La réassurance est l’opération par laquelle un assureur, appelé cédant, transfère à un réassureur une partie des risques qu’il a pris, contre une part de la prime. C’est, en quelque sorte, l’assurance de l’assureur.
Comment fonctionne la réassurance ?
Pourquoi un assureur se réassure-t-il ?
Pour limiter l’effet d’un sinistre très important ou d’une série de sinistres, et pour répartir les risques sur un nombre plus large d’acteurs. Elle contribue à la stabilité financière de l’assureur et lui permet d’accepter des risques plus élevés.
Quelles formes existent ?
Dans la forme proportionnelle, le réassureur prend une part fixe, appelée quote-part, des primes et des sinistres. Dans la forme non proportionnelle, il n’intervient qu’au-delà d’un seuil de sinistres. Les deux peuvent se combiner.
Un exemple fictif
Un assureur cède 40 % de son portefeuille à un réassureur en quote-part. Sur un total de sinistres de 5 000 000 euros, le réassureur supporte 5 000 000 × 40 % = 2 000 000 euros. L’assureur conserve 3 000 000 euros. L’assuré, lui, est indemnisé par son assureur sans voir cette répartition.
Quels sont les points de vigilance ?
- L’assuré n’a pas de lien juridique direct avec le réassureur : il s’adresse à son seul assureur.
- La réassurance ne se confond pas avec la coassurance, où les assureurs sont tous parties au contrat avec l’assuré.
- Elle repose sur la qualité du réassureur : son défaut de paiement pèse sur l’assureur, pas sur l’assuré.
- Les règles prudentielles encadrent la manière dont l’assureur prend en compte ses réassurances dans ses fonds propres.
- Les termes des traités de réassurance sont confidentiels et propres à chaque assureur.
- Le réassureur peut lui-même se réassurer : on parle alors de rétrocession.
- Les contrats de réassurance sont conclus entre professionnels : le particulier n’en reçoit en général aucune copie.
- Une catastrophe majeure peut concerner plusieurs assureurs à la fois : la réassurance répartit alors la charge au niveau mondial.
- La part conservée par l’assureur s’appelle la rétention ; elle est choisie selon sa capacité financière.
À consulter aussi dans le lexique
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Alexis SagnierFondateur de Balmont Conseil, Lyon
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Définition à portée générale. Les règles applicables varient selon la situation : vérifiez-les sur les sites officiels ou auprès d’un professionnel avant toute décision.