L’ACRE (aide à la création ou à la reprise d’entreprise) est un dispositif qui réduit les cotisations sociales de certains créateurs ou repreneurs pendant le début de leur activité. L’ancien nom du dispositif était l’ACCRE.
Comment fonctionne l’ACRE ?
Qui y a droit, et pour combien de temps ?
Elle est ouverte à des profils précis : demandeurs d’emploi, jeunes, bénéficiaires de certaines aides, créateurs installés dans certaines zones. Il faut aussi ne pas en avoir bénéficié dans les trois années précédentes. Pour un micro-entrepreneur, elle court jusqu’à la fin du troisième trimestre civil suivant le début d’activité. Pour les autres créateurs, elle dure 12 mois.
Quel avantage pour un micro-entrepreneur ?
Le taux de cotisations est ramené à 75 % du taux normal. Par exemple, pour une activité à 21,2 %, le taux passe à 21,2 × 0,75 = 15,9 %.
Quel avantage pour les autres créateurs ?
Les créateurs hors micro-entreprise reçoivent une exonération partielle de cotisations personnelles, dégressive selon leur revenu. En 2026, l’avantage est complet en dessous de 75 % du plafond annuel de la sécurité sociale, soit 36 045 €, puis diminue jusqu’au plafond de 48 060 €, au-delà duquel il n’y a plus d’exonération.
Quelle place dans le choix du statut d’entreprise ?
L’ACRE réduit des charges au démarrage, mais elle ne doit pas décider seule du statut juridique. La forme de l’entreprise détermine le régime social du dirigeant, la façon dont il se rémunère, sa protection et sa fiscalité. Un créateur compare donc les coûts sur plusieurs années, pas seulement sur la première. Il vérifie aussi qu’il remplit la condition d’éligibilité à la date de début d’activité, car la situation personnelle au moment de la création est déterminante.
Quels points de vigilance ?
- L’ACRE n’est pas automatique : la demande se dépose auprès de l’Urssaf, dans les 60 jours suivant le début d’activité.
- Le dirigeant d’une société doit en avoir le contrôle effectif, et le conserver au moins deux ans, sinon l’aide peut être retirée.
- Elle ne réduit pas les impôts : elle porte uniquement sur les cotisations sociales.
- Moins de cotisations peut aussi signifier des droits sociaux calculés sur une base plus faible : à vérifier.
- Les règles peuvent évoluer : se référer à la page officielle avant toute démarche.
À consulter aussi dans le lexique
Cette notion concerne votre patrimoine ?
Vous vous demandez ce que cette notion change pour votre situation ? Prenez rendez-vous avec Balmont Conseil, cabinet de gestion de patrimoine installé à Lyon depuis bientôt 14 ans, pour en parler avec un conseiller.
Alexis SagnierFondateur de Balmont Conseil, Lyon
Voir aussi
Source officielle
Sources consultées : entreprendre.service-public.gouv.fr/vosdroits/F11677