L’amortissement dégressif est une méthode qui constate une dépréciation plus élevée les premières années d’utilisation d’un bien, puis de plus en plus faible. Le total amorti reste identique au coût du bien : seule la répartition dans le temps change par rapport à l’amortissement linéaire.
Le choix entre amortissement dégressif et amortissement linéaire n’a pas d’effet sur la dépense réelle : il modifie seulement le rythme auquel la charge est constatée. L’entreprise y trouve parfois un intérêt de trésorerie, car l’impôt est réduit plus tôt, au prix d’un impôt un peu plus élevé les dernières années. Il convient donc de le lire comme un décalage, pas comme une économie définitive.
Comment est calculé l’amortissement dégressif ?
Quelle est la mécanique ?
On prend le taux de l’amortissement linéaire (100 % divisé par la durée), puis on le multiplie par un coefficient. Ce taux majoré s’applique chaque année à la valeur restante du bien. Quand l’annuité linéaire calculée sur la durée restante devient plus forte, on bascule sur celle-ci.
Pour quels biens ?
En droit fiscal, la méthode est réservée à certaines catégories de biens, définies par la loi, et à des entreprises soumises à un régime d’imposition précis. Les coefficients dépendent de la durée d’utilisation.
Un exemple chiffré fictif
Un bien de 10 000 euros est amorti sur 5 ans. Hypothèse de l’exemple : coefficient de 2, donc taux de 40 %. Année 1 : 4 000. Année 2 : 6 000 × 40 % = 2 400. Année 3 : 3 600 × 40 % = 1 440. Année 4 : le linéaire sur la durée restante (2 160 ÷ 2 = 1 080) devient plus fort que 40 % de 2 160 (864), on bascule : 1 080. Année 5 : 1 080. Total : 10 000 euros. En linéaire, chaque année aurait été de 2 000 euros.
Quelles sont les conditions et les limites ?
- Le coefficient de l’exemple est une hypothèse : les coefficients applicables sont fixés par la loi fiscale.
- Les charges plus fortes au début réduisent le résultat imposable plus tôt, mais ce gain n’est qu’un décalage dans le temps.
- Le choix doit être cohérent avec le plan d’amortissement comptable de l’entreprise, qu’un expert-comptable aide à définir.
- Les écarts entre amortissement comptable et amortissement fiscal peuvent donner lieu à des écritures particulières.
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Alexis SagnierFondateur de Balmont Conseil, Lyon
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Définition à portée générale. Les règles applicables varient selon la situation : vérifiez-les sur les sites officiels ou auprès d’un professionnel avant toute décision.