En résumé…
Les deux, dans cet ordre : le PER (plan d’épargne retraite) jusqu’au plafond de déduction, puis l’assurance-vie pour le reste. Avec 60 000 € de bénéfice imposable, le plafond de déduction du PER en 2026 est de 6 000 € (10 % du bénéfice) et chaque versement économise 1 800 € d’impôt, dans la tranche à 30 %. La pension de la CARPIMKO (la caisse des auxiliaires médicaux) est d’environ 20 200 € par an à 67 ans dans le cas type : retirée en 10 ans, la part des versements déduits est imposée en moyenne à 12,0 % au lieu de 30 %, soit 21 658 € d’impôt de moins sur l’ensemble de la sortie. Dans le cas type (versements de 6 000 € par an pendant 20 ans, rendement de 3 % par an, hypothèse de calcul), la combinaison PER puis assurance-vie laisse 180 176 € nets après impôt à 67 ans, contre 154 132 € pour l’assurance-vie seule, soit 26 044 € de plus à effort égal. L’assurance-vie garde son rôle : à ce niveau de versement, ses rachats de 4 122 € de gains par an restent sous l’abattement de 4 600 €, donc sans impôt sur le revenu, et l’épargne reste disponible.
1. Ce que fait le PER, étape par étape
Le PER (plan d’épargne retraite) se déduit du revenu imposable à l’entrée et s’impose à la sortie. L’assurance-vie fonctionne à l’inverse : aucun avantage à l’entrée, une fiscalité allégée sur les gains à la sortie. Toute la comparaison tient à l’écart entre la tranche d’imposition de l’entrée et celle de la sortie. Pour un kinésithérapeute conventionné, la sortie est le point décisif : la CARPIMKO remplace moins de 40 % du revenu, et une pension modeste place la retraite dans les tranches basses du barème.
| Étape | Règle en 2026 |
|---|---|
| Entrée : économie d’impôt | Les versements volontaires sont déduits du revenu imposable, sauf option pour la non-déduction. L’économie est égale au versement multiplié par la tranche marginale : à 30 %, 0,30 € par euro versé. Le barème 2026 applique 30 % de 29 580 € à 84 577 € de revenu par part, 11 % de 11 601 € à 29 579 €, et 41 % de 84 578 € à 181 917 € (loi n° 2026-103, article 4). |
| Entrée : plafond d’un travailleur non salarié | Le plus élevé de deux montants : 10 % du revenu d’activité de l’année précédente (retenu jusqu’à 8 fois le plafond annuel de la sécurité sociale) ou 10 % de ce plafond, soit au minimum 4 710 € pour un versement en 2026 et au maximum 37 680 €. Le revenu retenu est celui de l’année précédente après déduction des cotisations sociales obligatoires : c’est le bénéfice imposable. Les cotisations de retraite professionnelle déjà déduites du bénéfice viennent en diminution, sauf une fraction égale à 15 % de la part du bénéfice comprise entre 1 et 8 plafonds. Un plafond non utilisé se reporte sur les cinq années suivantes. |
| Sortie en capital : versements déduits | La part qui correspond aux versements déduits s’ajoute aux autres revenus et se taxe au barème, sans prélèvements sociaux et sans l’abattement de 10 % des pensions. Elle est éligible au mécanisme du quotient pour revenu exceptionnel. |
| Sortie en capital : gains | Prélèvement forfaitaire unique de 31,4 % pour les intérêts perçus depuis le 1er janvier 2026 : 12,8 % d’impôt et 18,6 % de prélèvements sociaux. L’option globale pour le barème reste possible. |
| Sortie en capital : versements non déduits | Si le versement n’a pas été déduit, la part de capital correspondante est exonérée d’impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux. Seuls les gains sont imposés (31,4 %). |
| Sortie en rente : versements déduits | La rente est imposée comme une pension de retraite, avec l’abattement de 10 % (plafonné à 4 439 € par foyer pour les revenus 2025). Les prélèvements sociaux de 18,6 % portent sur une fraction de la rente qui dépend de l’âge au premier versement : 70 % avant 50 ans, 50 % de 50 à 59 ans, 40 % de 60 à 69 ans, 30 % à partir de 70 ans. |
| Sortie en rente : versements non déduits | La rente relève du régime des rentes viagères à titre onéreux : seule une fraction est imposable (70 %, 50 %, 40 % ou 30 % selon l’âge au premier versement), et les prélèvements sociaux de 18,6 % s’y appliquent. |
| Retrait avant la retraite | Possible dans les cas de déblocage anticipé que prévoit l’article L. 224-4 du Code monétaire et financier. |
Notre page PER individuel détaille le fonctionnement du contrat, et l’article sur le plafond de déduction et la loi de finances 2026 détaille le calcul du plafond.
