En résumé…
Pour un avocat libéral célibataire à 70 000 € de bénéfice, donc dans la tranche d’impôt à 30 %, 100 000 € placés 20 ans rapportent 41 850 € nets d’impôt et de frais en parts de SCPI (société civile de placement immobilier), soit 2,19 % par an, contre 39 091 € en LMNP (loueur en meublé non professionnel) au régime réel, soit 2,15 % par an. L’écart est de 2 758 € : à 30 %, les deux options se valent, et le LMNP ne passe devant qu’au bout de 26 ans de détention. À 41 % (100 000 € de bénéfice), l’ordre s’inverse : le LMNP au réel gagne dès la 7e année, avec 37 473 € contre 33 748 € en 20 ans. Le micro-BIC rapporte 29 256 €, nettement moins. Aucun des deux ne comble seul l’écart de retraite de 15 738 € par an entre la pension de la Caisse nationale des barreaux français (CNBF), estimée à 33 262 €, et 70 % du bénéfice : 100 000 € en couvrent environ 16 %. Réponse : à 30 %, la SCPI suffit et se revend sans impôt de plus-value ; le LMNP au réel ne l’emporte que si l’avocat dépasse 41 % d’impôt ou garde le logement plus de 26 ans.
1. Combien manque-t-il à la retraite d’un avocat à 70 000 € de bénéfice ?
La CNBF verse deux pensions qui s’additionnent : le régime de base, calculé en trimestres, et le régime complémentaire, calculé en points. Le cas type : 35 ans de cotisations à 70 000 € de bénéfice par an, départ à 67 ans, âge du taux plein quelle que soit la durée d’assurance, classe 2 pour le complémentaire. Les valeurs sont celles du barème 2026 de la caisse.
| Régime | Cotisation 2026 (bénéfice de 70 000 €) | Ce qui génère les droits | Pension annuelle |
|---|---|---|---|
| Base | 1 988 € de forfait (six ans d’ancienneté ou plus) + 2 240 € (3,20 % du revenu net) = 4 228 € | 140 trimestres : 19 154 € ÷ 172 trimestres × 140 | 15 590 € |
| Complémentaire | 6 165 € (7 % jusqu’à 42 507 €, 11,6 % au-delà) | 492 points par an (cotisation ÷ 12,5229 €), soit 17 220 points × 1,0262 € | 17 671 € |
| Total | 33 262 € |
Pour retrouver 70 % du bénéfice, soit 49 000 € par an, il manque 15 738 € par an. La pension représente 48 % du bénéfice. Ce chiffre est le besoin que le LMNP ou la SCPI doivent couvrir. Le détail du calcul figure dans notre article sur la déduction du PER en 2026, avec les mêmes valeurs de caisse pour un bénéfice de 100 000 €.
2. Pourquoi la tranche à 30 % change l’arbitrage : le calcul réel
Le taux qui compte est la tranche marginale d’imposition, c’est-à-dire le taux appliqué au dernier euro de revenu. Le barème 2026 (revenus de 2025) applique, par part de quotient familial, 11 % de 11 600 € à 29 579 €, 30 % jusqu’à 84 577 €, 41 % jusqu’à 181 917 € (loi n° 2026-103, article 4). Nous calculons l’impôt avec et sans le revenu locatif : la tranche est mesurée sur le supplément réellement imposé, pas supposée. En retraite, la pension subit l’abattement de 10 % (minimum 454 € par pensionné, maximum 4 439 € par foyer fiscal pour la déclaration 2026).
| Situation (revenu unique de l’avocat) | Revenu imposable | Impôt sur le revenu | Taux marginal sur les loyers ou distributions |
|---|---|---|---|
| Célibataire, 1 part, en activité | 70 000 € | 14 104 € | 30 % |
| Couple marié, 2 parts, en activité | 70 000 € | 7 208 € | 30 % |
| Célibataire à la retraite | 29 935 € (pension de 33 262 € moins 3 326 €) | 2 085 € | 30 % |
| Couple marié à la retraite | 29 935 € | 741 € | 11 % |
Un avocat célibataire reste à 30 % tout au long : en activité, puis à la retraite, où sa pension imposable de 29 935 € dépasse de 356 € seulement le seuil de 29 579 €. Un couple à deux parts passe de 30 % à 11 %. La fraction déductible de la contribution sociale généralisée et les autres revenus du foyer sont ignorés. Le calcul qui suit utilise ces tranches année par année, avec 15 ans d’activité (de 52 à 67 ans) puis 5 ans de retraite.
