Accueil / Ressources / Vivre en Australie : résidence fiscale et barème 2026-27
Fiscalité et résidence
Vivre en Australie : quatre tests de résidence et deux barèmes
L’administration fiscale australienne (l’ATO) apprécie la résidence fiscale avec un test principal, celui de la résidence effective, et trois tests de repli : le domicile, la présence de plus de la moitié de l’année de revenu, et un test réservé aux agents du gouvernement. Ses règles sont distinctes de celles de l’immigration. Selon que vous êtes résident ou non, le barème n’est pas le même : le non-résident n’a pas de seuil exonéré. Cette page donne les barèmes 2026-27 et 2025-26 des résidents et le dernier barème publié pour les non-résidents (2025-26), lus sur le site de l’ATO, et dit ce qu’elle ne traite pas.
Quatre tests, dont un seul est central
Le test principal : la résidence effective (« resides test »). L’ATO écrit que si vous résidez en Australie, vous êtes résident fiscal australien et que les autres tests n’ont pas à être appliqués. Elle peut examiner la durée de présence physique, l’intention ou le but de la présence, le comportement en Australie, les liens familiaux et professionnels, la localisation des actifs et l’organisation de la vie sociale.
Trois tests de repli. Si vous ne remplissez pas le test principal, vous restez résident si vous remplissez l’un des trois tests légaux.
| Test | Ce que dit l’ATO |
|---|---|
| Domicile | Résident si votre domicile est en Australie, sauf si l’ATO est convaincue que votre lieu d’habitation permanent est hors d’Australie. « Permanent » s’oppose à temporaire ou transitoire ; le lieu d’habitation est celui où l’on vit avec sa famille et où l’on dort |
| Plus de la moitié de l’année | Résident si vous êtes présent en Australie plus de la moitié de l’année de revenu, de façon continue ou non, sauf si votre lieu d’habitation habituel est hors d’Australie et si vous n’avez pas l’intention d’y prendre résidence |
| Fonction publique (superannuation) | Test réservé aux employés du gouvernement australien en poste à l’étranger ; les membres cotisants, leur conjoint et leurs enfants de moins de 16 ans sont résidents quels que soient les autres facteurs |
Deux points à retenir. Le test de la moitié de l’année porte sur « l’année de revenu » et non sur l’année civile ; l’ATO donne l’exemple de l’année terminée le 30 juin 2025. Et l’ATO écrit qu’une personne qui ne coupe pas ses liens avec l’Australie est traitée comme résidente australienne.
Deux barèmes : résident et non-résident
Les montants sont en dollars australiens (A$). La page de l’ATO sur les taux des résidents (mise à jour le 13 août 2026) affiche un tableau 2026-27 et un tableau 2025-26. La page de l’ATO sur les taux des non-résidents (mise à jour le 1er juin 2026) n’affiche aucun tableau 2026-27 : son dernier tableau est celui de 2025-26, et nous ne le prolongeons pas à 2026-27.
| Revenu imposable | Résident 2026-27 | Résident 2025-26 | Non-résident (dernier tableau publié, 2025-26) |
|---|---|---|---|
| 0 à 18 200 | Nul | Nul | 30 cents par dollar jusqu’à 135 000 |
| 18 201 à 45 000 | 15 cents par dollar au-delà de 18 200 | 16 cents par dollar au-delà de 18 200 | idem |
| 45 001 à 135 000 | 4 020 plus 30 cents au-delà de 45 000 | 4 288 plus 30 cents au-delà de 45 000 | idem |
| 135 001 à 190 000 | 31 020 plus 37 cents au-delà de 135 000 | 31 288 plus 37 cents au-delà de 135 000 | 40 500 plus 37 cents au-delà de 135 000 |
| Au-delà de 190 000 | 51 370 plus 45 cents au-delà de 190 000 | 51 638 plus 45 cents au-delà de 190 000 | 60 850 plus 45 cents au-delà de 190 000 |
Pour le non-résident, la première tranche va de 0 à 135 000 A$ à 30 cents par dollar. L’ATO précise que les taux des résidents n’incluent pas la contribution Medicare de 2 %. Sur sa page consacrée aux résidents étrangers et temporaires, elle écrit que le non-résident n’a pas de seuil non imposable et ne paie pas la contribution Medicare, une exonération pouvant être demandée dans la déclaration pour les jours passés comme non-résident.