2. Le plafond de déduction d’un kinésithérapeute à 60 000 €
Avec 60 000 € de bénéfice imposable en 2025, 10 % donnent 6 000 €, au-dessus du plancher de 4 710 € (10 % de 47 100 €, plafond de la sécurité sociale 2025). Le plafond de déduction d’un versement en 2026 est donc de 6 000 €. Le point à vérifier avant de verser est la définition du bénéfice : le BOFiP retient le revenu d’activité après déduction des cotisations sociales. Un kinésithérapeute qui encaisse 60 000 € avant cotisations a un bénéfice imposable plus bas, et son plafond se rapproche du plancher de 4 710 €. Le bénéfice imposable se lit sur la déclaration de revenus de l’année précédente. Ici, nous retenons 60 000 € de bénéfice imposable.
Le versement de 6 000 € laisse 54 000 € de revenu imposable, soit 24 421 € au-dessus du bas de la tranche à 30 % (29 579 €). Toute la déduction est donc faite à 30 %. Le même raisonnement vaut pour tout revenu imposable compris entre 35 579 € et 84 577 €.
3. Ce que fait l’assurance-vie après 8 ans
| Point | Règle en 2026 |
|---|---|
| Contrat de moins de 8 ans | Gains imposés à 12,8 % (ou au barème sur option), sans abattement. |
| Contrat de 8 ans ou plus : abattement | Les gains rachetés profitent d’un abattement annuel de 4 600 € pour une personne seule, 9 200 € pour un couple soumis à imposition commune. Il est unique pour tous les contrats du foyer, ne se reporte pas d’une année sur l’autre et ne joue pas sur les prélèvements sociaux. |
| Contrat de 8 ans ou plus : taux | Après l’abattement, 7,5 % tant que le total des primes versées et non remboursées en capital, tous contrats confondus, ne dépasse pas 150 000 € au 31 décembre de l’année précédente. Au-delà, le taux de 7,5 % ne s’applique qu’à la fraction des gains égale à 150 000 € (diminué des primes antérieures au 27 septembre 2017 non remboursées) divisés par les primes versées depuis cette date et non remboursées ; le reste est imposé à 12,8 %. L’abattement s’impute d’abord sur la fraction à 7,5 %. |
| Prélèvements sociaux | 17,2 % sur les gains (taux de principe). |
| Rachat partiel | Seule la part de gains contenue dans le rachat est imposée : rachat moins primes versées multipliées par rachat divisé par valeur du contrat. |
| Option barème | Possible, de façon expresse, globale et irrévocable. Le calcul ci-dessous ne la retient pas. |
4. Le calcul sur un kinésithérapeute à 60 000 € de bénéfice
| Hypothèse de calcul | Valeur retenue |
|---|---|
| Kinésithérapeute | 47 ans, conventionné, célibataire (1 part), bénéfice imposable de 60 000 € (après cotisations sociales), sans autre revenu : tranche marginale à 30 %, et le revenu reste au-dessus de 29 579 € après déduction |
| Versements | 6 000 € par an sur le PER pendant 20 ans, de 47 à 67 ans, au plafond de déduction (10 % de 60 000 €), sans autre contrat de retraite professionnel déduit du bénéfice |
| Rendement | 3 % par an, net de frais, identique pour le PER et pour l’assurance-vie (hypothèse de calcul), versements en fin d’année |
| Économie d’impôt | Comptée l’année du versement, sans décalage ; elle est de 1 800 € par an (barème 2026, calcul avant et après déduction) |
| Barème et taux | Barème 2026 et taux de prélèvements sociaux 2026 conservés tels quels jusqu’à la sortie ; calcul au barème seul, sans décote ni réduction d’impôt |
| Retraite à 67 ans | Pension de 20 200 € par an : base 11 992 €, complémentaire 6 945 €, avantage social vieillesse (partie forfaitaire) 1 286 €, pour 35 ans de cotisations à 60 000 € de revenu professionnel (hypothèse de calcul : les points du régime complémentaire sont proportionnels à la cotisation, 30 au maximum). Abattement de 10 % de 2 020 €, soit 18 180 € imposables et 724 € d’impôt avant toute sortie du PER. Cette pension est calculée sur 60 000 € de revenu avant cotisations, donc un peu en dessous de la pension d’un bénéfice imposable de 60 000 € : la sensibilité est testée plus bas |
