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Infrastructure (investissement) : définition, fonds, rendement et fiscalité

En gestion de patrimoine, l’infrastructure désigne la classe d’actifs constituée des équipements essentiels à l’économie : réseaux d’énergie et de télécommunications, transports (autoroutes, aéroports, ports), eau, énergies renouvelables, data centers, hôpitaux. Les fonds d’infrastructure investissent dans ces actifs non cotés, qui produisent des revenus récurrents, souvent indexés sur l’inflation et peu corrélés aux marchés actions.

Comment ça marche

Les fonds d’infrastructure achètent des participations dans des sociétés de projet ou d’exploitation, financées par des contrats de long terme avec des États, des collectivités ou des industriels. On distingue les infrastructures core (actifs matures et régulés, rendement de 5 à 8 %), core plus et value-add (développement, construction, rendement visé de 8 à 12 %), et les fonds de dette d’infrastructure. La durée de détention s’étend de dix à vingt ans.

Longtemps réservés aux institutionnels, ces fonds sont accessibles aux particuliers via des FCPR ou des ELTIF logés dans l’assurance-vie ou le PER, souvent sous forme de fonds evergreen avec fenêtres de liquidité, à partir de quelques milliers d’euros. La fiscalité est celle de l’enveloppe ; en direct, les distributions relèvent du PFU.

Exemple concret

Un épargnant alloue 8 % de son PER à un fonds d’infrastructures européennes investi dans des parcs éoliens, des fibres optiques et des concessions autoroutières. Il vise 6 à 7 % par an avec des revenus indexés, en acceptant une liquidité limitée à des rachats trimestriels plafonnés.

Points de vigilance

  • La faible volatilité affichée résulte d’évaluations trimestrielles d’actifs non cotés, pas d’une absence de risque.
  • Les risques sont réglementaires (changement de tarif), politiques et de taux : une hausse des taux déprécie les actifs à revenus fixes.
  • Vérifier les frais cumulés (gestion, performance, enveloppe) qui dépassent souvent 2,5 % par an.
  • L’horizon est long : ne pas y placer une épargne dont on pourrait avoir besoin avant huit à dix ans.

Termes voisins

Dette privée, Fonds evergreen, ELTIF, Unité de compte.

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Alexis SagnierFondateur de Balmont Conseil, Lyon

Questions fréquentes

L’infrastructure protège-t-elle de l’inflation ?

En partie : de nombreux contrats sont indexés sur l’inflation, mais la hausse des taux qui l’accompagne pèse sur les valorisations.

Quelle part de patrimoine y consacrer ?

Les allocations institutionnelles vont de 5 à 15 % ; pour un particulier, 5 à 10 % de la poche long terme est une fourchette courante.

Les infrastructures cotées sont-elles équivalentes ?

Non : les sociétés cotées (concessionnaires, utilities) suivent la volatilité des marchés actions, alors que les fonds non cotés lissent les valorisations.

Source officielle

amf-france.org — Investir dans le non-coté ; afg.asso.fr — Fonds d’infrastructure