Résident temporaire : une déclaration réduite
L’ATO définit le résident temporaire comme une personne qui est aussi résidente australienne ou étrangère et qui remplit certaines conditions, dont détenir un visa temporaire, ni elle ni son conjoint n’étant résidents au sens de la loi de sécurité sociale de 1991. Le résident temporaire déclare ses revenus de source australienne, ses gains sur biens australiens imposables et certains revenus d’emploi ou de services gagnés à l’étranger. L’ATO écrit que les autres revenus étrangers et les gains sur des biens qui ne sont pas des biens australiens imposables n’ont pas à être déclarés.
Plus-values : la remise de 50 % et les non-résidents
Un particulier peut réduire sa plus-value de 50 % s’il a détenu l’actif au moins 12 mois. L’ATO écrit que la remise intégrale ne peut pas être utilisée pour les gains réalisés par les non-résidents ou résidents temporaires après le 8 mai 2012, et qu’une remise proratisée est possible pour la période pendant laquelle la personne était résidente australienne. La définition des biens australiens imposables et la retenue sur les non-résidents ne sont pas traitées ici.
Australie et France : la convention départage, la France garde ses critères
Si l’Australie et la France vous considèrent toutes deux comme résident, la convention du 20 juin 2006 départage : foyer d’habitation permanent, centre des intérêts vitaux, puis nationalité. Notre page sur la convention la détaille. Côté français, l’article 4 B du CGI retient comme domiciliées en France les personnes qui y ont leur foyer ou le lieu de leur séjour principal, celles qui y exercent une activité professionnelle, salariée ou non, et celles qui y ont le centre de leurs intérêts économiques. Pour l’activité professionnelle, le critère ne joue pas si la personne justifie que cette activité est exercée en France à titre accessoire ; la preuve incombe au contribuable. Le BOFiP cite aussi un critère relatif à certains agents de l’État en mission à l’étranger, que cette page ne détaille pas. Il suffit que l’un des critères soit rempli. Une présence de plus de six mois dans l’année est retenue pour le séjour principal, sans être un critère absolu (BOI-IR-CHAMP-10, version du 28 juillet 2016).
Ce que cette page ne traite pas
L’immigration, les visas, la retenue australienne sur les dividendes, intérêts et redevances des non-résidents, les biens australiens imposables, les droits éventuels sur une succession, la sécurité sociale et les produits d’épargne australiens ne sont pas traités : aucune source officielle lisible n’a permis de les couvrir. La fiche du CLEISS lue, millésimée 2023/24, ne mentionne aucun accord de sécurité sociale France-Australie. Les règles australiennes se valident avec un professionnel local.
Revenu de 120 000 A$ : exemple chiffré (profil fictif)
Situation. Une personne fictive perçoit un revenu imposable de 120 000 A$ sur l’année de revenu, sans autre élément. Hypothèses : hors contribution Medicare, barèmes de l’ATO ci-dessus.
Problème. Elle veut mesurer l’impôt résultant du barème des résidents 2026-27 et l’écart avec le barème des non-résidents.
Stratégie. Elle applique le tableau des résidents 2026-27 à 120 000 A$, puis compare au barème 2025-26, seul barème des non-résidents publié par l’ATO, en le rapprochant du tableau des résidents de la même année.
Résultat. Résidente en 2026-27 : 4 020 + 30 % de 75 000, soit 26 520 A$ (22,10 % du revenu). Résidente en 2025-26 : 4 288 + 30 % de 75 000, soit 26 788 A$ (22,32 %). Non-résidente, dernier tableau publié (2025-26) : 30 % de 120 000, soit 36 000 A$ (30 %). À barème de la même année (2025-26), l’écart est de 9 212 A$. Aucun écart 2026-27 n’est calculé, faute de tableau non-résident 2026-27 sur la page de l’ATO. La contribution Medicare de 2 % n’est pas incluse. Le profil et les montants sont fictifs.
