En résumé…
Oui. Un pharmacien libéral qui perçoit sa retraite de base à taux plein et a liquidé toutes ses retraites obligatoires cumule sa pension de la Caisse d’assurance vieillesse des pharmaciens (CAVP) avec ses revenus sans limite de revenu. Sans ces conditions, ses revenus nets d’activité sont limités à 48 060 € par an et les cotisations n’ouvrent aucun droit. Dans le cas type (pension de 33 400 €, 30 000 € de revenu d’activité, célibataire), l’activité laisse environ 11 500 € une fois payés 13 612 € de cotisations CAVP et 4 916 € d’impôt, avant les cotisations dues à l’Urssaf (l’organisme qui collecte les cotisations sociales). Le régime complémentaire pèse lourd : le forfait de répartition et la classe 3 de capitalisation ne dépendent pas du revenu, et les droits nouveaux restent faibles : environ 341 à 505 € de pension supplémentaire par an de cumul. Pour les pensions qui prennent effet à partir du 1er janvier 2027 avant 67 ans, la loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026 prévoit une réduction de pension : avec le seuil de 7 000 € attendu, le gain du cas type tomberait à environ 3 100 €.
1. Quel statut, quelle caisse : titulaire, remplaçant ou adjoint
Le régime de retraite qui s’applique à l’activité reprise dépend du statut, pas du métier. La CAVP écrit que « tous les pharmaciens libéraux sont obligatoirement affiliés » et que le critère est l’activité et l’inscription à l’Ordre, pas la forme juridique d’exercice. Une activité libérale, même accessoire, relève de cette règle générale.
| Statut en activité réduite | Régime de retraite de l’activité reprise | Ce que dit la source |
|---|---|---|
| Titulaire d’officine, associé exerçant, remplaçant non salarié | CAVP : cumul emploi-retraite dans le cadre de l’activité libérale | Notice « Le cumul emploi-retraite en 2026 » de la CAVP : cumul intégral ou plafonné (section 2) |
| Adjoint ou remplaçant salarié | Régime général et caisse de retraite complémentaire des salariés, Agirc-Arrco | La page d’affiliation de la CAVP ne traite pas des salariés. Service-public.gouv.fr décrit pour les salariés du régime général une nouvelle pension de base plafonnée à 2 403 € par an, des droits à l’Agirc-Arrco, et un délai d’au moins 6 mois pour reprendre chez le dernier employeur |
| Pharmacien biologiste médical | CAVP, avec un régime de prestations complémentaires de vieillesse en plus | Ce régime n’ouvre aucune seconde pension à ce jour, selon la notice de la CAVP |
Dans les deux cas, la condition de départ est la même : avoir liquidé toutes ses pensions de base et complémentaires, françaises et étrangères, et avoir obtenu la retraite de base à taux plein, soit entre 62 et 67 ans avec le nombre de trimestres exigé pour sa génération, soit à 67 ans ou plus (service-public.gouv.fr). La suite de l’article traite du cas du pharmacien libéral, et un adjoint salarié doit vérifier sa situation auprès de la Carsat (la caisse régionale de l’Assurance retraite) et de l’Agirc-Arrco.
2. Ce que la CAVP autorise : cumul intégral ou cumul plafonné
À partir de l’âge légal de départ, un pharmacien libéral perçoit ses pensions de la CAVP sans arrêter son activité, sauf s’il est reconnu inapte au travail. La caisse distingue deux situations.
| Cumul intégral | Cumul plafonné | |
|---|---|---|
| Conditions | Percevoir sa retraite de base à taux plein (durée d’assurance exigée ou âge du taux plein) et avoir liquidé toutes ses retraites obligatoires, françaises et étrangères. Le passage au cumul intégral est automatique dès l’âge légal atteint et toutes les retraites demandées | Les conditions du cumul intégral ne sont pas réunies, ou départ avant l’âge légal (carrière longue, inaptitude, handicap) |
| Revenu autorisé | Aucune limite | Revenu net d’activité libérale limité à 48 060 € par an (plafond annuel de la Sécurité sociale, ou PASS, 2026) ; au-delà, les pensions sont réduites ou suspendues selon le dépassement. Le plafond est réduit au prorata si l’activité ne couvre qu’une partie de l’année |
| Nouveaux droits à pension | Oui : une seconde pension (sauf pour le régime des biologistes) | Aucun : les cotisations sont dues sans rien acquérir |
Un pharmacien peut différer la liquidation de ses retraites complémentaires jusqu’à 67 ans, sans minoration liée à l’âge, et bénéficier de plein droit du cumul intégral. Il doit les liquider à 67 ans pour le conserver. Les règles de la CAVP reposent sur la loi de financement rectificative de la Sécurité sociale pour 2023 et sur l’arrêté du 19 décembre 2023 qui a modifié ses statuts.
