Accueil / Ressources / Dépendance en Ehpad : la réduction d’impôt de 25 %

Assurance, prévoyance et retraite

Dépenses de dépendance en établissement : la réduction d’impôt de 25 %, plafonnée à 10 000 € par personne hébergée

La réduction d’impôt est de 25 % des dépenses supportées, dans une limite annuelle de 10 000 € par personne hébergée. Elle s’élève donc au maximum à 2 500 € par personne hébergée. Elle concerne les dépenses de dépendance et d’hébergement payées dans un établissement, après déduction des aides perçues. Aucune condition d’âge n’est posée.

Cette page traite le calcul, les conditions et le calendrier de versement. Elle ne traite pas les tarifs d’un Ehpad, les plafonds de l’aide sociale à l’hébergement, ni le numéro des cases de la déclaration, à lire sur le formulaire de l’année.

Le principe en un tableau

ÉlémentRègle
Taux25 % des dépenses supportées
Plafond des dépenses10 000 € par an et par personne hébergée
Réduction maximale2 500 € par personne hébergée
ÂgeAucune condition : la réduction s’applique quel que soit l’âge
Année concernéeL’année du paiement des dépenses de dépendance et d’hébergement

Source : service-public.gouv.fr (fiche vérifiée le 15/04/2026) et BOFiP, BOI-IR-RICI-140.

Qui peut en bénéficier

Les sources officielles posent notamment les conditions suivantes.

  • Être accueilli dans un établissement. La fiche de service-public.gouv.fr vise l’Ehpad et l’établissement de soins de longue durée. Le BOFiP décrit des établissements et services sociaux et médico-sociaux qui accueillent des personnes âgées.
  • Être domicilié fiscalement en France. La fiche de service-public.gouv.fr pose cette condition. La situation d’un contribuable non résident est à vérifier auprès de la source.
  • Le lieu de l’établissement. Un établissement situé en France est le cas courant. Pour un établissement situé hors de France, la règle est à vérifier auprès de la source avant toute décision.
  • Supporter des dépenses de dépendance. Selon le BOFiP, un contribuable qui ne supporte que des dépenses d’hébergement ne peut pas bénéficier de la réduction.

Ce qui entre dans la base

La base est faite de deux familles de dépenses, moins les aides.

Ce que dit le BOFiPDans la base ?
Dépenses de dépendance : prestations d’aide et de surveillance nécessaires à l’accomplissement des actes essentiels de la vieOui
Dépenses d’hébergement : prestations dont l’administration générale, l’accueil hôtelier et la restaurationOui, mais seulement si elles s’ajoutent à des dépenses de dépendance
Dépenses de soinsNon : « Les dépenses de soins sont, en tout état de cause, exclues de la base de cet avantage fiscal. »

Un Ehpad facture un tarif hébergement et un tarif dépendance à la charge de la personne âgée. Le tarif soins est à la charge de l’Assurance maladie. Pour savoir comment votre facture se répartit, le contrat de séjour et les justificatifs de l’établissement sont les pièces de référence.

Les aides sont déduites

Les aides et allocations liées à la dépendance ou à l’hébergement doivent être déduites de la base. Le BOFiP cite notamment l’allocation personnalisée d’autonomie (Apa), l’aide sociale du département et l’allocation logement. La liste est introduite par « notamment » : elle n’est pas limitative. La déclaration porte donc sur le montant des dépenses après aides.

En Ehpad, trois aides au paiement des tarifs hébergement et dépendance existent : l’Apa, l’aide au logement et l’aide sociale à l’hébergement, cette dernière dans certains Ehpad seulement. Elles sont cumulables. La page « Ehpad : tarifs et aides financières » les détaille.

Deux règles utiles sur le plafond

  • Pas de prorata. Le BOFiP écrit : « Le plafond ne fait l’objet d’aucune réduction prorata temporis », y compris lorsque les dépenses n’ont été exposées qu’une partie de l’année. Une entrée en établissement en cours d’année ne réduit donc pas le plafond de 10 000 €.
  • Hors plafonnement global. La réduction est exclue du champ du plafonnement global des avantages fiscaux. Elle ne consomme pas ce plafond.

Comment et quand l’avantage est versé

La déclaration

Les frais se déclarent à la rubrique « Dépenses d’accueil dans un établissement pour personnes dépendantes » de la déclaration de revenus, en ligne comme sur le formulaire papier. La fiche de service-public.gouv.fr indique que la déclaration 2027 des revenus de 2026 débutera en avril 2027. Des dépenses payées en 2026 se déclarent donc en 2027, l’année de paiement étant celle qui compte.

Les cases à remplir portent des numéros propres à chaque millésime du formulaire. Lisez-les sur le formulaire de l’année.

L’acompte de janvier et le solde de l’été

  • En janvier : « Un acompte de 60 % vous est versé en janvier », en fonction du montant de la réduction d’impôt perçue l’année précédente.
  • À l’été : « Le solde vous est payé à l’été, en fonction de vos dépenses réelles. »
  • En septembre : si l’acompte perçu en janvier était trop important, le trop-perçu doit être remboursé en septembre.