Ce qui change selon votre cas
- Votre statut au regard des quatre tests, et les liens que vous gardez avec l’Australie ou la France.
- Votre visa et le fait d’être ou non résident temporaire.
- La nature de vos revenus : emploi, loyers, dividendes, plus-values.
- La durée de détention de vos actifs, pour la remise de 50 %.
- Votre domicile fiscal français pendant l’année du changement.
La règle dépend de votre situation. Aucun résultat n’est promis.
Questions fréquentes
Comment l’Australie détermine-t-elle la résidence fiscale ?
Par un test principal, la résidence effective, puis trois tests de repli : domicile, présence de plus de la moitié de l’année de revenu, fonction publique. L’ATO n’utilise pas les règles de l’immigration.
Un non-résident a-t-il un seuil d’exonération ?
Non. L’ATO écrit que le résident étranger n’a pas de seuil non imposable ; le dernier barème publié sur sa page des non-résidents (2025-26) commence à 30 cents par dollar. Cette page n’affiche pas de tableau 2026-27.
La contribution Medicare s’ajoute-t-elle au barème ?
Pour les résidents, l’ATO précise que les taux affichés (tableaux 2026-27 et 2025-26) n’incluent pas la contribution Medicare de 2 %. Le non-résident ne la paie pas.
Un résident temporaire déclare-t-il ses revenus étrangers ?
Il déclare ses revenus de source australienne, ses gains sur biens australiens imposables et certains revenus d’emploi gagnés à l’étranger. L’ATO écrit que les autres revenus étrangers n’ont pas à être déclarés.
La remise de 50 % sur les plus-values vaut-elle pour un non-résident ?
La remise intégrale ne peut pas être utilisée par un non-résident pour les gains réalisés après le 8 mai 2012. Une remise proratisée est possible pour la période de résidence australienne.
Faire le point sur votre situation
Balmont Conseil, cabinet installé à Lyon depuis bientôt 14 ans, accompagne des dirigeants et des familles dont le patrimoine ou l’activité relie la France et l’Australie. Pour faire le point sur votre situation, prenez rendez-vous.
Alexis SagnierConseiller en investissements financiers et immobiliers, courtier en assurances, certifié AMF
Fondateur de Balmont Conseil, Lyon (ORIAS 13003497)
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Sources officielles
- ATO, résidence fiscale : https://www.ato.gov.au/individuals-and-families/coming-to-australia-or-going-overseas/your-tax-residency
- ATO, test de la résidence effective : https://www.ato.gov.au/individuals-and-families/coming-to-australia-or-going-overseas/residency-tests/residency-the-resides-test
- ATO, test du domicile : https://www.ato.gov.au/individuals-and-families/coming-to-australia-or-going-overseas/residency-tests/residency-the-domicile-test
- ATO, test des 183 jours : https://www.ato.gov.au/individuals-and-families/coming-to-australia-or-going-overseas/residency-tests/residency-the-183-day-test
- ATO, résidents étrangers et temporaires : https://www.ato.gov.au/individuals-and-families/coming-to-australia-or-going-overseas/your-tax-residency/foreign-and-temporary-residents
- ATO, taux des résidents (tableaux 2026-27 et 2025-26) : https://www.ato.gov.au/tax-rates-and-codes/tax-rates-australian-residents
- ATO, taux des non-résidents (dernier tableau : 2025-26) : https://www.ato.gov.au/tax-rates-and-codes/tax-rates-foreign-residents
- ATO, remise sur les plus-values : https://www.ato.gov.au/individuals-and-families/investments-and-assets/capital-gains-tax/cgt-discount
- BOFiP, domicile fiscal (BOI-IR-CHAMP-10) : https://bofip.impots.gouv.fr/bofip/1911-PGP.html/identifiant=BOI-IR-CHAMP-10-20160728
- Texte consolidé de la convention France-Australie : https://www.impots.gouv.fr/sites/default/files/media/10_conventions/australie/version-consolidee-australie.pdf