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En résumé…

Le patrimoine d’un médecin ou d’un professionnel libéral se construit en grande partie dans sa caisse de retraite, avec des revenus qui varient d’une année à l’autre, et se termine par la cession d’une patientèle ou de parts de cabinet. Choisissez un cabinet qui commence par lire votre caisse (pour un médecin, la CARMF et ses quatre régimes), qui chiffre en euros ce qu’elle verse en retraite et en cas d’arrêt, et qui prépare la cession avec votre expert-comptable ou votre notaire. Les chiffres ci-dessous viennent de la caisse ou de sources officielles, avec leur année.

Balmont Conseil est un cabinet non indépendant au sens réglementaire : il perçoit des commissions sur les contrats souscrits. Nous accompagnons des dirigeants, des professions libérales et des familles depuis bientôt 14 ans, à Lyon ou en visioconférence.

Un praticien libéral n’a pas d’employeur qui cotise pour lui, ni de bulletin de paie qui lui montre ses droits. Ses droits sont chez sa caisse. C’est par là que commence un conseil sérieux.

1. Votre caisse d’abord : ce qu’elle cotise et ce qu’elle verse

Les professionnels libéraux relèvent de la CNAVPL, qui regroupe dix caisses, dont la CARMF pour les médecins. Depuis janvier 2004, la retraite de base des libéraux est un régime unique fonctionnant par points ; chaque caisse gère de façon autonome son régime complémentaire. Pour un médecin, la CARMF compte quatre régimes. Selon son guide de juin 2026, la retraite d’un médecin se répartit en moyenne ainsi : environ 23 % pour le régime de base, 45 % pour le complémentaire et 32 % pour l’allocation supplémentaire de vieillesse (ASV).

Régime CARMFCotisation 2026 (calculée sur les revenus 2024)Ce qu’il finance
Base8,73 % des revenus jusqu’à 48 060 € (plafond annuel de la Sécurité sociale 2026), puis 1,87 % jusqu’à 240 300 €Retraite de base
Complémentaire11,8 % des revenus jusqu’à 168 210 €Retraite complémentaire
ASV (praticiens conventionnés)Part fixe de 1 917 € (secteur 1) ou 5 751 € (secteur 2), plus une part proportionnelleAllocation supplémentaire de vieillesse
Invalidité-décès626 € pour des revenus jusqu’à 48 060 € ; 1 010 € à partir de 144 180 €Arrêt long, invalidité, décès

Concrètement. Avant tout produit, demandez votre relevé de points et le chiffrage de votre retraite à l’âge visé. Sans lui, aucun conseil d’épargne ne sait quel manque il doit combler (retraite d’un libéral : Cnavpl et caisses).

2. Des revenus irréguliers : la caisse suit avec deux ans de décalage

Les cotisations 2026 sont appelées à titre provisionnel sur les revenus de 2024. Elles sont ensuite recalculées avec les revenus de la dernière année écoulée quand ils sont connus, puis régularisées quand ils sont définitifs, selon le guide du cotisant de la CARMF (juin 2026). Une année exceptionnelle (remplacements, mission, cession partielle) se retrouve donc dans les appels de cotisations avec un décalage. Mettez de côté la régularisation, et l’impôt, au moment où le revenu arrive.

Une année haute est aussi celle où un versement déductible sur un plan d’épargne retraite (PER) pèse le plus sur l’impôt, puisqu’il réduit le revenu imposable de l’année. Le BOFiP (version du 17 février 2026) retient comme base 10 % des revenus d’activité de l’année précédente, dans la limite de 8 fois le plafond de la Sécurité sociale, avec un plancher de 10 % de ce plafond, et prévoit un calcul particulier pour la part du bénéfice : faites-le chiffrer. Les plafonds non utilisés se reportent : Service-Public (vérifié le 12 octobre 2026) précise que ceux de 2024 et de 2025 restent utilisables jusqu’en 2027 et 2028. À la sortie, le PER offre le choix entre capital, rente ou les deux, dès la retraite (PER individuel).

3. Céder sa patientèle ou ses parts : deux régimes à ne pas confondre

Ce que vous cédezCe que l’administration prévoitConditions citées
Votre patientèle, en nom propreExonération de la plus-value professionnelle à l’impôt sur le revenu (article 151 septies A du CGI)Activité exercée depuis au moins cinq ans ; cession à titre onéreux du fait du départ en retraite ; l’associé d’une société de personnes qui cède tous ses droits à son départ en retraite est aussi visé
Les titres de votre sociétéAbattement fixe de 500 000 € sur la plus-value, pour les cessions jusqu’au 31 décembre 2031Au moins 25 % des droits de vote ou de bénéfices détenus sans interruption pendant les cinq ans précédents ; départ à la retraite dans les deux ans avant ou après la cession ; cession de la totalité des titres ou de plus de la moitié des droits de vote ; titres détenus depuis au moins un an ; entreprise de moins de 250 salariés, avec un chiffre d’affaires inférieur à 50 M€ ou un bilan inférieur à 43 M€

Lequel de ces deux régimes vous concerne dépend de la forme de votre exercice, en nom propre ou en société, et de votre calendrier de retraite : le délai joue dans les deux cas. Faites-le confirmer par votre expert-comptable ou votre avocat avant de signer le protocole de cession, pas après (abattement de 500 000 € à la retraite).