3. Les règles du LMNP en 2026
Le LMNP désigne la location d’un logement meublé par un particulier qui n’en fait pas son activité professionnelle. Le statut et le régime d’imposition des loyers comptent autant que le loyer lui-même. Le détail du dispositif figure sur notre page loueur en meublé non professionnel.
| Point | Règle en 2026 |
|---|---|
| Micro-BIC (bénéfices industriels et commerciaux) | Pour une location meublée de longue durée : plafond de recettes de 83 600 € et abattement forfaitaire de 50 %. Les charges ne sont pas déductibles. Pour un meublé de tourisme non classé : 15 000 € et 30 %. |
| Régime réel | Frais et charges réels déductibles, plus l’amortissement du prix d’achat du logement et des meubles. L’option se prend avant la date limite de déclaration et se reconduit tacitement. Un déficit se déduit des seuls loyers meublés non professionnels des dix années suivantes. |
| Limite de l’amortissement | L’amortissement déductible ne peut pas dépasser les loyers diminués des charges de l’année (article 39 C du code général des impôts ; BOFiP BOI-BIC-AMT-20-40-10-20, paragraphe 80). La fraction écartée peut être déduite des résultats des années suivantes (paragraphe 90). |
| LMNP ou loueur en meublé professionnel | La location est professionnelle si les recettes annuelles du foyer fiscal excèdent 23 000 € et excèdent les autres revenus d’activité du foyer (BOFiP BOI-BIC-CHAMP-40-10, paragraphe 40). Un avocat à 70 000 € de bénéfice ne remplit jamais la seconde condition avec des loyers de 5 400 € : il reste LMNP. |
| Cotisation foncière des entreprises | La location meublée est une activité commerciale : la cotisation foncière des entreprises est due, sauf si les recettes sont de 5 000 € ou moins (impots.gouv.fr). Avec 5 400 € de loyers, le seuil est dépassé : la cotisation entre dans les charges du cas type. |
| Prélèvements sociaux sur les loyers meublés | 18,6 % : contribution sociale généralisée de 10,6 %, contribution pour le remboursement de la dette sociale de 0,5 %, prélèvement de solidarité de 7,5 %. |
| Revente : réintégration des amortissements | Pour les cessions réalisées à compter du 15 février 2025, le prix d’acquisition est diminué de l’ensemble des amortissements déduits au régime réel (article 84 de la loi n° 2025-127 de finances pour 2025 ; réponse ministérielle publiée au Journal officiel du 24 mars 2026, qui précise que la règle vaut quelle que soit la date de mise en location). Exception citée par l’administration : certaines résidences gérées (étudiants, seniors). La plus-value suit ensuite le régime des particuliers : 19 % d’impôt et 17,2 % de prélèvements sociaux, après abattements pour durée de détention. |
| Micro-BIC et revente | Au micro-BIC, aucun amortissement n’est déduit : il n’y en a donc aucun à réintégrer. La plus-value est calculée sur le prix d’acquisition majoré des frais. |
4. Les règles de la SCPI en 2026
Une SCPI collecte l’épargne de ses associés, achète des immeubles et leur reverse les loyers nets. Pour un porteur de parts français, ces distributions sont des revenus fonciers, imposés au barème avec les autres revenus. Notre page SCPI décrit le fonctionnement des parts.
