En résumé…
Pour une holding patrimoniale, choisissez le cabinet qui part de vos objectifs et de vos chiffres, pas de la structure. Il doit vous dire à quoi la holding sert dans votre cas (centraliser, réinvestir, transmettre), ce qu’elle coûte à créer et à faire vivre, comment on en sort, et qui rédige quoi : les actes juridiques relèvent d’un avocat ou d’un notaire, la comptabilité d’un expert-comptable. Un cabinet de conseil cadre le projet et coordonne ; il ne remplace pas ces professionnels.
Balmont Conseil est un cabinet non indépendant au sens réglementaire : il perçoit des commissions sur les contrats souscrits, et peut aussi facturer une mission sur mesure à l’heure. Nous ne rédigeons pas les actes de création d’une holding.
Un dirigeant lyonnais voit sa société verser des dividendes et se demande s’il doit les garder à titre personnel ou dans une holding. La réponse tient en une question : de quelle part de ces dividendes avez-vous besoin pour vivre ? Tout ce qui reste dans la holding peut être réinvesti sans impôt immédiat. Tout ce qui en sort est imposé chez vous.
1. À quoi sert une holding patrimoniale
Une holding est une société qui détient des participations dans d’autres sociétés. Elle sert à trois choses.
| Usage | Comment ça marche | Ce que dit l’administration |
|---|---|---|
| Centraliser | La société d’exploitation verse ses dividendes à la holding, qui les regroupe avec ses autres placements | Régime mère-fille : une société peut être exonérée de 95 % des dividendes reçus (seuls 5 % sont imposés) si elle détient au moins 5 % du capital depuis au moins 2 ans |
| Réinvestir sans impôt immédiat | La holding replace les dividendes reçus sans les faire passer par votre déclaration | Un particulier qui touche le même dividende est taxé à 31,4 % (12,8 % d’impôt et 18,6 % de prélèvements sociaux) ou peut opter pour le barème |
| Transmettre | Vous donnez des titres de la holding plutôt que ceux de chaque société | Pacte Dutreil : depuis la loi de finances 2026, l’engagement individuel de conservation passe de 4 à 6 ans et les biens non professionnels sortent de l’assiette exonérée à 75 % |
Le calcul est simple. Pour 100 € de dividende reçu par la holding, 5 € sont imposables. Au taux normal de l’impôt sur les sociétés, 25 %, cela représente 1,25 € d’impôt. Chez un particulier, 100 € de dividende coûtent 31,40 € en prélèvement forfaitaire. L’écart est réel, mais il ne joue que tant que l’argent reste dans la holding : quand elle vous verse un dividende, il est imposé chez vous.
Concrètement. La holding ne sert à rien si vous dépensez tout ce que la société vous verse. Elle ne vous fait alors gagner aucun impôt et vous ajoute des frais. Elle devient utile quand une partie des dividendes n’a pas de destination immédiate : placements, rachat de parts d’une autre société, reprise d’une entreprise.
La même logique joue en cas de vente. Depuis le 21 février 2026, le report d’imposition de l’apport-cession (article 150-0 B ter du CGI) impose de réinvestir 70 % du prix de cession (60 % auparavant), dans un délai de trois ans (deux auparavant), et de conserver cinq ans les actifs acquis en réinvestissement direct (un an auparavant). Le champ des activités éligibles a été resserré. Les détails sont dans apport-cession et article 150-0 B ter et dans holding : régime mère-fille et intégration fiscale.
Ce que la holding ne fait pas disparaître
- L’IFI. Les parts de sociétés qui détiennent de l’immobilier sont taxées à hauteur de la valeur de cet immobilier. Le seuil d’entrée est de 1,3 million d’euros de patrimoine immobilier net taxable.
- Une taxe nouvelle sur certains biens. La loi de finances 2026 a créé une taxe de 20 % sur certains biens dits somptuaires détenus par des holdings contrôlées par des personnes physiques (yachts, voitures de collection, chevaux de course, bijoux), pour les exercices clos à partir du 31 décembre 2026. Trésorerie, titres financiers, holdings actives et œuvres d’art sont exclus de l’assiette.