4. Prévoyance : ce que la caisse verse si vous vous arrêtez

SituationCe que verse la CARMF (2026)
Jours 4 à 90 d’arrêtRien : cette période relève de la Cpam, selon ses propres règles
À partir du 91e jour, pendant 36 mois au plus65,84 € par jour pour des revenus 2024 jusqu’à 48 060 € ; 197,51 € par jour à partir de 144 180 € ; entre les deux, un 730e des revenus de 2024 par jour
Invalidité totale et définitivePension annuelle de 23 662 € (revenus jusqu’à 48 060 €) à 31 549 € (revenus à partir de 144 180 €), servie au plus tard jusqu’au trimestre qui suit les 62 ans

Comparez ces montants à vos charges fixes : loyer du cabinet, remplaçant, crédits professionnels. L’écart entre les deux est ce qu’une prévoyance complémentaire doit couvrir, et il se mesure en euros par mois (prévoyance TNS : que se passe-t-il si vous vous arrêtez ?, arrêt de six mois : ce que vous touchez).

Pour le technicien. Exonération des plus-values professionnelles au départ en retraite : article 151 septies A du CGI, BOI-BNC-BASE-30-30-30-30 (cession d’une entreprise individuelle, clientèle libérale) et BOI-BIC-PVMV-40-20-20-10 (condition de cinq ans d’activité). Abattement fixe de 500 000 € sur les cessions de titres par un dirigeant partant à la retraite, jusqu’au 31 décembre 2031 (Entreprendre.Service-Public.gouv.fr, 11 mars 2025). Limites de déduction des versements d’épargne retraite : BOI-IR-BASE-20-50-20.

5. Comment choisir un cabinet quand on exerce en libéral

  • Son numéro ORIAS, sa catégorie (conseiller en investissements financiers, courtier d’assurance) et sa réponse écrite sur la nature de son conseil au sens réglementaire.
  • Qui le rémunère sur votre dossier, et le montant en euros, la première année puis chaque année.
  • Une lettre de mission qui précise la prestation et la rémunération avant tout conseil.
  • La lecture de vos relevés de caisse avant toute proposition de produit.
  • Sa méthode avec votre expert-comptable et votre notaire : la cession se prépare à trois.
  • Un suivi chaque année, possible à distance.

Nous sommes conseiller en investissements financiers, membre de l’ANACOFI-CIF, et courtier en assurance, ORIAS 13003497, avec 23 compagnies et sociétés de gestion partenaires et aucun lien capitalistique avec une banque ou un assureur. La radiographie de vos contrats est gratuite, le premier échange aussi ; une mission sur mesure, menée avec votre notaire ou votre expert-comptable, est facturée 500 € TTC par heure ; le suivi annuel est gratuit. Nos commissions viennent des contrats souscrits (notre page professions libérales).

Notre position

Un libéral construit son patrimoine dans cet ordre : la caisse, la prévoyance, l’épargne retraite, puis la cession. Chaque étape fixe ce qu’il reste à financer à la suivante. Un cabinet qui vous propose un produit avant d’avoir lu votre relevé de caisse et chiffré un arrêt de six mois commence par la fin. Exigez l’ordre, et exigez les euros.

Questions fréquentes

Mes cotisations à la CARMF baissent-elles si mes revenus baissent ?

Avec un décalage. Les cotisations 2026 sont appelées sur les revenus 2024, puis recalculées avec les revenus de la dernière année connue, et régularisées quand les revenus sont définitifs.

À partir de quand la CARMF m’indemnise-t-elle en cas d’arrêt de travail ?

À partir du 91e jour. Les jours 4 à 90 relèvent de la Cpam, selon ses règles. Pendant cette période, vos charges de cabinet continuent.

Puis-je céder mon cabinet sans impôt sur la plus-value ?

Parfois. L’exonération de la plus-value professionnelle suppose notamment cinq ans d’activité et une cession due au départ en retraite. Pour les titres d’une société, l’abattement fixe de 500 000 € suppose d’autres conditions, dont un départ à la retraite dans les deux ans autour de la cession.

Vous préparez une cession ou un départ à la retraite ?

Envoyez-nous votre relevé de caisse : nous le lisons avec vous, et nous disons ce qui reste à financer.

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Le premier entretien sert à établir votre position exacte et à dire s’il y a quelque chose à faire — parfois il n’y a rien, et nous le disons aussi. Trente minutes, sans engagement.

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Alexis Sagnier, conseiller en investissements financiers et immobiliers, courtier en assurances, certifié AMF. ORIAS 13003497. Mis à jour le 24/10/2026.

Sources officielles consultées

Alexis Sagnier, fondateur de Balmont Conseil, conseil en gestion de patrimoine à Lyon

Alexis Sagnier

Fort de bientôt 14 ans d'expertise en ingénierie financière, Alexis Sagnier accompagne les dirigeants et expatriés dans la sécurisation de leurs enjeux transfrontaliers.
Fondateur de Balmont Conseil en 2013, il chiffre chaque recommandation en euros (impôt, frais, transmission) avant toute décision.
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