| Point | Règle en 2026 |
|---|---|
| Prélèvements sociaux sur les revenus fonciers | 17,2 % : 9,2 % de contribution sociale généralisée, 0,5 % et 7,5 %. |
| Micro-foncier | Jusqu’à 15 000 € de revenus fonciers bruts par an pour le foyer, abattement de 30 %. Le micro-foncier ne s’applique pas si le foyer ne perçoit que des revenus fonciers issus de parts de SCPI : il est ouvert si l’avocat déclare aussi les loyers d’un immeuble qu’il détient directement (brochure pratique de l’impôt sur le revenu 2026, page 158). Un avocat qui ne détient que des SCPI est donc au régime réel : l’intégralité de la distribution est imposable. |
| Taux de distribution | Moyenne de 4,91 % pour 2025, pondérée par la capitalisation et rapportée aux prix de référence ; le prix de part moyen pondéré a reculé de 3,45 % sur l’année (Association française des sociétés de placement immobilier et Institut de l’épargne immobilière et foncière, communiqué du 10 février 2026). |
| Revente des parts | Dans le calcul, les parts sont reprises à leur valeur de retrait (90 000 €), inférieure au prix payé (100 000 €) : aucun impôt de plus-value n’est retenu. |
5. Les hypothèses et le calcul sur 100 000 € pendant 20 ans
| Hypothèse de calcul | Valeur retenue |
|---|---|
| Profil | Avocat célibataire de 52 ans, bénéfice imposable de 70 000 € constant, pension estimée de 33 262 € à 67 ans. Euros constants : ni inflation, ni revalorisation des loyers, ni réinvestissement des revenus. |
| Capital | 100 000 € comptant dans chaque option, sans crédit |
| SCPI | Distribution de 4,91 % du capital, soit 4 910 € par an, entièrement en revenus fonciers français. Frais de souscription de 10 % du prix (hypothèse) : à la sortie, les parts valent 90 000 €, prix de la part inchangé. |
| LMNP : acquisition | Studio ou deux-pièces à 87 500 € dans l’acte, frais d’acquisition de 6 562 € (7,5 %), mobilier de 5 938 € : 100 000 € au total |
| LMNP : exploitation | Loyers encaissés de 5 400 € par an (vacance déduite), charges de 2 000 € (taxe foncière, copropriété, assurance, cotisation foncière des entreprises, expert-comptable) |
| LMNP : amortissement | Terrain 15 % du prix, bâti et frais sur 40 ans (2 023 € par an), mobilier sur 7 ans (848 € par an) : à fixer avec l’expert-comptable |
| LMNP : revente | Logement revendu au prix de l’acte, sans frais de vente. Réintégration de tous les amortissements déduits, mobilier compris (hypothèse prudente). Pas de forfait de 15 % pour travaux. |
| Détention | 20 ans (sortie à 72 ans) ; variantes à 15 ans et 25 ans |
| Simplifications | Fraction déductible de la contribution sociale généralisée ignorée ; décote et plafonnement du quotient familial sans effet à ces niveaux |
Cas type
Situation. Un avocat libéral célibataire de 52 ans, installé à Lyon, tire 70 000 € de bénéfice par an et partira à 67 ans après 35 ans de cotisations à la CNBF. Il dispose de 100 000 € d’épargne disponible et hésite entre un logement meublé et des parts de SCPI.
Problème. Sa pension CNBF est estimée à 33 262 €, soit 48 % de son bénéfice : il manque 15 738 € par an pour atteindre 70 %. Chaque euro de loyer ou de distribution tombe dans la tranche à 30 %, en activité comme à la retraite.
Stratégie. LMNP au réel : 5 400 € de loyers moins 2 000 € de charges laissent 3 400 €. L’amortissement de 2 872 € par an pendant 7 ans, puis de 2 023 €, réduit le résultat imposable à 528 € la première année : il paie 159 € d’impôt et 98 € de prélèvements sociaux. SCPI au réel foncier : 4 910 € de distribution, entièrement imposable : 1 473 € d’impôt et 845 € de prélèvements sociaux la première année. À la revente en 2046 (article 84 de la loi n° 2025-127), le LMNP réintègre 46 406 € d’amortissements : plus-value de 39 844 €, ramenée par les abattements à 757 € d’impôt et 5 157 € de prélèvements sociaux.
Résultat. Après 20 ans, la SCPI lui laisse 41 850 € de gain net (2,19 % par an), le LMNP au réel 39 091 € (2,15 % par an) : 2 758 € d’écart. Le LMNP rapporte plus chaque année (2 923 € contre 2 592 € en activité) mais récupère moins de capital (81 586 € contre 90 000 €), à cause des frais, du mobilier et de l’impôt de sortie.