- Les obligations comptables. Une société commerciale tient une comptabilité et établit chaque année un bilan, un compte de résultat et une annexe. Les pièces se conservent au moins 10 ans.
Pour le technicien. Régime des sociétés mères : conditions fixées par l’article 145 du CGI, quote-part de frais et charges de 5 % fixée par l’article 216 du CGI (BOFiP, BOI-IS-BASE-10-10-20, §90). Report d’imposition d’apport de titres : article 150-0 B ter du CGI, aménagé par l’article 11 de la loi n° 2026-103 du 19 février 2026 de finances pour 2026, pour les cessions à compter du 21 février 2026 (BOFiP, ACTU-2026-00099).
2. Les questions à poser avant de la créer
| Question | Pourquoi elle compte | Réponse attendue |
|---|---|---|
| Quelle part de mes dividendes puis-je laisser dans la holding, et pendant combien d’années ? | C’est le seul gain réel : l’impôt n’est pas supprimé, il est repoussé | Un chiffre en euros par an, pas une fourchette de pourcentage |
| Vais-je détenir au moins 5 % du capital de chaque société, depuis au moins 2 ans ? | C’est la condition du régime des dividendes exonérés à 95 % | Oui ou non, société par société |
| Combien coûte-t-elle chaque année ? | Comptabilité, comptes annuels, honoraires juridiques : un coût fixe qui existe même sans dividende | Un devis écrit de l’expert-comptable, en euros par an |
| Que se passe-t-il si je veux la fermer ou la vendre ? | La sortie fait partie du projet | Un chiffrage écrit de l’avocat ou de l’expert-comptable avant la création |
| Quels biens vais-je y mettre ? | Immobilier : l’IFI continue. Biens somptuaires : la taxe de 20 % | La liste, avec la fiscalité de chacun |
Concrètement. Sur les comptes : les comptes annuels sont approuvés dans les six mois de la fin de l’exercice pour une SARL ou une SA ; pour une SAS, ce sont les statuts qui fixent le délai, six mois étant le plus courant. Ils sont déposés au greffe un mois après l’approbation (deux mois en dépôt électronique). Demandez à qui ce travail revient, et à quel prix.
3. Ce qu’un cabinet de conseil fait et ne fait pas
| Qui | Ce qu’il fait |
|---|---|
| Cabinet de conseil en gestion de patrimoine | Cadre vos objectifs, chiffre le gain en euros, conseille sur le placement de la trésorerie, coordonne les autres professionnels, assure le suivi chaque année |
| Avocat ou notaire | Rédige les actes : statuts, apports de titres, donations, pactes |
| Expert-comptable | Tient la comptabilité, établit les comptes annuels et les déclarations fiscales de la société |
Nous ne rédigeons pas ces actes. Nous travaillons avec un réseau de notaires, avocats et experts-comptables internationaux, et notre rôle est de dire ce qu’on attend de chacun, dans quel ordre. Voir aussi notaire, avocat, expert-comptable et conseiller : qui fait quoi.
4. Comment choisir son cabinet
- Il vérifie d’abord l’objectif et dit non si la holding ne sert à rien dans votre cas.
- Il vous remet son numéro ORIAS, son statut (indépendant ou non indépendant) et sa rémunération, par écrit, avant tout conseil. Selon l’AMF, la lettre de mission fixe les conditions du conseil et la façon dont le conseiller est payé.
- Il donne le coût annuel de la holding en euros, avec la part qui revient aux autres professionnels.
- Il sait ce qu’il ne fait pas : il ne rédige pas les actes juridiques.
- Il propose un suivi annuel : une holding se pilote chaque année.
Pour la liste des pièces à exiger, voir ce qu’il faut demander à un gestionnaire de patrimoine à Lyon. Pour une famille dont le patrimoine justifie une organisation plus large, voir family office à Lyon : à partir de quel patrimoine. La page holding patrimoniale détaille le sujet.
