Le risque de contrepartie est le risque qu’un cocontractant, banque, émetteur ou entreprise, ne remplisse pas ses obligations à l’échéance d’un contrat financier. Il est aussi appelé risque de défaut de la contrepartie.
Où rencontre-t-on le risque de contrepartie ?
Dans quelles opérations apparaît-il ?
Il concerne les prêts, les produits dérivés conclus de gré à gré, les produits structurés, certaines obligations et les dépôts. Quand l’autre partie est en difficulté, la valeur du contrat peut chuter même si le marché sous-jacent se comporte bien.
Comment l’évalue-t-on ?
Les agences de notation et les établissements financiers analysent la solidité de chaque contrepartie : fonds propres, résultats, niveau d’endettement. Sur les marchés, la prime que demandent les investisseurs pour prêter à une entité traduit aussi ce risque. Pour un particulier, l’information figure dans les documents d’informations clés du produit.
Comment le réduit-on ?
Les établissements recourent à des garanties, à des échanges de collatéral et à des chambres de compensation qui s’interposent entre les parties. L’épargnant peut répartir ses placements entre plusieurs émetteurs et lire le document d’informations clés.
Un exemple fictif
Un épargnant détient un produit structuré fictif de 10 000 euros émis par un établissement unique. Si l’établissement tombe en défaut et que le remboursement est limité à 40 % de la valeur, la récupération est de 10 000 × 40 % = 4 000 euros, soit une perte de 6 000 euros, quelle que soit l’évolution du marché.
Quels sont les points de vigilance ?
- Vérifier qui est l’émetteur ou l’autre partie, et pas seulement le marché sur lequel le produit est assis.
- Un produit annoncé comme protégé suppose que l’émetteur reste en mesure de payer.
- Cumuler plusieurs produits du même émetteur concentre le risque.
- Les garanties légales sur les dépôts ou les contrats ont des conditions et des limites propres.
- Lire dans la documentation le nom de l’émetteur et l’ordre de remboursement en cas de défaillance.
Que retenir sur ce sujet ?
Le risque de contrepartie se superpose au risque de marché : même si le sous-jacent évolue bien, l’émetteur doit pouvoir payer. Connaître le nom de la contrepartie et répartir les émetteurs réduit l’exposition.
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Définition à portée générale. Les règles applicables varient selon la situation : vérifiez-les sur les sites officiels ou auprès d’un professionnel avant toute décision.