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Fiscalité et résidence
Vivre en Nouvelle-Zélande : 183 jours pour entrer, 325 jours pour sortir
En Nouvelle-Zélande, on devient résident fiscal en ayant un lieu d’habitation permanent ou en restant plus de 183 jours sur toute période de 12 mois. On cesse de l’être en n’ayant plus de lieu d’habitation permanent et en restant absent plus de 325 jours sur toute période de 12 mois. Le résident paie l’impôt sur ses revenus mondiaux, avec une exemption temporaire de quatre ans sur la plupart des revenus étrangers pour les nouveaux résidents. Cette page donne les chiffres lus sur le site de l’administration fiscale néo-zélandaise (IRD) et dit ce qu’elle ne traite pas.
Devenir résident : le lieu d’habitation permanent ou plus de 183 jours
L’IRD écrit que la résidence fiscale est distincte du statut d’immigration. Deux voies mènent à la résidence fiscale.
- Un lieu d’habitation permanent. L’IRD précise que vous avez un « permanent place of abode » si vous avez un lieu où vous vivez habituellement en Nouvelle-Zélande.
- Plus de 183 jours. Vous devenez résident si vous avez passé plus de 183 jours en Nouvelle-Zélande sur toute période de 12 mois, sauf si vous êtes un visiteur non résident. Le changement de résidence est rétroactif au premier de ces jours.
La période de 12 mois n’est pas l’année civile : elle se mesure sur n’importe quelle période de 12 mois. Les pages de l’IRD consultées datent du 25 juin 2026 et du 1er avril 2026.
Cesser d’être résident : 325 jours d’absence
Un ancien résident ne devient non-résident que s’il remplit deux conditions : il n’a plus de lieu d’habitation permanent en Nouvelle-Zélande, et il est absent de Nouvelle-Zélande plus de 325 jours sur toute période de 12 mois. Selon l’IRD, le changement de résidence est rétroactif à la date du départ (page du 26 juin 2026).
Un résident paie l’impôt sur ses revenus mondiaux
L’IRD écrit qu’un résident fiscal néo-zélandais paie en règle générale l’impôt sur ses revenus mondiaux. Le barème des particuliers affiché par l’IRD « à compter du 1er avril 2025 » est le suivant. Il s’agit des dollars néo-zélandais (NZ$).
| Tranche de revenu | Taux |
|---|---|
| 0 à 15 600 | 10,5 % |
| 15 601 à 53 500 | 17,5 % |
| 53 501 à 78 100 | 30 % |
| 78 101 à 180 000 | 33 % |
| Au-delà de 180 000 | 39 % |
Réserve : la page de l’IRD qui porte ce tableau est datée du 3 juin 2025 et le tableau le plus récent qu’elle affiche est celui du 1er avril 2025. Aucun tableau postérieur n’a été lu. Le barème en vigueur doit être vérifié sur la page de l’IRD avant toute décision. La page ne définit pas l’année d’imposition et mentionne les prélèvements ACC sans les expliquer ; ils ne sont pas traités ici.
Les nouveaux résidents : quatre ans d’exemption sur les revenus étrangers
L’IRD écrit qu’un nouveau résident fiscal, ou une personne qui revient en Nouvelle-Zélande après 10 ans, peut bénéficier d’une exemption temporaire de quatre ans sur la plupart des types de revenus étrangers. Pendant cette période, les intérêts de source étrangère n’ont pas à figurer dans la déclaration de revenus (formulaire IR3) et les dividendes de source étrangère n’ont pas à être déclarés ni soumis aux règles sur les fonds étrangers. Les revenus versés par un employeur étranger (« overseas employer ») restent à déclarer. Les autres conditions d’éligibilité ne figurent pas sur la page consultée, qui date du 20 octobre 2025.