3. Ce que coûte l’activité reprise, et ce qu’elle rapporte en droits
Les cotisations sont dues jusqu’à l’arrêt de l’activité libérale, dans tous les cas de cumul. La CAVP les énumère dans sa notice : invalidité-décès, vieillesse de base, complémentaire par répartition et complémentaire par capitalisation en classe 3. Depuis 2025, l’assiette du régime de base est le revenu sans déduction des cotisations sociales, diminué d’un abattement de 26 % : pour 30 000 € de revenu, elle est de 22 200 €.
| Régime | Cotisation en cumul, 2026 | Nouveaux droits |
|---|---|---|
| Base | 8,73 % de l’assiette jusqu’à 48 060 €, plus 1,87 % jusqu’à 240 300 € | Oui en cumul intégral : jusqu’à 557 points par an sur la première tranche et 25 sur la seconde, au prorata de la cotisation, à 0,6599 € le point. Pas de surcote ; seconde pension plafonnée à 2 403 € par an |
| Complémentaire par répartition | Forfait de 7 657 € identique dans toutes les classes, appel de 105,4 % déjà inclus en 2026, soit 7 657 €. La majoration de 5,4 % comprise dans ce forfait (environ 392 €) ne génère aucun droit | Oui : une annuité par année cotisée (328,80 € en 2026), « minorée d’un coefficient de 25 % en 2026 » |
| Complémentaire par capitalisation | Classe 3 d’office : 2 906 € (2 × la cotisation de référence de 1 453 €) | Oui : un nouveau capital, constitué des cotisations de classe 3 et de leurs intérêts, converti en rente selon l’âge ; réversion possible au conjoint |
| Invalidité-décès | Forfait de 696 € | Aucune pension de retraite |
Aucun des régimes n’accorde de bonification pour enfants ni de rachat sur la seconde pension. Le nombre de pensions est limité à deux par régime de la CAVP. La liquidation d’une seconde pension de base, quel que soit le régime, interdit d’acquérir de nouveaux droits : la caisse conseille de demander toutes les secondes pensions en même temps, et d’attendre la cessation de toute activité (arrêté du 19 décembre 2023 : « aucun droit ne peut être acquis dans le présent régime après la liquidation d’une seconde pension »).
La réduction de la classe 3. Les affiliés en classe 3 peuvent demander une réduction de cotisation selon leur revenu d’activité non salariée de 2024 ou de 2025 : 75 % sous 16 020 €, 50 % de 16 020 € à 32 039 €, 25 % de 32 040 € à 48 059 €. La demande doit être faite avant la date limite de déclaration de revenus (juin 2026 dans la notice de la caisse) ou dans les trois mois qui suivent l’exigibilité, sous peine de forclusion. La réduction interdit le rachat de cotisations et minore les droits, puisque seule la part effectivement versée ouvre des droits. La notice ne précise pas sur quelle part elle porte (répartition, capitalisation ou les deux) ni si elle s’applique au retraité en cumul : le cas type ne la retient pas, et un chiffrage figure en hypothèse plus bas.
L’ordre de grandeur des droits est modeste. Dans le cas type, une année de cumul à 30 000 € ajoute environ 171 € de pension de base (259,6 points × 0,6599 €), entre 82 € et 247 € de pension complémentaire par répartition (la notice ne dit pas si « minoré d’un coefficient de 25 % » signifie une baisse d’un quart ou un coefficient de 25 % appliqué à l’annuité de 328,80 €) et environ 87 € de rente de capitalisation (hypothèse : rente de 3 % du capital, comme dans notre article sur la retraite du titulaire). Soit 341 à 505 € par an pour 12 524 € de cotisations qui ouvrent des droits, hors majoration de 5,4 % et hors invalidité-décès : il faut au moins 25 ans de pension pour récupérer une année de cotisations. La seconde pension de base atteint son plafond de 2 403 € après 14 ans de cumul à ce revenu.
