche du loueur. Il existe cinq catégories, de 1 à 5 étoiles. La décision de classement est valable cinq ans. La démarche est facultative et payante. Le classement n’est pas obligatoire. Sur la fiscalité, service-public.gouv.fr indique que le classement permet de bénéficier d’avantages fiscaux « sous certaines conditions », dont un abattement forfaitaire accru pour le loueur relevant du régime micro.

Le coût du classement n’est pas chiffré par les sources lues. Il n’entre pas dans l’exemple ci-dessous.

Les autres points à ne pas oublier

  • Prélèvements sociaux. Sur la location meublée non professionnelle, ils sont de 18,6 % (CSG de 10,6 %, CRDS de 0,5 %, prélèvement de solidarité de 7,5 %).
  • Cotisations sociales. Elles sont dues lorsque les recettes annuelles tirées d’un meublé de tourisme dépassent 23 000 €.
  • Taxe de séjour. Dans les communes qui l’ont instaurée, elle est collectée auprès des locataires.
  • 90 jours. Un même client ne peut pas totaliser plus de 90 jours consécutifs de location par année civile.

Classé ou non classé : exemple chiffré (profil fictif)

Situation. Karim loue un appartement en meublé de tourisme, revenus 2026. Hypothèses du profil fictif : taux marginal d’impôt de 30 %, prélèvements sociaux de 18,6 % appliqués au revenu après abattement. Le coût du classement n’est pas pris en compte.

Problème. Comparer, à recettes identiques, un meublé non classé et un meublé classé, puis un cas où les recettes dépassent 15 000 €. Pour ce dernier cas, l’exemple suppose que le loueur non classé est imposé au régime réel ; la page ne dit pas dans quelles conditions on y arrive (voir « Quand le seuil est dépassé »).

Stratégie. Appliquer l’abattement de 30 % ou de 50 %. Pour 20 000 € de recettes, comparer le micro-BIC d’un meublé classé au régime réel d’un meublé non classé, avec 9 000 € de charges réelles (hypothèse).

Résultat.

RecettesSituationRevenu imposableImpôt à 30 %Prélèvements sociauxTotal
14 000 €Non classé, micro-BIC (30 %)9 800 €2 940 €1 822,80 €4 762,80 €
14 000 €Classé, micro-BIC (50 %)7 000 €2 100 €1 302,00 €3 402,00 €
20 000 €Classé, micro-BIC (50 %)10 000 €3 000 €1 860,00 €4 860,00 €
20 000 €Non classé, régime réel avec 9 000 € de charges11 000 €3 300 €2 046,00 €5 346,00 €

À 14 000 € de recettes, le classement réduit le revenu imposable de 2 800 € et l’imposition totale de 1 360,80 € dans cette hypothèse. À 20 000 €, les recettes dépassent de 5 000 € le seuil de 15 000 € des non classés ; dans l’hypothèse d’une imposition au régime réel, l’imposition atteint 5 346,00 € contre 4 860,00 € au micro-BIC d’un meublé classé. Ces écarts dépendent du niveau réel de vos charges. Avec 12 000 € de charges réelles à la place de 9 000 €, la base du régime réel est de 8 000 € et l’imposition totale de 3 888,00 €, inférieure aux 4 860,00 € du micro-BIC d’un meublé classé.

Ces profils sont fictifs. Les chiffres illustrent le calcul et ne présagent pas de votre situation.

Meublé de tourisme : ce qui change selon votre cas

  • Votre niveau de recettes. Il détermine le micro-BIC ou le réel, et le seuil de 23 000 € pour les cotisations sociales.
  • Le classement ou non du meublé. Il joue sur le seuil et sur l’abattement.
  • Vos charges réelles. Elles pèsent sur le résultat imposable au régime réel.
  • L’année de revenus. Les seuils changent entre 2025 et 2026 pour les meublés classés.
  • Le nombre de locations. Le seuil s’apprécie sur l’ensemble de vos locations meublées.
  • Votre résidence fiscale. Pour un loueur non-résident, la règle dépend de votre situation, à vérifier avant de décider.

La règle dépend de votre situation. Aucun résultat n’est promis.

Questions fréquentes

Quel est le seuil du micro-BIC pour un meublé de tourisme non classé ?

15 000 € de recettes, avec un abattement de 30 %, pour les revenus 2025 comme pour les revenus 2026.

Quel est le seuil pour un meublé classé ?

77 700 € pour les revenus 2025 et 83 600 € pour les revenus 2026, avec un abattement de 50 %.

Que se passe-t-il si je dépasse le seuil ?

Au-delà du seuil, les sources officielles renvoient au régime du bénéfice réel. Les pages lues ne décrivent pas de la même manière le moment où il devient obligatoire : vérifiez-le auprès du service des impôts des entreprises, de l’article 50-0 du CGI ou du BOFiP avant de décider.

Le classement est-il obligatoire ?

Non. La démarche est facultative et payante. La décision de classement est valable cinq ans.

Les charges sont-elles déductibles au micro-BIC ?

Non. L’abattement forfaitaire les représente, avec un minimum de 305 €.

Faire le point sur votre meublé de tourisme

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Alexis SagnierConseiller en investissements financiers et immobiliers, courtier en assurances, certifié AMF
Fondateur de Balmont Conseil, Lyon (ORIAS 13003497)

Sources officielles