Revenu net annuel moyen, avant revente
| Option | Net moyen pendant l’activité (15 ans) | Net moyen pendant la retraite (5 ans) | Net de la retraite sur capital |
|---|---|---|---|
| LMNP au régime réel | 2 923 € | 2 731 € | 2,73 % |
| LMNP en micro-BIC | 2 088 € | 2 088 € | 2,09 % |
| SCPI, revenus fonciers au réel | 2 592 € | 2 592 € | 2,59 % |
| SCPI en micro-foncier (conditions ci-dessous) | 3 288 € | 3 288 € | 3,29 % |
Gain net après impôt et prélèvements sociaux selon la durée de détention
Le gain net additionne les revenus nets de chaque année et la valeur nette de sortie, moins les 100 000 € investis. Entre parenthèses : le rendement annuel net moyen, c’est-à-dire le taux de rendement interne du flux (hors inflation).
| Option | Revente à 15 ans (67 ans) | Revente à 20 ans (72 ans) | Revente à 25 ans (77 ans) |
|---|---|---|---|
| LMNP au régime réel | 24 822 € (1,82 %) | 39 091 € (2,15 %) | 54 793 € (2,39 %) |
| LMNP en micro-BIC | 18 817 € (1,33 %) | 29 256 € (1,55 %) | 39 695 € (1,68 %) |
| SCPI, revenus fonciers au réel | 28 887 € (2,01 %) | 41 850 € (2,19 %) | 54 812 € (2,29 %) |
| SCPI en micro-foncier (conditions ci-dessous) | 39 316 € (2,74 %) | 55 755 € (2,91 %) | 72 193 € (3,01 %) |
La sortie du LMNP au réel après 20 ans
| Poste | Montant |
|---|---|
| Amortissements déduits en 20 ans, réintégrés | 46 406 € |
| Plus-value brute (prix de vente − prix d’acquisition diminué des amortissements, majoré des frais) | 39 844 € |
| Plus-value imposable à l’impôt sur le revenu (abattement de 90 %) | 3 984 € |
| Plus-value imposable aux prélèvements sociaux (abattement de 24,75 %) | 29 982 € |
| Impôt sur le revenu à 19 % | 757 € |
| Prélèvements sociaux à 17,2 % | 5 157 € |
| Impôt de sortie | 5 914 € |
La plus-value imposable à l’impôt sur le revenu reste sous 50 000 € : la taxe sur les plus-values immobilières élevées ne s’applique pas. Si le mobilier n’était pas réintégré, l’impôt de sortie baisserait de 881 €.
6. Comment lire le résultat
- La tranche décide. À 30 % puis 30 %, l’amortissement ramène presque à zéro l’impôt annuel du LMNP, mais l’impôt de sortie et le capital immobilisé dans le mobilier et les frais le ramènent à 39 091 € en 20 ans, contre 41 850 € pour la SCPI. Le LMNP au réel n’égale la SCPI qu’à partir de 26 ans de détention. Pour un couple à deux parts (30 % puis 11 %), la SCPI rapporte 6 115 € de plus que le LMNP au réel. À 41 %, c’est l’inverse : le LMNP passe devant dès la 7e année.
- Le micro-BIC est un mauvais choix pour ce profil. Il laisse 29 256 € en 20 ans : l’abattement de 50 % impose 2 700 € par an alors que le réel n’en impose que 528 € la première année.
- Le loyer fait basculer l’ordre. Le LMNP au réel égale la SCPI à 5 668 € de loyers par an, soit 5,67 % du capital. Avec 6 000 € de loyers, le gain du LMNP monte à 45 259 €, avec 6 600 €, à 51 427 € ; la SCPI reste à 41 850 €. Un loyer à 5,67 % du capital exige un logement bien situé, sans vacance ni travaux.
- Le prix de revente joue autant que l’impôt. Une baisse de 10 % du prix donne 31 640 € pour le LMNP et 32 850 € pour la SCPI ; une hausse de 10 %, 46 543 € et 50 850 €. Le gain total dépend plus du prix de revente que du choix du régime.
- Le micro-foncier change la SCPI, mais pas pour tous. Si l’avocat loue aussi un logement nu en direct, l’abattement de 30 % porte le gain de la SCPI à 55 755 €. Il faut alors que le total des revenus fonciers bruts reste sous 15 000 €.
- L’écart de retraite reste ouvert. En retraite, 100 000 € rapportent 2 731 € nets par an en LMNP et 2 592 € en SCPI, soit 17 % et 16 % des 15 738 € manquants. Combler seul l’écart demanderait environ 580 000 € en LMNP ou 610 000 € en SCPI.