4. Ce qui change pour les pensions qui prennent effet à partir de 2027
L’article 102 de la loi n° 2025-1403 du 30 décembre 2025 de financement de la Sécurité sociale pour 2026 supprime la distinction entre cumul intégral et cumul plafonné : seul l’âge compte. Les règles visent les pensions liquidées à compter du 1er janvier 2027 ; un pharmacien dont la pension prend effet avant cette date reste sous les règles actuelles (Assurance retraite). La CAVP ajoute qu’il faut avoir liquidé sans minoration toutes ses pensions de base et complémentaires, faute de quoi elles sont suspendues.
| Âge à la liquidation | Effet sur la pension |
|---|---|
| Avant l’âge d’ouverture des droits (carrière longue) | La pension est réduite de tous les revenus perçus, dès le premier euro, y compris certains revenus de remplacement comme les indemnités journalières |
| Entre l’âge légal et 67 ans | Cumul sans réduction jusqu’à un seuil fixé par décret, attendu à 7 000 € bruts par an ; au-delà, la pension est réduite de 50 % du dépassement, et les cotisations n’ouvrent aucun droit nouveau. Exemple de l’Assurance retraite : 10 000 € de revenus, seuil de 7 000 €, réduction de 1 500 € |
| À partir de 67 ans | Cumul libre de tous les revenus et pensions ; les périodes travaillées ouvrent de nouveaux droits sans plafond, selon la CAVP |
Le décret qui fixe le seuil n’était pas publié le 24 septembre 2026, date de mise à jour de la page de l’Assurance retraite, qui en attend la parution avant la fin de 2026 et présente le seuil de 7 000 € comme une hypothèse. La page de la CAVP indique elle aussi que le seuil « sera fixé par décret » sans le chiffrer. Le seuil de 7 000 € reste donc une hypothèse de calcul.
5. Le calcul sur 30 000 € d’activité réduite
Cas type
Situation. Un pharmacien titulaire d’officine de 67 ans, célibataire, une part fiscale. Il a liquidé tous ses régimes avec le taux plein. Sa pension annuelle brute est de 33 400 € : c’est le résultat du cas de notre article sur la retraite d’un titulaire d’officine (35 ans à 110 000 € de bénéfice, valeurs 2026 de la caisse, hypothèse de calcul). Il cède la majorité de son activité, garde quelques jours par semaine en libéral et dégage 30 000 € de revenu avant cotisations sociales.
Problème. Il se demande ce qu’il lui reste réellement de ces 30 000 €, sachant que sa pension seule le place à peine dans la tranche à 30 % et que la CAVP lui réclame le forfait du régime complémentaire, qui ne dépend pas de son revenu.
Stratégie. Il reste en cumul intégral, sans limite de revenu, et fait le calcul complet. Assiette du régime de base : 30 000 € × (1 − 26 %) = 22 200 €. Cotisations 2026 : base 2 353 € (1 938 € + 415 €), répartition 7 657 € (appel de 105,4 % déjà inclus), capitalisation classe 3 2 906 €, invalidité-décès 696 €, soit 13 612 €, 45,4 % du revenu. Les cotisations obligatoires d’assurance vieillesse et d’invalidité-décès sont déductibles du bénéfice sans limitation (article 154 bis du Code général des impôts ; BOFiP BOI-BNC-BASE-40-60-50-20) : nous les déduisons toutes, y compris la classe 3 de capitalisation, ce qui est une hypothèse. Le bénéfice imposable tombe à 16 388 €. Pension imposable : 33 400 € − 10 % d’abattement (3 340 €) = 30 060 €. Revenu imposable total : 46 448 €.
Résultat. L’impôt passe de 2 122 € à 7 038 € : 4 916 € de plus, car tout l’euro ajouté est taxé à 30 % (tranche de 29 579 € à 84 577 €). Il reste 11 471 € sur 30 000 € (30 000 − 13 612 − 4 916), hors cotisations Urssaf. Le prélèvement de la caisse et de l’impôt atteint 61,8 % de l’activité. Avec 4 710 € versés sur un plan d’épargne retraite (plancher de déduction 2026 d’un travailleur non salarié), l’impôt baisse de 1 413 € (30 % de 4 710 €) et passe à 5 625 €.