Les fonds étrangers : le seuil de 50 000 et la méthode des 5 %
Hors exemption, les placements à l’étranger relèvent des règles sur les fonds d’investissement étrangers (FIF). L’IRD écrit que, pour des avoirs supérieurs à 50 000 (la page ne précise pas la devise), il faudra probablement calculer le revenu FIF selon l’une de cinq méthodes. La plus courante calcule le revenu FIF à 5 % de la valeur d’ouverture, avec un ajustement pour les actions achetées et vendues dans l’année.
Les pensions de source étrangère
L’IRD écrit qu’une pension versée par un fonds de retraite étranger est en général imposable l’année où elle est perçue. Pour les pensions de sécurité sociale, elle écrit que, dans la plupart des cas, la Nouvelle-Zélande a plein droit d’imposer les pensions, mais que les accords ne sont pas tous identiques. Pour la France, la convention de 1979 règle le sujet à son article 18 ; notre page sur la convention le détaille.
Les non-résidents : revenus de source néo-zélandaise
Un non-résident paie en règle générale l’impôt sur ses revenus de sources néo-zélandaises. Les salariés sont imposés par la retenue à la source sur salaires, et les loyers néo-zélandais sont imposables. Les intérêts, dividendes et redevances de sources néo-zélandaises subissent probablement la retenue des non-résidents (NRWT), et une convention peut en réduire le taux. L’IRD indique un prélèvement de 2 % (« approved issuer levy ») à la place de la NRWT sur certaines dettes, et un taux d’investisseur prescrit de 28 % pour les non-résidents dans un fonds de placement (PIE). Les taux par défaut de la NRWT ne figurent pas sur la page lue, qui date du 1er avril 2026.
Nouvelle-Zélande et France : la convention départage, la France garde ses critères
Si la France et la Nouvelle-Zélande vous considèrent toutes deux comme résident, la convention du 30 novembre 1979 départage : foyer d’habitation permanent, centre des intérêts vitaux, séjour habituel, nationalité, puis accord des autorités. Côté français, l’article 4 B du CGI retient comme domiciliées en France les personnes qui y ont leur foyer ou le lieu de leur séjour principal, celles qui y exercent une activité professionnelle, salariée ou non, et celles qui y ont le centre de leurs intérêts économiques. Il suffit que l’un des critères soit rempli. Une présence de plus de six mois dans l’année est retenue pour le séjour principal, sans être un critère absolu (BOI-IR-CHAMP-10, version du 28 juillet 2016).
Ce que cette page ne traite pas
L’immigration et les visas, la taxation des plus-values immobilières résidentielles, les taux par défaut de la NRWT, les droits sur une succession ou une donation, la sécurité sociale et les produits d’épargne néo-zélandais ne sont pas traités : aucune source officielle lisible n’a permis de les couvrir de façon sûre. Les règles néo-zélandaises se valident avec un professionnel local.
100 000 NZ$ de revenus et 200 000 de fonds étrangers : exemple chiffré (profil fictif)
Situation. Un résident fiscal néo-zélandais fictif, qui ne bénéficie pas de l’exemption de quatre ans, perçoit un revenu de 100 000 NZ$. Il détient par ailleurs des fonds étrangers d’une valeur d’ouverture de 200 000. Hypothèse : cette valeur est exprimée en NZ$ ; l’IRD ne précise pas la devise du seuil de 50 000.
Problème. Il veut estimer l’impôt sur son revenu, puis l’effet des règles FIF.
Stratégie. Il applique le barème « à compter du 1er avril 2025 » à son revenu, puis calcule le revenu FIF à 5 % de la valeur d’ouverture et l’ajoute à son revenu. L’ajustement pour les actions achetées et vendues dans l’année, prévu par la méthode, n’est pas pris en compte.