Le même calcul selon le profil fiscal (20 ans)
| Profil | Tranche en activité | Tranche à la retraite | Gain net LMNP au réel | Gain net SCPI | LMNP devant la SCPI à partir de |
|---|---|---|---|---|---|
| Célibataire, 70 000 € de bénéfice | 30 % | 30 % | 39 091 € (2,15 %) | 41 850 € (2,19 %) | 26 ans |
| Couple marié (2 parts), 70 000 € de bénéfice | 30 % | 11 % | 40 399 € (2,21 %) | 46 514 € (2,39 %) | plus de 35 ans |
| Célibataire, 100 000 € de bénéfice | 41 % | 30 % | 37 473 € (2,06 %) | 33 748 € (1,75 %) | 7 ans |
Le troisième profil recalcule aussi la pension CNBF au bénéfice de 100 000 €, avec les mêmes règles : sa retraite reste dans la tranche à 30 %.
7. Avant l’un ou l’autre : le plan d’épargne retraite
À 30 %, un versement déductible sur un plan d’épargne retraite économise 0,30 € d’impôt par euro, tout de suite. Pour cet avocat, le plafond de déduction d’un versement en 2026 est de 7 000 € (10 % du bénéfice de l’année précédente, entre 4 710 € et 37 680 € selon le BOFiP). Il économise 2 100 € d’impôt et reste à 30 % sur ses loyers : le PER réduit l’impôt, là où le LMNP et la SCPI produisent un revenu. Le mécanisme figure sur notre page PER individuel et dans notre article sur le plafond de déduction et la loi de finances 2026.
Questions fréquentes
Un avocat libéral peut-il rester LMNP avec un bénéfice de 70 000 € ?
Oui. La location meublée est professionnelle seulement si les recettes du foyer excèdent 23 000 € et excèdent aussi les autres revenus d’activité du foyer (BOFiP, paragraphe 40). Avec 5 400 € de loyers face à 70 000 € de bénéfice, la seconde condition n’est jamais remplie.
Les amortissements du LMNP sont-ils réintégrés à la revente en 2026 ?
Oui, pour les cessions réalisées à compter du 15 février 2025 et pour les biens loués au régime réel : le prix d’acquisition est diminué de l’ensemble des amortissements déduits. Dans le cas type, 46 406 € d’amortissements sur 20 ans donnent une plus-value de 39 844 € et 5 914 € d’impôt de sortie. L’administration cite une exception pour certaines résidences gérées (étudiants, seniors). Au micro-BIC, aucun amortissement n’est déduit, donc aucun n’est réintégré.
Peut-on utiliser le micro-foncier pour des parts de SCPI ?
Pas si le foyer ne perçoit que des revenus fonciers issus de parts de SCPI. Il est ouvert si le foyer déclare aussi les loyers d’un immeuble qu’il détient directement, avec 15 000 € de revenus fonciers bruts au plus et un abattement de 30 %. Sinon, la distribution est imposée en totalité au barème, avec 17,2 % de prélèvements sociaux.
Quel taux de prélèvements sociaux en 2026 sur un loyer meublé et sur une distribution de SCPI ?
18,6 % sur les loyers meublés non professionnels (contribution sociale généralisée de 10,6 %, 0,5 % et 7,5 %) et 17,2 % sur les revenus fonciers, dont les distributions de SCPI (9,2 %, 0,5 % et 7,5 %). La page de service-public.gouv.fr sur ces prélèvements ne détaille pas le meublé pour les résidents : le taux de 18,6 % repose sur son tableau des non-résidents et sur l’aide-mémoire fiscal 2026, qui retient 10,6 % de contribution sociale généralisée sur les revenus non salariés non soumis aux cotisations.
Un avocat à 41 % d’impôt obtient-il le même résultat ?
Non. À 100 000 € de bénéfice (tranche à 41 % en activité, 30 % à la retraite), le LMNP au réel rapporte 37 473 € sur 20 ans contre 33 748 € pour la SCPI, et passe devant dès la 7e année. L’amortissement évite d’autant plus d’impôt que la tranche est haute.
Notre position
Nous partons du relevé de carrière de votre caisse et de votre avis d’imposition pour mesurer l’écart de retraite et votre tranche réelle, puis nous comparons LMNP et SCPI sur vos chiffres : montant, durée de détention, loyer visé. Nous ne rédigeons pas d’actes et ne donnons pas de conseil juridique ni comptable : le choix du régime, la liasse fiscale et le plan d’amortissement relèvent de votre expert-comptable, l’acquisition de votre notaire. Nous percevons des commissions sur les contrats souscrits via notre cabinet.