Le traitement de l’acompte et du solde pour un foyer sans impôt à payer est à vérifier auprès de la source avant de compter sur un versement.

Les justificatifs

Conservez les justificatifs pendant 3 ans en cas de demande de l’administration. Le BOFiP précise que les contribuables doivent pouvoir justifier, pour chaque membre du foyer fiscal hébergé, du montant des dépenses.

Exemple chiffré (profil fictif)

Situation. Madame Delorme, 86 ans, est domiciliée fiscalement en France et hébergée dans un Ehpad situé en France. Elle supporte des dépenses de dépendance et d’hébergement. Elle est imposable, avec un impôt dû au moins égal à la réduction calculée. En 2026, elle a payé 33 000 € de frais d’hébergement et 4 200 € de frais de dépendance. Elle a perçu 7 200 € d’aides (Apa et aide au logement). Ces éléments sont des hypothèses.

Problème. Quelle est la réduction d’impôt calculée dans cette hypothèse, et le plafond joue-t-il ?

Stratégie. Additionner les dépenses de dépendance et d’hébergement, déduire les aides, retenir le plus petit des deux montants entre la base nette et 10 000 €, puis appliquer 25 %.

Résultat.

Madame Delorme, année pleine
Dépenses d’hébergement et de dépendance37 200 €
Aides déduites7 200 €
Dépenses nettes30 000 €
Base retenue (plafond de 10 000 €)10 000 €
Réduction d’impôt (25 %)2 500 €
25 % des dépenses nettes, sans plafond7 500 €
Part non retenue du fait du plafond5 000 €

Le plafond joue : 20 000 € de dépenses nettes au-delà de 10 000 € ne produisent aucune réduction supplémentaire.

Variante : Monsieur Garnier est domicilié fiscalement en France et entré en novembre 2026 dans un Ehpad situé en France. Il supporte des dépenses de dépendance et d’hébergement. Il est imposable, avec un impôt dû au moins égal à la réduction calculée. Il a payé en 2026 deux mois de frais : 5 600 € d’hébergement et 700 € de dépendance, soit 6 300 €, sans aide perçue à ce stade. Ces éléments sont des hypothèses. Sa base est de 6 300 €, inférieure à 10 000 €. Sa réduction calculée est de 1 575 €. Le plafond de 10 000 € n’est pas réduit au prorata.

Ces profils sont fictifs. Les montants de dépenses et d’aides sont des hypothèses : ils ne reflètent aucun tarif d’établissement. Les chiffres illustrent le calcul et n’annoncent aucun résultat pour votre situation.

Ce qui change selon votre cas

  • Le lieu et le type d’établissement. Un établissement situé hors de France se vérifie auprès de la source.
  • Votre domicile fiscal. La fiche de service-public.gouv.fr pose la condition d’un domicile fiscal en France. Le cas d’un non-résident se vérifie auprès de la source.
  • Qui paie. La réduction porte sur les dépenses supportées. Le cas de dépenses réglées pour une autre personne hébergée se vérifie auprès de la source avant toute déclaration.
  • Les aides perçues. Elles réduisent la base : leur montant décide de l’effet du plafond.
  • La situation fiscale du foyer. Imposable ou non : le traitement de l’acompte pour un foyer sans impôt à payer se vérifie auprès de la source.
  • La date d’entrée. Les dépenses comptent l’année où elles sont payées.

La règle dépend de votre situation. Aucun résultat n’est promis.

Questions fréquentes

Quel est le montant maximal de la réduction ?

2 500 € par personne hébergée : 25 % de 10 000 € de dépenses.

Faut-il avoir un âge minimum ?

Non. La fiche de service-public.gouv.fr écrit que la réduction s’applique quel que soit l’âge.

Les frais d’hébergement seuls ouvrent-ils droit à la réduction ?

Non. Selon le BOFiP, le contribuable qui supporte uniquement des dépenses d’hébergement ne peut pas bénéficier de la réduction. Les dépenses d’hébergement comptent si elles s’ajoutent à des dépenses de dépendance.

Les dépenses de soins comptent-elles ?

Non. Elles sont exclues de la base.

Quand la réduction est-elle versée ?

Un acompte de 60 % est versé en janvier, le solde à l’été en fonction des dépenses réelles. Un trop-perçu se rembourse en septembre.

Faire le point avant ou pendant un séjour en établissement

Le financement d’un séjour en établissement se prépare avec les chiffres de votre dossier : ressources, aides, patrimoine, famille. Prenez rendez-vous avec Balmont Conseil, cabinet lyonnais installé depuis bientôt 14 ans, pour faire le point.

Alexis SagnierConseiller en investissements financiers et immobiliers, courtier en assurances, certifié AMF
Fondateur de Balmont Conseil, Lyon (ORIAS 13003497)

Sources officielles