| Sortie en capital | 10 retraits annuels égaux de 67 à 76 ans, sans rendement après 67 ans (hypothèse simplificatrice qui isole l’effet de l’impôt) ; le mécanisme du quotient n’est pas modélisé |
| Sortie en rente | Taux de conversion de 4 % du capital à 67 ans (hypothèse de calcul) |
| Assurance-vie | Contrat de plus de 8 ans, aucun autre contrat dans le foyer, 10 rachats annuels égaux de 67 à 76 ans, prélèvements sociaux de 17,2 % sur les gains, taux de 7,5 % et 12,8 % répartis chaque année selon les primes restantes |
Cas type
Situation. Un masseur-kinésithérapeute libéral conventionné de 47 ans, célibataire, a 60 000 € de bénéfice imposable, une pension CARPIMKO attendue de 20 200 € par an à 67 ans (34 % de son revenu) et 6 000 € par an à mettre de côté jusqu’à 67 ans.
Problème. Il hésite entre le PER, qui réduit son impôt tout de suite, et l’assurance-vie, qui reste disponible et dont les gains sont peu imposés après 8 ans. Chaque euro versé sur le PER sera réimposé à la sortie : l’avantage n’existe que si la tranche de la sortie est plus basse que celle de l’entrée.
Stratégie. Il compare quatre montages. Montage 1 : 6 000 € par an en assurance-vie. Montage 2 : 6 000 € par an sur le PER, qui lui rend 1 800 € d’impôt chaque année (6 000 € × 30 %) et ne lui coûte que 4 200 €. Montage 3 : 4 200 € par an en assurance-vie, pour comparer à effort égal avec le montage 2. Montage 4 : 6 000 € sur le PER puis les 1 800 € d’économie d’impôt placés en assurance-vie, soit 6 000 € d’effort net par an, comme le montage 1. À 67 ans il sort le capital du PER en 10 ans. Le calcul applique le barème 2026 (loi n° 2026-103, article 4) avant et après déduction.
Résultat. Le montage 4 laisse 180 176 € nets après impôt, contre 154 132 € pour le montage 1, soit 26 044 € de plus à effort identique. Le PER seul laisse 133 937 € pour 4 200 € d’effort par an, contre 107 892 € pour la même somme en assurance-vie.
Capital à 67 ans et impôt de sortie
| Montage | Effort net par an | Capital à 67 ans | dont gains | Impôt et prélèvements à la sortie | Net après impôt |
|---|---|---|---|---|---|
| 1. Assurance-vie seule | 6 000 € | 161 222 € | 41 222 € | 7 090 € | 154 132 € |
| 2. PER seul | 4 200 € | 161 222 € | 41 222 € | 27 286 € | 133 937 € |
| 3. Assurance-vie seule, même effort que le PER | 4 200 € | 112 856 € | 28 856 € | 4 963 € | 107 892 € |
| 4. PER, puis économie d’impôt en assurance-vie | 6 000 € | 209 589 € | 53 589 € | 29 413 € | 180 176 € |
Le détail de la sortie du PER en capital
| Poste | Base | Taux | Montant |
|---|---|---|---|
| Versements déduits retirés, part dans la tranche à 11 % | 113 990 € | 11 % | 12 539 € |
| Versements déduits retirés, part dans la tranche à 30 % | 6 010 € | 30 % | 1 803 € |
| Gains retirés (prélèvement forfaitaire unique) | 41 222 € | 31,4 % | 12 944 € |
| Total à la sortie | 161 222 € | 16,9 % du capital | 27 286 € |
Les pensions laissent le kinésithérapeute à 18 180 € imposables, soit 11 399 € sous la fin de la tranche à 11 % (29 579 €). Chaque année de sortie ajoute 12 000 € de versements déduits : 11 399 € sont taxés à 11 % et 601 € à 30 %, soit 1 434 € d’impôt par an et 12,0 % en moyenne. Le total (30 180 €) reste sous 84 577 €. Retirée en une seule année, la même part de 120 000 € coûterait 39 731 € d’impôt au lieu de 14 342 €, sans compter le quotient que nous n’avons pas modélisé. Étaler la sortie reste le premier levier du PER : avec une pension modeste, il tient la sortie dans les deux tranches basses.