Réserver un échange avec Balmont Conseil
Alexis Sagnier, conseiller en investissements financiers et immobiliers, courtier en assurances, certifié AMF. ORIAS 13003497. Mis à jour le 28/10/2026.
Sources officielles consultées
- CNBF, « Barème 2026 » (cotisations forfaitaires, taux, tranches, retraite de base entière, coût d’acquisition et valeur de service du point) : cnbf.fr
- CNBF, « La préparation de la retraite » (âge légal, 172 trimestres, taux plein à 67 ans, décote de 1,25 % par trimestre) : cnbf.fr
- Service-public.gouv.fr, « Quel est le barème de l’impôt sur le revenu ? » (barème 2026 sur les revenus de 2025), vérifié le 15 avril 2026 : service-public.gouv.fr
- Service-public.gouv.fr, « Impôt sur le revenu : déclarer les pensions de retraite » (abattement de 10 %, minimum 454 € par pensionné, maximum 4 439 € par foyer), avril 2026 : service-public.gouv.fr
- Service-public.gouv.fr, « Revenus d’une location meublée » (micro-BIC 2026, régime réel, amortissement, déficit), vérifié le 15 avril 2026 : service-public.gouv.fr
- BOFiP, BOI-BIC-CHAMP-40-10, version du 15 avril 2026 (caractère professionnel de la location meublée, paragraphe 40) : bofip.impots.gouv.fr
- BOFiP, BOI-BIC-AMT-20-40-10-20, amortissement des biens donnés en location (limite de déduction, report) : bofip.impots.gouv.fr
- Direction générale des Finances publiques, « Je fais de la location meublée. Dois-je payer de la CFE (cotisation foncière des entreprises) ? » (exonération sous 5 000 € de recettes) : impots.gouv.fr
- Direction générale des Finances publiques, foire aux questions « Régime des locations meublées », mars 2026 (réintégration des amortissements pour les cessions à compter du 15 février 2025, exception des résidences gérées) : impots.gouv.fr
- Direction générale des Finances publiques, « Je vends un bien immobilier donné en location meublée, comment se calcule la plus-value ? » : impots.gouv.fr
- Direction générale des Finances publiques, notice du formulaire 2048-IMM, 2026 (taux de 19 % et 17,2 %, abattements par durée de détention, seuil de 50 000 € de la taxe sur les plus-values élevées, forfait de 7,5 % des frais d’acquisition, amortissements du bien loué meublé) : impots.gouv.fr
- Assemblée nationale, question écrite n° 10097 et réponse du ministre publiée au Journal officiel du 24 mars 2026 (portée de l’article 84 de la loi n° 2025-127) : questions.assemblee-nationale.fr
- Direction générale des Finances publiques, brochure pratique de l’impôt sur le revenu 2026, aide-mémoire (contribution sociale généralisée de 9,2 % sur les revenus fonciers et de 10,6 % sur les revenus non salariés non soumis aux cotisations) : impots.gouv.fr
- Direction générale des Finances publiques, brochure pratique de l’impôt sur le revenu 2026, revenus fonciers (micro-foncier, parts de sociétés immobilières, page 158) : impots.gouv.fr
- Service-public.gouv.fr, « Prélèvements sociaux (CSG, CRDS…) sur les revenus du patrimoine et de placements » (taux 2026), vérifié le 30 juin 2026 : service-public.gouv.fr
- BOFiP, BOI-IR-BASE-20-50-20, limites de déduction des cotisations d’épargne retraite : bofip.impots.gouv.fr
- Loi n° 2026-103 de finances pour 2026, article 4 (barème de l’impôt sur le revenu) ; loi n° 2025-127 de finances pour 2025, article 84 (plus-values des biens loués meublés) ; plafond annuel de la Sécurité sociale : 48 060 € en 2026, 47 100 € en 2025.
- Association française des sociétés de placement immobilier et Institut de l’épargne immobilière et foncière, communiqué de presse du 10 février 2026 sur les résultats 2025 (taux de distribution moyen de 4,91 %, recul de 3,45 % du prix de part moyen) : aspim.fr