| Poste (en euros par an) | Pension seule | Cumul, règles actuelles ou liquidation à 67 ans et plus | Hypothèse : pension liquidée en 2027 avant 67 ans, seuil de 7 000 € |
|---|---|---|---|
| Pension brute versée | 33 400 | 33 400 | 21 900 |
| Revenu d’activité | 0 | 30 000 | 30 000 |
| Cotisations CAVP (base, complémentaire, invalidité-décès) | 0 | − 13 612 | − 13 612 |
| Revenu imposable (pension après abattement de 10 %, plus bénéfice net des cotisations déduites) | 30 060 | 46 448 | 36 098 |
| Impôt sur le revenu | 2 122 | 7 038 | 3 933 |
| Disponible après cotisations CAVP et impôt | 31 278 | 42 749 | 34 354 |
| Gain lié à l’activité | 11 471 | 3 076 |
Hypothèses. Contribuable célibataire, une part, sans autre revenu. Barème de l’impôt sur le revenu publié au Bulletin officiel des finances publiques (11 % de 11 600 € à 29 579 €, 30 % de 29 579 € à 84 577 €). Abattement de 10 % sur la pension (minimum 454 €, plafond 4 439 € par foyer ; il est ici de 3 340 €). Les cotisations sont celles de la classe 3 sans réduction, avec le forfait de répartition appelé à 105,4 % ; la caisse annonce une compensation de cette hausse par une baisse de contribution sociale généralisée, non intégrée ici. Le forfait d’invalidité-décès de 696 € est retenu parce que la notice de la caisse le range parmi les cotisations dues en cumul. Les cotisations dues à l’Urssaf, dont la contribution sociale généralisée, ne sont pas incluses : leurs taux 2026 n’ont pas été vérifiés. À 30 000 € de revenu, le plafond de 48 060 € du cumul plafonné n’est pas atteint : le résultat serait identique, mais sans aucun droit nouveau. La colonne de droite applique la réduction de la moitié du dépassement de 7 000 € à la même pension, sans minoration pour un départ avant 67 ans, donc c’est une borne haute : la pension passe de 33 400 € à 21 900 €. Dans ce scénario, les 11 500 € de pension perdus absorbent environ 73 % du gain : il reste 3 076 € au lieu de 11 471 €.
Sensibilité à la réduction de classe 3. À 30 000 € de revenu (et 22 200 € d’assiette), le cas type tombe dans la tranche de 16 020 € à 32 039 €, donc 50 % de réduction. Si cette réduction portait sur la totalité de la cotisation complémentaire (7 657 € + 2 906 €), hypothèse que la caisse ne confirme pas, la cotisation baisserait de 5 282 € et le gain passerait de 11 471 € à 15 169 €, au prix de droits complémentaires réduits. À vérifier avec la caisse avant de compter dessus.
6. Les démarches à la reprise d’activité
- Contacter le département allocataires de la CAVP avant toute démarche (cavp@cavp.fr ou 01 42 66 90 37) ou prendre rendez-vous en ligne ; la demande de cumul peut aussi être faite sur info-retraite.fr.
- Vérifier que tous les régimes sont liquidés, en France et à l’étranger : un seul régime oublié fait sortir du cumul intégral. À partir de 2027, une liquidation avec minoration suspend les pensions.
- Demander ses secondes pensions en même temps à la cessation de l’activité, deux mois avant la date d’effet, avec le formulaire spécifique que la caisse envoie.
- Déclarer les pensions dans la rubrique « pensions, salaires et rentes » de la déclaration de revenus. Pour une cession d’officine, le délai de 24 mois de l’exonération de plus-value court à partir de la date de départ à la retraite, selon la CAVP : à valider avec l’expert-comptable.
- Transmettre un revenu estimé en ligne pour limiter les réajustements : pour 2026, la date limite était le 30 juin 2026, et la cotisation de régime de base est de toute façon régularisée ensuite (juillet 2027 pour 2026).
- Placer le revenu net : le plan d’épargne retraite individuel se déduit ici au taux de 30 % ; le plafond est détaillé sur notre page plafond de déduction du PER.
Questions fréquentes
Un pharmacien peut-il cumuler sans limite de revenu avec la CAVP ?
Oui en cumul intégral : percevoir sa retraite de base à taux plein et avoir liquidé toutes ses retraites obligatoires, françaises et étrangères. Sinon, le revenu net d’activité libérale est limité à 48 060 € par an en 2026, et au-delà les pensions sont réduites ou suspendues selon le dépassement.
Les cotisations payées en cumul augmentent-elles la retraite ?
Un peu, et seulement en cumul intégral. Le régime de base ouvre une seconde pension plafonnée à 2 403 € par an ; la répartition et la capitalisation ouvrent aussi des droits. Dans le cas type, une année à 30 000 € ajoute environ 341 à 505 € de pension par an. En cumul plafonné, les cotisations n’ouvrent aucun droit.
Que change la réforme du cumul pour les pensions de 2027 ?
Pour les pensions qui prennent effet à partir du 1er janvier 2027 : réduction dès le premier euro avant l’âge d’ouverture des droits, réduction de 50 % du dépassement d’un seuil (7 000 € attendu) entre l’âge légal et 67 ans, sans nouveau droit, et cumul libre avec nouveaux droits à partir de 67 ans. Le décret fixant le seuil n’était pas publié au 24 septembre 2026.
Un adjoint ou un remplaçant salarié relève-t-il de la CAVP ?