Résultat. L’impôt sur 100 000 NZ$ est de 22 877,50 NZ$. Le revenu FIF est de 10 000 NZ$ (5 % de 200 000, en supposant ces 200 000 en NZ$). Le revenu total passe à 110 000 NZ$, soit un impôt de 26 177,50 NZ$ : le supplément est de 3 300 NZ$, la totalité du revenu supplémentaire tombant dans la tranche à 33 %. Le barème utilisé est celui d’avril 2025, avec la réserve ci-dessus. Le profil et les montants sont fictifs.
Ce qui change selon votre cas
- Le nombre de jours passés en Nouvelle-Zélande sur chaque période de 12 mois, et l’existence d’un lieu d’habitation permanent.
- Le fait d’être un nouveau résident ou une personne qui revient après 10 ans, pour l’exemption de quatre ans.
- La valeur de vos placements à l’étranger.
- La nature de vos revenus : emploi, loyers, dividendes, pensions.
- Votre domicile fiscal français pendant l’année du changement.
La règle dépend de votre situation. Aucun résultat n’est promis.
Questions fréquentes
Comment devient-on résident fiscal en Nouvelle-Zélande ?
En ayant un lieu d’habitation permanent, ou en restant plus de 183 jours sur toute période de 12 mois. La résidence fiscale est distincte du statut d’immigration.
Combien de jours faut-il rester absent pour cesser d’être résident ?
Plus de 325 jours sur toute période de 12 mois, à condition de n’avoir plus de lieu d’habitation permanent en Nouvelle-Zélande.
Les revenus étrangers sont-ils imposés ?
Le résident paie en règle générale l’impôt sur ses revenus mondiaux. Un nouveau résident peut bénéficier d’une exemption temporaire de quatre ans sur la plupart des revenus étrangers.
Qu’est-ce que le FIF ?
Les règles sur les fonds d’investissement étrangers. L’IRD cite un seuil de 50 000 (devise non précisée) et une méthode courante qui calcule le revenu à 5 % de la valeur d’ouverture, avec un ajustement pour les actions achetées et vendues dans l’année.
Le barème de 2025 est-il celui de 2026 ?
La page lue de l’IRD affiche un tableau « à compter du 1er avril 2025 » et date du 3 juin 2025. Il faut vérifier sur le site de l’IRD le barème en vigueur.
Faire le point sur votre situation
Balmont Conseil, cabinet installé à Lyon depuis bientôt 14 ans, accompagne des dirigeants et des familles dont le patrimoine ou l’activité relie la France et la Nouvelle-Zélande. Pour faire le point sur votre situation, prenez rendez-vous.
Alexis SagnierConseiller en investissements financiers et immobiliers, courtier en assurances, certifié AMF
Fondateur de Balmont Conseil, Lyon (ORIAS 13003497)
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Sources officielles
- IRD, impôt international pour les particuliers : https://www.ird.govt.nz/international-tax/individuals
- IRD, statut de résidence fiscale : https://www.ird.govt.nz/international-tax/individuals/tax-residency-status-for-individuals
- IRD, résidents fiscaux néo-zélandais : https://www.ird.govt.nz/international-tax/individuals/tax-for-new-zealand-tax-residents
- IRD, non-résidents : https://www.ird.govt.nz/international-tax/individuals/tax-for-non-resident-taxpayers
- IRD, départ de Nouvelle-Zélande : https://www.ird.govt.nz/international-tax/individuals/leaving
- IRD, barème des particuliers : https://www.ird.govt.nz/income-tax/income-tax-for-individuals/tax-codes-and-tax-rates-for-individuals/tax-rates-for-individuals
- BOFiP, domicile fiscal (BOI-IR-CHAMP-10) : https://bofip.impots.gouv.fr/bofip/1911-PGP.html/identifiant=BOI-IR-CHAMP-10-20160728
- Texte consolidé de la convention France-Nouvelle-Zélande : https://www.impots.gouv.fr/sites/default/files/media/10_conventions/nouvelle-zelande/convention_avec_la_nouvelle_zelande_modifiee_par_la_cml.pdf