Et si la pension était plus haute que prévu ?
| Pension annuelle à 67 ans | Revenu imposable avant sortie | Taux moyen d’impôt sur les versements retirés | PER seul, net après impôt | Écart avec l’assurance-vie à effort égal |
|---|---|---|---|---|
| 20 200 € (cas type) | 18 180 € | 12,0 % | 133 937 € | 26 044 € |
| 25 000 € (hypothèse) | 22 500 € | 18,8 % | 125 729 € | 17 836 € |
| 30 000 € (hypothèse) | 27 000 € | 25,9 % | 117 179 € | 9 286 € |
| 35 000 € (hypothèse) | 31 500 € | 30,0 % | 112 278 € | 4 386 € |
Plus la pension monte, plus la sortie du PER grimpe vers la tranche à 30 %, et plus l’écart de tranche entre l’entrée et la sortie se réduit. À 35 000 € de pension, la sortie est taxée à 30 %, comme l’entrée, et l’avantage ne vient plus que du réinvestissement de l’économie d’impôt. Le kinésithérapeute qui garde une activité de remplacement ou des loyers à la retraite se trouve dans ce cas : avec 54 000 € d’autres revenus imposables par an, l’impôt sur les versements déduits passe à 36 000 €, soit exactement l’économie obtenue à l’entrée sur 20 ans (36 000 €), et le PER seul laisse 112 278 € contre 107 892 € pour l’assurance-vie à effort égal, soit 4 386 € de plus. À 26 044 € d’écart dans le cas type contre 4 386 €, la baisse de tranche à la retraite pèse environ 21 658 € dans le résultat. L’avantage du PER subsiste dans tous les cas testés.
Capital ou rente
| Sortie | Montant brut | Impôt et prélèvements | Détail | Part conservée |
|---|---|---|---|---|
| Capital étalé sur 10 ans | 161 222 € | 27 286 € | 14 342 € au barème sur les versements déduits, 12 944 € de prélèvement forfaitaire sur les gains | 83,1 % |
| Rente à 4 % du capital | 6 449 € par an | 1 118 € par an | 638 € d’impôt sur le revenu et 480 € de prélèvements sociaux (18,6 % sur 40 % de la rente) | 82,7 % |
La rente s’ajoute aux 20 200 € de pension et reste dans la tranche à 11 % (revenu imposable de 23 984 €). Elle profite de l’abattement de 10 %, déjà plafonné à 4 439 € : l’abattement complémentaire est de 645 €. Mais elle supporte des prélèvements sociaux sur 40 % de son montant, que les versements déduits retirés en capital ne supportent pas. Le capital conserve donc une part plus grande de chaque euro sorti (83,1 % contre 82,7 %) ; la rente apporte un revenu versé à vie, qui ne dépend d’aucune règle de retrait. Avec 20 200 € de pension, soit 34 % du revenu, une rente de 6 449 € par an ajoute 5 331 € nets de revenu viager : le total, 26 649 € bruts, reste loin des 42 000 € qui représentent 70 % de 60 000 €.
