Une obligation convertible en actions (OCA) est un titre de dette émis par une société, que son porteur peut choisir d’échanger contre des actions de cette société, à des conditions fixées dès l’émission. Elle combine une créance, remboursable avec des intérêts, et une option sur le capital.
Comment fonctionne une obligation convertible ?
Deux issues possibles
Le porteur a le choix. Soit il conserve l’obligation, perçoit les intérêts prévus et se fait rembourser à l’échéance. Soit il demande la conversion et reçoit des actions. La décision dépend de la valeur de l’action au moment du choix.
La parité de conversion
Le contrat fixe le nombre d’actions obtenu pour une obligation, ou le prix auquel la conversion se fait. Cette parité détermine l’intérêt de convertir. Elle est donnée par les documents d’émission, qui précisent aussi les dates auxquelles la conversion est possible.
Un exemple fictif
Une obligation fictive de 1 000 euros peut se convertir en 100 actions, soit un prix de conversion de 1 000 ÷ 100 = 10 euros par action. Si l’action vaut 15 euros, la conversion donne 100 × 15 = 1 500 euros de titres : elle est avantageuse. Si l’action vaut 6 euros, la conversion donne 600 euros : le porteur préfère se faire rembourser 1 000 euros, si la société peut payer.
Pourquoi une société en émet-elle ?
Pour lever des fonds à un coût plus bas qu’avec une dette classique, en offrant aux investisseurs une chance de participer à la hausse de l’action. Une société jeune y voit aussi un moyen de repousser la discussion sur sa valorisation.
Quels sont les risques et les limites ?
- Le porteur supporte le risque de défaut de la société : si elle ne peut pas rembourser, il peut perdre tout ou partie de son capital.
- Les intérêts d’une obligation convertible sont souvent inférieurs à ceux d’une obligation classique, car l’option de conversion a une valeur.
- La conversion dilue les actionnaires existants, puisque des actions nouvelles sont créées.
- Dans les jeunes entreprises, ces titres servent souvent de financement relais avant une levée de fonds. Leurs conditions, très variables, se lisent contrat en main.
Quels sont les termes voisins ?
Obligation convertible, obligations remboursables en actions, BSA, dilution, obligation.
À consulter aussi dans le lexique
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Alexis SagnierFondateur de Balmont Conseil, Lyon
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Source officielle
Définition à portée générale. Les règles applicables varient selon la situation : vérifiez-les sur les sites officiels ou auprès d’un professionnel avant toute décision.