Chez Balmont Conseil : ce que vous payez
Balmont Conseil est une SASU créée en janvier 2013 : nous accompagnons des dirigeants, des professions libérales et des familles depuis bientôt 14 ans. Nous sommes conseiller en investissements financiers, membre de l’ANACOFI-CIF, courtier en assurance, immatriculés à l’ORIAS sous le numéro 13003497. Nous travaillons avec 23 compagnies et sociétés de gestion partenaires et n’avons aucun lien capitalistique avec une banque ou un assureur.
| Étape | Ce que vous payez |
|---|---|
| Premier échange, à Lyon ou en visioconférence | Gratuit |
| Radiographie de vos contrats : vos relevés, leurs frais chiffrés en euros | Gratuit |
| Bilan | Prix fixe annoncé |
| Mission sur mesure | 500 € TTC par heure |
| Contrats souscrits par notre intermédiaire | Des commissions, versées par le fournisseur |
| Suivi annuel, possible à distance | Gratuit |
Notre position
Une holding n’est pas un cadeau fiscal : c’est un outil de report, qui rapporte quand l’argent reste dedans. Un cabinet qui vous la vend avant de savoir combien de dividendes vous laissez dans la société vous vend une structure, pas un conseil. Choisissez celui qui vous demande vos chiffres en premier, qui chiffre les frais annuels et qui sait vous dire non. Demandez-le à tout le monde, nous compris.
Questions fréquentes
À partir de quel montant une holding a-t-elle un sens ?
Ce n’est pas le montant de votre patrimoine qui décide, mais la part des dividendes dont vous n’avez pas besoin, chaque année, pour vivre.
Une holding supprime-t-elle l’impôt sur les dividendes ?
Non. À la réception, 5 % des dividendes sont imposables dans la holding si les conditions de détention sont remplies. Quand la holding vous verse un dividende, vous êtes imposé comme pour tout dividende.
Votre cabinet crée-t-il la holding ?
Non. Nous cadrons le projet et coordonnons avec votre avocat, votre notaire et votre expert-comptable, qui rédigent et déposent les actes.
Vous envisagez une holding ?
Le premier échange est gratuit, à Lyon ou en visioconférence : apportez vos derniers dividendes et la liste de vos participations, et nous vous disons si la holding a un sens pour vous.
Prendre rendez-vous
Le premier entretien sert à établir votre position exacte et à dire s’il y a quelque chose à faire — parfois il n’y a rien, et nous le disons aussi. Trente minutes, sans engagement.
Réserver un échange avec Balmont Conseil
Alexis Sagnier, conseiller en investissements financiers et immobiliers, courtier en assurances, certifié AMF. ORIAS 13003497. Mis à jour le 24/10/2026.
Sources officielles consultées
- Service-Public.fr — Imposition des dividendes perçus par les associés (fiche F32963, vérifiée le 21 février 2026)
- BOFiP — BOI-IS-BASE-10-10-20, produits de participation et quote-part de frais et charges de 5 % (version du 11 mars 2021)
- BOFiP — Aménagements du report d’imposition 150-0 B ter (loi n° 2026-103 du 19 février 2026, art. 11)
- economie.gouv.fr — Loi de finances 2026 : ce qui change pour les particuliers (20 février 2026)
- economie.gouv.fr — Loi de finances 2026 : ce qui change pour les entreprises (20 février 2026)
- Service-Public.fr — IFI : personnes et biens concernés (fiche F563, vérifiée le 6 mars 2026)
- Service-Public.fr — Obligations comptables d’une société commerciale (fiche F37169, vérifiée le 7 septembre 2026)
- Service-Public.fr — Dépôt des comptes annuels (fiche F31214, vérifiée le 11 juin 2025)
- AMF — « Que savoir sur les conseillers en investissements financiers ? » (19 octobre 2018)