La page d’affiliation de la CAVP vise les pharmaciens libéraux et ne traite pas des salariés. Pour une activité salariée, service-public.gouv.fr décrit le cumul du régime général : nouvelle pension de base plafonnée à 2 403 € par an, droits à l’Agirc-Arrco, délai d’au moins 6 mois chez le dernier employeur. Vérifiez votre cas auprès de la Carsat.
La CAVP réduit-elle les cotisations d’un retraité qui travaille peu ?
La CAVP propose en classe 3 une réduction de 75 %, 50 % ou 25 % selon le revenu (moins de 16 020 €, de 16 020 € à 32 039 €, de 32 040 € à 48 059 €), sur demande, avant la date limite de déclaration de revenus ou dans les trois mois de l’exigibilité. Elle minore les droits. Sa notice ne dit pas sur quelle part elle porte ni si elle s’applique au retraité en cumul : demandez un chiffrage à la caisse.
Notre position
Nous partons de votre relevé de carrière, de votre date de liquidation et de vos revenus d’activité prévus, pas d’une moyenne. Nous chiffrons ce qu’il vous reste après cotisations et impôt selon la date de départ retenue, puis nous décidons s’il faut placer le revenu net dans un plan d’épargne retraite ou ailleurs. Nous ne rédigeons pas d’actes et ne donnons pas de conseil juridique ou comptable : l’éligibilité au cumul et la déclaration de vos revenus se valident avec la CAVP et votre expert-comptable. Nous percevons des commissions sur les contrats souscrits via notre cabinet.
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Alexis Sagnier, conseiller en investissements financiers et immobiliers, courtier en assurances, certifié AMF. ORIAS 13003497. Mis à jour le 28/10/2026.
Sources officielles consultées
- CAVP, « Le cumul emploi-retraite dans le cadre de l’activité libérale » (cumul intégral et plafonné, plafond de 48 060 €, réforme du 1er janvier 2027) : cavp.fr
- CAVP, notice « Le cumul emploi-retraite en 2026 » (cotisations dues, seconde pension, plafond de 2 403 €, coefficient de 25 % du régime par répartition, démarches) : cavp.fr
- CAVP, « Les cotisations du pharmacien libéral en 2026 » (régime de base, répartition à 7 657 €, appel de 105,4 % déjà inclus, capitalisation, classe 3 et réduction, assiette abattue de 26 %) : cavp.fr
- CAVP, fiche « Montants de référence 2026 » (juillet 2026 : valeur du point 0,6599 €, annuité 328,80 €, invalidité-décès 696 €) : cavp.fr
- CAVP, « LFSS 2026, ses principaux impacts pour les pharmaciens » (article 102, pensions liquidées à compter du 1er janvier 2027) : cavp.fr
- CAVP, « Votre affiliation obligatoire à la CAVP » : cavp.fr
- CAVP, arrêté du 19 décembre 2023 portant modification des statuts (seconde pension, classe 3 en cumul) : cavp.fr
- Caisse nationale d’assurance vieillesse des professions libérales, « Comprendre sa retraite » (557 et 25 points au prorata de la cotisation, point à 0,6599 € en 2026) : cnavpl.fr
- Service-public.gouv.fr, « Cumul emploi-retraite » (conditions du cumul intégral, salariés du régime général, nouvelle pension limitée à 2 403 € par an) : service-public.gouv.fr
- Service-public.gouv.fr, « Cumul emploi-retraite : nouvelles règles à partir de 2027 » (loi n° 2025-1403, article 102 ; seuil de 7 000 € attendu, décret non publié) : service-public.gouv.fr
- L’Assurance retraite, « Cumuler emploi et retraite » (mis à jour le 24 septembre 2026 : seuil de 7 000 € hypothétique, décret attendu avant fin 2026) : lassuranceretraite.fr
- Service-public.gouv.fr, abattement de 10 % sur les pensions (454 € minimum, 4 439 € maximum par foyer) : service-public.gouv.fr
- BOFiP, BOI-BNC-BASE-40-60-50-20, charges sociales personnelles des professions libérales (déduction sans limitation des cotisations obligatoires d’assurance vieillesse et d’invalidité-décès, article 154 bis du Code général des impôts) : bofip.impots.gouv.fr
- BOFiP, BOI-IR-LIQ-20-10, barème de l’impôt sur le revenu (loi n° 2026-103 de finances pour 2026, article 4) : bofip.impots.gouv.fr
- BOFiP, BOI-IR-BASE-20-50-20, limites de déduction des cotisations d’épargne retraite (plafond de 4 710 € à 37 680 € en 2026) : bofip.impots.gouv.fr
- Plafond annuel de la Sécurité sociale : 47 100 € en 2025, 48 060 € en 2026.