L’assurance-vie et l’abattement de 4 600 €
Le montage 1 verse 120 000 € de primes, sous le seuil de 150 000 € : tous les gains restent au taux de 7,5 % après 8 ans, après l’abattement de 4 600 € par rachat. Les 41 222 € de gains, rachetés en 10 fois, donnent 4 122 € de gains par an, sous l’abattement : aucun impôt sur le revenu. Seuls les prélèvements sociaux de 17,2 % (7 090 €) restent dus. L’assurance-vie est donc très efficace à ce niveau de versement ; l’écart avec le PER ne vient pas d’un défaut de l’assurance-vie, il vient du fait que le PER convertit 1 800 € d’impôt à 30 % en capital placé chaque année. Au-delà d’environ 6 695 € de versements annuels, les gains rachetés dépassent l’abattement et l’impôt apparaît. Dans le montage 4, l’assurance-vie ne reçoit que 36 000 € de primes : 1 237 € de gains par an, aucun impôt sur le revenu non plus.
5. La combinaison pour un kinésithérapeute dont la tranche baisse
- Le PER d’abord, jusqu’au plafond. Chaque euro déduit à 30 % revient à 0,30 € d’impôt en moins. Le plafond de 10 % du bénéfice est le point de départ : 6 000 € pour un bénéfice de 60 000 €. Le plancher de 4 710 € s’applique à tout travailleur non salarié, même avec un bénéfice plus bas.
- L’économie d’impôt va en assurance-vie. Les 1 800 € récupérés chaque année sont placés sur un contrat qui reste disponible. Avec 36 000 € de primes sur 20 ans, il reste très en dessous du seuil de 150 000 €.
- Le capital du PER sort en plusieurs années. La tranche à 11 % laisse 11 399 € par an de marge avec 20 200 € de pension : 10 retraits de 12 000 € la remplissent, et le reste passe à 30 %. Plus la sortie s’étale, plus la part taxée à 11 % augmente.
- L’assurance-vie sort après 8 ans, par petits rachats. Un rachat qui contient moins de 4 600 € de gains (9 200 € pour un couple) ne supporte aucun impôt sur le revenu.
- La rente vient en complément, pour la part dont le kinésithérapeute veut un revenu à vie. Elle reste dans la tranche à 11 %, avec des prélèvements sociaux sur une fraction.
Au-delà du plafond du PER et de l’assurance-vie, l’immobilier prend le relais : voir nos pages SCPI et LMNP. Les autres leviers sont réunis sur la page défiscalisation.
Questions fréquentes
Le PER est-il toujours meilleur que l’assurance-vie pour un kinésithérapeute à 30 % ?
Sur le plan fiscal, oui dans les cas testés : le PER seul laisse 133 937 € contre 107 892 € à effort égal dans le cas type, et 112 278 € contre 107 892 € avec une pension de 35 000 €. Il garde un défaut : l’épargne est bloquée jusqu’à la retraite, sauf les cas de déblocage prévus par la loi. L’assurance-vie reste donc la réserve disponible, et la combinaison répartit les deux.
Quel est le plafond de déduction du PER pour un kinésithérapeute à 60 000 € de bénéfice ?
Le plus élevé de 10 % du bénéfice imposable de l’année précédente, soit 6 000 €, et de 10 % du plafond de la sécurité sociale de l’année précédente, soit 4 710 € pour un versement en 2026. Le bénéfice retenu est celui après déduction des cotisations sociales obligatoires. Un plafond non utilisé se reporte sur les cinq années suivantes.
Et si le kinésithérapeute est marié, avec un seul revenu ?
Le revenu imposable se divise sur deux parts : 30 000 € par part pour 60 000 € de revenu. Un versement de 6 000 € est alors déduit en partie dans la tranche à 11 % : l’économie tombe à 820 € au lieu de 1 800 € (13,7 % du versement). Le calcul de la tranche précède toujours le choix du montant versé, et l’assurance-vie, dont l’abattement double à 9 200 €, prend plus de poids.
Faut-il sortir le PER en capital ou en rente ?
Le capital étalé conserve 83,1 % de chaque euro dans le cas type, la rente 82,7 % avec un taux de conversion de 4 % : la rente supporte des prélèvements sociaux sur 40 % de son montant à 67 ans. Le choix dépend aussi du besoin d’un revenu versé à vie. Les deux se combinent : le PER permet un capital, une rente, ou les deux.
L’abattement de 4 600 € de l’assurance-vie s’applique-t-il aux prélèvements sociaux ?
Non. Il réduit uniquement la base soumise à l’impôt sur le revenu. Les prélèvements sociaux de 17,2 % portent sur la totalité des gains.
Notre position
Nous partons de votre bénéfice imposable, de votre plafond de déduction, de votre relevé de points CARPIMKO, de l’âge de départ et de la tranche attendue à la retraite, puis nous construisons avec vous la répartition entre PER et assurance-vie, ainsi que le calendrier de sortie. Nous ne rédigeons pas d’actes et ne donnons pas de conseil juridique ou comptable : le calcul de votre bénéfice et vos comptes relèvent de votre expert-comptable. Nous percevons des commissions sur les contrats souscrits via notre cabinet.
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Alexis Sagnier, conseiller en investissements financiers et immobiliers, courtier en assurances, certifié AMF. ORIAS 13003497. Mis à jour le 28/10/2026.
Sources officielles consultées
- Bulletin officiel des finances publiques (BOFiP), BOI-IR-BASE-20-50-20, limites de déduction des cotisations et primes d’épargne retraite (plafond d’un travailleur non salarié, revenu retenu après cotisations, report sur cinq ans) : bofip.impots.gouv.fr
- BOFiP, BOI-RSA-PENS-30-10-20, prestations de retraite en capital (sortie du plan d’épargne retraite en capital, versements déduits et non déduits, gains, quotient), version du 17 février 2026 : bofip.impots.gouv.fr
- BOFiP, BOI-ANNX-000513, synthèse du régime d’imposition des plans d’épargne retraite (sortie en rente), version du 17 février 2026 : bofip.impots.gouv.fr
- Service-public.gouv.fr, « Plan d’épargne retraite (PER) : fiscalité à la sortie » (capital, rente, prélèvement forfaitaire de 31,4 %, fractions imposables), vérifié le 12 octobre 2026 : service-public.gouv.fr
- Service-public.gouv.fr, « Assurance-vie : imposition des rachats » (abattement de 4 600 € et 9 200 €, taux de 7,5 % et 12,8 %, seuil de 150 000 €, prélèvements sociaux de 17,2 %), vérifié le 15 avril 2026 : service-public.gouv.fr
- Direction générale des Finances publiques, « Comment sont imposés les produits des contrats d’assurance-vie depuis le 1er janvier 2018 ? », mis à jour le 20 mars 2026 : impots.gouv.fr
- BOFiP, BOI-RPPM-RCM-20-15, taux de 12,8 % et taux réduit de 7,5 % (seuil de 150 000 € et méthode de répartition des gains) : bofip.impots.gouv.fr
- BOFiP, BOI-RPPM-RCM-20-10-20-50, produits de contrats d’assurance-vie (rachat partiel, abattement annuel, ordre d’imputation) : bofip.impots.gouv.fr
- Service-public.gouv.fr, « Prélèvements sociaux sur les revenus du patrimoine et de placements » (taux 2026 : 18,6 % en général, 17,2 % pour l’assurance-vie), vérifié le 30 juin 2026 : service-public.gouv.fr
- Service-public.gouv.fr, « Impôt sur le revenu : tranches et taux d’imposition 2026 » (barème par part, loi n° 2026-103 du 19 février 2026) : service-public.gouv.fr
- Service-public.gouv.fr, « Déclarer les pensions de retraite » (abattement de 10 % plafonné à 4 439 € par foyer), vérifié le 15 avril 2026 : service-public.gouv.fr
- Direction générale des Finances publiques, brochure pratique de l’impôt sur le revenu, « Pensions, retraites et rentes » (rentes de plan d’épargne retraite, fractions imposables des rentes viagères à titre onéreux) : impots.gouv.fr
- CARPIMKO, « Mes cotisations s’adaptent à mes revenus » (cotisations 2026 des régimes de base, complémentaire, avantage social vieillesse et invalidité-décès) : carpimko.com
- CARPIMKO, « Comment ma retraite libérale est-elle calculée ? » (valeurs du point 2026, points par an, décote) : carpimko.com
- Caisse nationale d’assurance vieillesse des professions libérales (CNAVPL), « Comprendre sa retraite » (points du régime de base calculés au prorata de la cotisation, valeur du point 2026, taux plein à 67 ans) : cnavpl.fr



